Short Cuts 238

Short Cuts 238

Joseph Arthur > le 12 à l’Oméga Live (Toulon)
Quand on aime, on ne compte pas les kilomètres, et la perspective de revoir l’un des songwriters les plus prolifiques de ces dix dernières années devrait en convaincre plus d’un. Découvert par Peter Gabriel, Joseph Arthur n’a pas attendu le revival folk pour en livrer sa version, en solo sur scène (sublime) ou au fil d’albums plus ancrés dans leur époque. Avec son groupe, The Lonely Astronauts, il revient aujourd’hui à un son plus électrique et 70’s. Du classique.
Temporary people (Fargo) www.josepharthur.com

The Fuzztones > le 12 au Poste à Galène
C’est une petite légende qui s’invite au Poste, assez paradoxale d’ailleurs, puisqu’elle a construit sa notoriété garage-rock… dans les années 80. Les Fuzztones de New York ne sont donc pas nés à la bonne époque, celle qui a ensuite garni les compilations Nuggets, et pourtant tout y est : guitares Phantom, pédale Fuzz, nappes de Vox… A y regarder de plus près, rien d’étonnant : Rudi Protrudi, leur leader, a enchaîné les formations depuis… 1966. Date unique en France !
Horny as hell (Electrique Mud) www.fuzztones.net

Pollyanna > le 12 à l’Intermédiaire
Au départ était John, formation marseillaise prometteuse dont s’échappèrent Guillaume Pervieux (Quaisoir), Cédric Le Roux (Phoebe Killdeer) et donc Isabelle Casier, chanteuse à la voix glacée, nourrie à l’école anglo-saxonne. Du split, il advint des projets qui ont fait leurs preuves, et Pollyanna, le duo qu’Isabelle partage avec David Lopez, n’est pas le moindre. A mi-chemin du folk et de l’esthétique indie, leur univers mélancolique et intimiste colle à la saison.
On concrete (Waterhouse/Abeille Musique) www.pollyanna.org

Les Vedettes > le 13 au Cabaret Aléatoire
Le pitch : après le carton de Robots après tout, Philippe Katerine a flashé sur ces huit « majorettes » belges, décalées et issues du théâtre de rue, qui collaient parfaitement à son univers. Il leur a donc écrit un disque, avec la même équipe qui l’accompagnait en tournée (La Secte Humaine alias The Little Rabbits)… Les Vedettes méritent-elles pour autant votre confiance ? Un bon coup n’en génère pas forcément un autre. Mais sur scène, ça peut être assez rigolo…
Disque n°1 (Cinq7/Wagram) www.lesvedettes.fr

Bibi Tanga et le Professeur Inlassable > le 13 au Nomad’Café
Gros coup de cœur : la rencontre de deux passionnés de musiques noires, installés à Paris, qui fut pour rappel l’épicentre d’une certaine « sono mondiale » il y a vingt ans. Bibi Tanga, originaire de Centrafique, chante comme Curtis Mayfield, joue de la basse et des claquettes. Son acolyte, aux platines, fournit la trame musicale, accompagné sur scène par une brochette de musiciens parfaits. Une fusion groovy et racée de soul, jazz, hip-hop et épices afro… Inratable.
Yellow Gauze (L’inlassable disque) www.myspace.com/bibitanga

Luciole > le 14 à l’Escale St-Michel (Aubagne)
Avec ses bons sentiments à la con, Grand Corps Malade a donné au grand public une vision inexacte du slam. Il a contaminé jusqu’à cette petite Française de vingt-deux printemps, mais qu’importe : Luciole est craquante, douée, Luciole vient du théâtre, sait aussi chanter, a eu le bon goût de se faire produire par Dominique Dalcan, bref, Luciole n’a rien à voir avec la buse susmentionnée. Elle est mutine, singulière, et comme Camille, elle va vous plaire. Bingo annoncé.
Ombres (Mercury) www.luciolesenvole.com

Hugh Coltman > le 19 au Poste à Galène
Que l’on aime ou pas Julien Doré, on peut au moins lui reconnaître d’avoir un certain goût, et un statut qui autorise à faire jouer, en ouverture de ses concerts, des songwriters du calibre de cet Anglais. La fois dernière au Dock, celui que même Nagui tutoie désormais pour faire le beau a conquis l’auditoire, avec des chansons qui puisent dans le folk, la pop, le ska ou le blues (qu’il a bien connu avec son groupe, The Hoax). Ce type respire le plaisir de chanter.
Stories from the safe house (Universal) www.myspace.com/hughcoltman

Buzzcocks > le 20 au Cargo de Nuit (Arles)
Mieux que les Fuzztones au Poste ? Les Buzzcocks au Cargo. Une opportunité rendue possible par la récente (et magnifique) réédition de leurs trois premiers albums, tous indispensables, et dont deux devraient être ici joués intégralement… Les Buzzcocks ? L’un des groupes anglais pionniers du punk, sans la déglingue vestimentaire mais avec un sens mélodique directement hérité des Kinks : mythique. Et toujours crédible : côté son, il paraîtrait que ça n’a pas bougé…
Rééditions disponibles chez EMI www.buzzcocks.com

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp > le 20 aux Bancs Publics
La classe, quand même, ce nom. Qui se veut une double référence aux grands orchestres africains et à un mouvement artistique aussi absurde que contestataire. Tout est dit : l’OTPMD s’autorisera tous les écarts, puisqu’il s’agit en fait d’un sextuor suisse né d’une carte blanche donnée à son fondateur dans un célèbre squat genevois (La Cave 12), et capable de sonner punk, funky ou contemplatif selon l’humeur. On pense à la galaxie Constellation, en nettement plus fun…
www.myspace.com/orchestretoutpuissantmarcelduchamp

Distro Punx > le 21 au Dock des Suds
Le plan électro de la quinzaine : une soirée du collectif Distro Punx pour « Docksounds », nouveau rendez-vous club du Dock. Issus des milieux alterno (hard-tech/punk-rock), les dj’s de Distro Punx distillent un son virulent, abrasif, saturé. Ils ont donc invité des mecs à leur image : The Rogue Element (cador anglais du breakbeat), Traxxdillaz et Mustard Pimp (outsiders français post-Ed Banger). Performances et métallique décorum s’ajoutent au programme : la guerre.
www.myspace.com/distropunx

PLX