Ventilo n° 419

du 28 novembre au 11 décembre

EDITO

Si le service presse de la Ville de Marseille nous avait habitués, ces dernières années, à une communication pour le moins minimaliste, se résumant plus ou moins aux réactions du maire suite aux décès de personnalités publiques ou à divers exploits sportifs, les choses ont pris une tout autre tournure depuis le drame de la rue d’Aubagne le 5 novembre dernier. Comme un révélateur de la panique qui a manifestement saisi la municipalité. Les « points de situation » se sont faits quotidiens, d’abord pour « montrer » — photo de la « cellule de crise » à l’appui — que l’équipe municipale était mobilisée (et s’indigner au passage « de l’ignominie de certaines accusations et de la malveillance de polémiques sinistrement intéressées »), ensuite pour annoncer les évacuations d’immeubles insalubres, puis l’ouverture d’un espace d’accueil pour les habitants concernés. Depuis plusieurs jours, on ne décompte plus les personnes évacuées dans le chaos le plus absolu et à la limite de la légalité (1)Voir marsactu.fr/apres-les-evacuations-massives-la-ville-prend-le-risque-dune-riposte-juridique/ ; il y

Notes   [ + ]

1. Voir marsactu.fr/apres-les-evacuations-massives-la-ville-prend-le-risque-dune-riposte-juridique/