Ventilo n° 421

du 23 janvier au 5 février

EDITO

Voilà bientôt trois mois que les immeubles du 63-65-67 rue d’Aubagne se sont effondrés, causant la mort de huit de nos voisin.e.s. Que retenir de cette date macabre du 5 novembre ? L’ampleur de la crise du logement à Marseille et en France sûrement : 9 % de l’habitat indigne français est localisé à Marseille, soit environ 40 000 logements concernant 100 000 personnes. En retenir aussi la petite musique nauséabonde du mépris et de l’indignité vieille de plus de trente ans et que les pouvoirs publics continuent pourtant de jouer : lorsqu’une infime minorité des presque 2 000 Marseillais.e.s évacué.e.s ont été relogé.e.s, que trois élu.e.s ont été épinglé.e.s pour être des propriétaires de taudis, que les petites phrases sur la « découverte » par les délogé.e.s des « croissants qu’on leur sert » fusent, que les familles de victimes n’ont toujours pas été reçues, que la répression policière a causé la mort de Madame Redouane le 2 décembre, qu’aucun deuil officiel n’a été déclaré, l’on a de

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