Sans contrefaçon de Carlos Kusnir

Sans contrefaçon de Carlos Kusnir

L’artiste basé à Marseille est difficile à classer, presque autant qu’à définir. Ses œuvres, des peintures pas tout à fait peintures et pas tout à fait sculptures non plus, affranchies des codes, sont nourries d’apports sonores et de références musicales diverses qui ne manquent pas de piquant. Notre piquant « CK » s’annonce ces temps-ci à Vidéochroniques — lieu d’exposition d’art contemporain bien identifié du Panier — comme Sans contrefaçon, avec le pied de nez qui s’impose à l’art de la reproduction. Carlos Kusnir a l’habitude d’emprunter ses pratiques aux techniques qui servent aux séries, comme celles de l’imprimerie, pour n’en faire, paradoxalement, que des pièces uniques. CK dévie et combine donc, et comme l’évoque le curateur et artiste Édouard Monnet, son travail relèverait plutôt de la créolisation (notion qu’on doit au philosophe et poète martiniquais Édouard Glissant) que de l’hybridation, car ce que CK crée, c’est une relation, c’est-à-dire une entité tierce, et non la simple somme de ses composants. Pour comprendre, le mieux reste encore de l’expérimenter.

MD

 

> Jusqu’au 18/11 à Vidéochroniques (2e)
Rens. : www.videochroniques.org