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Django Unchained (Etats-Unis – 2h44) de Quentin Tarentino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson… - Journal Ventilo

Django Unchained (Etats-Unis – 2h44) de Quentin Tarentino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson…

Spaghetti trop cuit

 

Auréolé de deux Golden Globes (meilleur second rôle et meilleur scénario), Django Unchained est arrivé au galop sur les écrans français. Dans ce western atypique, hommage aux films de Sergio Leone, une curieuse alliance se forme entre un noir affranchi tout en muscles saillants, Django (Jamie Foxx), et un chasseur de primes allemand raffiné, le Docteur Schultz (Christoph Waltz). En échange de l’arrestation, morts ou vifs, des frères Brittle, le second accepte d’aider le premier à retrouver sa femme, Broomhilda.
Sur l’avis de recherche du film, tout fleure bon la poudre d’un six coups qui fait mouche : des acteurs surprenants à contre-emploi (Samuel L Jackson en contremaître influent de Leonardo Di Caprio, grand méchant propriétaire de plantation…), une bande son maison qui détonne, et des clins d’œil tarantinesques à l’attention des plus fidèles (la présence de Franco Nero, premier Django de Sergio Corbucci, ou de stars des années 80 comme Don Johnson). Tous les codes du genre sont passés en revue. Les protagonistes chevauchent de saisons en saisons sur des paysages mis en valeur par des plans d’ensemble. La caméra plonge brusquement sur les visages ou, au contraire, passe d’un personnage à l’autre très lentement selon la marque de fabrique Leone, en fonction de la tension à instaurer. Tous les personnages clés du western, aux noms improbables de rigueur (Big John, Jingle Bells Cody, Chicken Charlie…), répondent également à l’appel. Et pourtant, le barillet est enrayé. On peut certes faire preuve de clémence envers les effusions de sang à répétitions qui deviennent peu à peu inutiles. Mais la lenteur du film, ses enchaînements de séquences laissant le spectateur sur sa faim et un dénouement tout en exagérations nuisent clairement à la qualité de l’ensemble. Au final, si on ne destinera évidemment pas à la potence ce western-spaghetti somme toute digeste, on l’aura trouvé un peu trop cuit.

Guillaume Arias