Oh les beaux jours !

6e édition du festival littéraire proposé par Des Livres Comme des Idées : rencontres littéraires, lectures musicales, spectacles, performances, concerts... Avec, entre autres, Laure Adler, Christine Angot, Thomas B. Reverdy, Babx, Arnaud Cathrine, Patrick Chamoisau, François Cusset, Léonor de Récondi, Constance Debré, Wendy Delorme, Agnès Desarthe, Emmanuel Guibert, Raphaël Imbert, Christiane Jatahy, JP Nataf, Alice Kaplan, Raphaël Meltz, Anna Mouglalis, Christophe Ono-dit-Biot, Véronique Ovaldé, Sylvain Prudhomme, Pascal Quignard, Simon Roussin, Rubin Steiner...

Plus de 90 écrivains et artistes, de 15 nationalités différentes, sont invités autour du Vieux-Port du 24 au 29 mai 2022.

Six jours pour entendre la littérature autrement au Mucem, au théâtre de La Criée, au conservatoire Pierre Barbizet, au musée d’Histoire de Marseille et à la bibliothèque de l’Alcazar.

Des grands entretiens pour découvrir en profondeur l’oeuvre d’un écrivain, des dialogues inédits qui mêlent fictions et récits d’aujourd’hui, des lectures portées par les voix de comédiens ou celles des auteurs, de la poésie, de la BD, des livres pour la jeunesse et beaucoup de musique !

Huit thématiques permettent de se repérer dans une programmation foisonnante.

En mai, lis donc ce qu’il te plaît !

 

 

Découvrez le programme !

Qui sont les invités 2022 ?

 

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Créé en mai 2017, Oh les beaux jours ! est un festival ouvert à tous qui entend faire découvrir la littérature autrement en la faisant dialoguer avec la musique, la bande dessinée, le cinéma, la photographie, les sciences humaines et les sciences dures, le sport, les grands sujets de société…

Pendant 6 jours, une programmation riche et foisonnante se déploie à travers des propositions multiformes : rencontres, grands entretiens, lectures sur scène, projections, performances, concerts dessinés, lectures musicales, conférences-spectacles, interventions dans l’espace public, séances de signature, ateliers participatifs… Des « frictions littéraires » – sous-titre du festival – qui tentent de renouveler les formes en s’adressant à des publics très divers.

Chaque année, à la fin du mois de mai (et exceptionnellement mi-juillet en 2021), plus de 100 auteurs et artistes (comédiens, chanteurs, musiciens…) participent ainsi à une soixantaine de propositions artistiques dans de grands lieux marseillais (Mucem, théâtre de La Criée, conservatoire Pierre Barbizet, bibliothèque de l’Alcazar, musée d’Histoire de Marseille, le ZEF, Friche la Belle de Mai, centre de la Vieille Charité, jardins de l’Iméra…).

Manifestation majeure dédiée au livre et à la lecture sur le territoire marseillais, Oh les beaux jours ! entre dans le cadre du Plan de développement de lecture publique mis en place par la Ville de Marseille en 2015. Outre l’aide de la Ville, le festival reçoit également le soutien de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, du département des Bouches-du-Rhône, du CNL, de la Drac, de la Sofia, de la Fondation Jan Michalski, de la Fondation Orange et de divers partenaires privés.

Le festival est conçu et produit par l’association Des livres comme des idées avec le concours de nombreux partenaires culturels. La manifestation ne se résume pas à 6 jours d’événements mais inclut aussi en amont et en aval un important travail de médiation et d’action culturelle à l’année en direction de publics spécifiques notamment la jeunesse à travers le concours littéraire Des nouvelles des collégiens.

À Marseille
Du 24 mai au 29 mai 2022
Tarifs variables suivant les lieux et les propositions
Rens. 09 72 57 41 09 / contact@ohlesbeauxjours.fr
http://ohlesbeauxjours.fr/
13000 Marseille

Article paru le mercredi 11 mai 2022 dans Ventilo n° 464

Festival Oh les beaux jours !

Lettres capitales

   

Passer la littérature à la râpe du réel ; la frotter à ses pairs, les autres formes artistiques de narration, ou à ses pères, les écrivains et écrivaines qui lui donnent vie et forme… C’est le programme que se donne chaque printemps le festival de littérature Oh les beaux jours !. Cette année, de nouvelles « frictions littéraires » sont à prévoir entre le 24 et le 29 mai. Un corps à corps qui s’annonce passionnant, dans lequel pas moins de quatre-vingt-dix invités se retrouveront pour échanger tout au long des cinquante et un événements prévus au programme.

    Multiforme, le dispositif du festival s’autorise une large arborescence de formats : rencontres, grands entretiens, lectures sur scène, projections, performances, concerts dessinés, lectures musicales, conférences-spectacles, interventions dans l’espace public, séances de signature, ateliers participatifs… Pas de littérature en vase clos. Pas de soliloque de l’écrivain. En faisant varier les points de vue et s’entremêler les arts, l’opération consiste à rendre au champ littéraire toute sa puissance plastique. Artistes et auteurs seront ainsi amenés à mettre en contact leurs œuvres, leurs pratiques et leur rapport au monde. Une programmation foisonnante dont les multiples ramifications s’empareront de cinq lieux de culture emblématiques de la ville : le Mucem, la Criée, le Conservatoire Pierre Barbizet, le Musée d’Histoire de Marseille, et la bibliothèque de l’Alcazar. Côté contenu, le festival s’est doté de huit thématiques ; chacune d’entre elles tentant d’approcher un nœud frictionnel du maillage littéraire contemporain. Or, un coup d’œil à la titrologie suffit pour comprendre que la littérature d’aujourd’hui s’inscrit de plain-pied dans un réel en crise. Nombre d’auteurs évoqueront un monde à la dérive, entre climat déréglé, inégalités sociales, drames familiaux, guerres et illusions perdues… Des sujets graves qui tranchent âprement avec l’optimisme affiché d’une exclamative telle que Oh les beaux jours !. La même dissonance avait été constatée lors de la parution de la pièce éponyme de Beckett, en 1961. Les logorrhées teintées d’angoisses existentielles du personnage de Winnie, sa situation pour le moins inconfortable — sur scène, elle est enlisée jusqu’à la taille, puis jusqu’au cou, sous un monticule de terre —, jurait avec le titre de la pièce. Pourtant, à bien y regarder, la Winnie de Beckett s’acharne bien plus qu’elle ne se lamente : elle se sert d’une parole conative, dont le but est de faire agir, réagir son destinataire. À l’instar de la pièce de Beckett, l’une des thématiques proposées par le festival explore « ce que peut la littérature ». Or, en tant que tentative de saisie du monde par un outillage langagier sophistiqué, on peut imaginer qu’elle ait un véritable pouvoir : celui de transformer le rapport sous lequel on perçoit le réel, et donc, celui de changer l’usage qu’on en fait. Le personnage de Beckett se demande ce qu’elle ferait si les mots « la lâchaient ». La même question se pose pour la littérature. Mais tant que les mots et la mise en mots littéraire subsistent, nous avons encore toutes les raisons de parler des beaux jours.  

Gaëlle Desnos

 

Festival Oh les beaux jours ! : du 24 au 29/05 à Marseille.

Rens. : https://ohlesbeauxjours.fr

Le programme du festival Oh les beaux jours ici