Signé : le peuple

Signé : le peuple

La faim de politique n’a jamais manqué à nos concitoyens. À deux semaines du scrutin continental du 26 mai, l’appétit vient à manquer et beaucoup préféreront certainement jeûner. Deux autres invitations ont pourtant rameuté. La première concerne l’initiative du collectif du 5 novembre pour une charte du relogement à Marseille. Le règlement intérieur du Conseil municipal de Marseille permet que soit mise à l’ordre du jour une initiative citoyenne rassemblant dix mille personnes. Ce seuil a été dépassé allègrement, mais la Charte ne fera l’objet d’une discussion publique des élus que si les signataires résident dans la cité phocéenne (1)Il en manque environ 3000. Pour la signer vous aussi : https://lemouvement.ong/pour-une-charte-du-relogement-a-marseille/. La Ville temporisant sur la gestion de crise et les décisions tardant à poindre, la mobilisation locale semble plus déterminée à agir et faire agir. Le deuxième témoignage de cette volonté affirmée de partage du pouvoir est l’avènement de la phase d’ouverture du référendum d’initiative partagée de l’opposition à la privatisation d’Aéroports de Paris. Réclamée à cor et à cri par les manifestants en jaune depuis des mois dans une version plus accessible, cette procédure complexe est à l’œuvre avant que soient réunis les soutiens de 4 717 396 inscrits sur les liste électorales. À l’ouverture du décompte par le ministère de l’Intérieur prochainement, il est à compter que la mobilisation sera massive. L’instauration de nouveaux contre-pouvoirs semble devenir une évidence. Les mobilisations ponctuelles, locales et globales, en chair et en bits, sont les nouveaux modes d’expressions politiques, au gré des événements. Les scrutins des votes de papier ne sauraient désormais suffire à nous rassasier de politique. À table, les amis !

 

Victor Léo

 

Notes   [ + ]

1. Il en manque environ 3000. Pour la signer vous aussi : https://lemouvement.ong/pour-une-charte-du-relogement-a-marseille/