Ventilo n° 410

Du 16 au 29 mai

EDITO

« C’était tout juste après la guerre, dans un petit bal qu’avait souffert. Sur une piste de misère, y’en avait deux, à découvert. Parmi les gravats ils dansaient, dans ce petit bal qui s’appelait, qui s’appelait, qui s’appelait. » Loin derrière nous se trouve la guerre, nos grands-pères et les leurs. Proche de nous est son écho, de l’autre côté de la Méditerranée ou au-delà, cri effrayant. Pourtant nous dansons. Pourtant ils dansent. Pourtant nous danserons. Face aux murs et à la peur, les parenthèses de culture se vivent au présent. « Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux qui ne regardaient rien autour d’eux. Y’avait tant d’insouciance dans leurs gestes émus, alors quelle importance le nom du bal perdu? » 2018 est amour. Elle est aussi haine, injustice et bruit. Les balles siffleront, des hommes tomberont. Les gouvernements passeront, la nature les ignorera. « Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu. Ce dont je me souviens c’est qu’on

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