Le Son de notre Canebière : Spécia Global Local : Dowdelin + Ekiti Sound + Deni Shain

Electro afrobeat, kréol, tropical

Dans le cadre des "Dimanches de La Canebière", La Meson présente la 19eme édition du SON, spéciale FLAMENCO AZUL !

La Mesón et le Centre So

Dans le cadre des "Dimanches de La Canebière", La Meson présente la 20eme édition du SON, spécial Global Local.

DOWDELIN - Future Kréol
Nomade et défricheur, Dowdelin explore un chemin où s'assemblent jazz créole, dancefloor électronique et percussions antillaises pour façonner un feeling Future Kréol unique. Leur album "Carnaval Odyssey est sorti en octobre chez Underdog Records.
"Comme si l'énergie de Sun Ra, de Madlib, de Roy Hargrove ou de Erykah Badu se retrouvaient dans une musique electro soul caribéenne futuriste" Radio Nova

 

EKITI SOUND - UK Hip Hop House Afrobeat
Emmené par le très polyvalent Leke, rappeur mais aussi musicien et producteur, le projet Ekiti Sound écrit un nouveau chapitre du syncrétisme musical entre Europe et Afrique de l’Ouest. Une jeunesse passée entre Londres et Lagos, une appétence certaine pour le métissage et la mémoire des sons et des lieux traversés : il n’en fallait pas plus à Leke pour entretenir un dialogue fructueux entre rap anglais et afrobeat, house et musiques populaires nigérianes, drum’n’bass et polyrythmies africaines.
Véritable kaléidoscope d’influences, son premier album "Abeg no vex" qui vient de sortir chez Crammed Discs propose un incandescent voyage.
“Cet album est la bande-son de la nouvelle diaspora", nous dit Leke. “Les titres qui le composent sont baignés dans la mémoire des lieux qui m'ont marqué, des fêtes clandestines dans les squats de Hackney (East London) aux sorties au Shrine à Lagos (la salle de concert historique crée par Fela à Ikeja)”.

 

DENI SHAIN - Tropical
Après avoir parcouru le monde pendant près de 20 ans à la recherche de nouvelles musiques et d’artistes, Déni-Shain découvre en chemin un stock de perles musicales – en Europe, en Afrique et en Amérique Latine – qu’il partage avec nous dans ses sets.
Aujourd’hui, il diffuse ses remixes et adaptations musicales dans des soirées, des festivals et des clubs autour du globe. Pendant 6 ans, il a travaillé en étroite collaboration avec le label Analog Africa (Francfort). Il a compilé Space Echo et POP MAKOSSA, qui ont tous deux été très bien reçus par les DJ et les mélomanes du monde entier. Ce sont ces deux compilations qui l’ont récemment aidé à être repéré et interviewé par Gilles Peterson pour son émission Worldwide FM. Deni est un vrai « Tropicaliste » combinant des sons africains, brésiliens, latins, soul, reggae et d’autres rythmes électroniques.

 

LE SON, c'est un rendez-vous musical fixe tous les derniers dimanches du mois place des Danaïdes, au sommet de la Canebière. LE SON, c'est une programmation qui ressemble à Marseille : ouverte sur le monde, où le métissage est de rigueur, où la pluralité et la différence sont une force. Une programmation visant à montrer la richesse musicale marseillaise : musique du monde et danse flamenco, jazz& musiques improvisées, hip-hop & rap, électro, musique classique, balèti, reggae - ragga - dub, pop rock, chanson...

[Dans le cadre de l’évènement « LES DIMANCHES DE LA CANEBIERE » organisé par la Mairie des 1er et 7e arr. Marseille • En partenariat avec le Conseil Départemental 13 et la Brasserie des Danaides]

lea proposent — dans le cadre des Dimanches de la Canebière et du cycle "Le Son de notre Canebière" : EXTRAMURAL FLAMENCO ! Spécial FESTIVAL FLAMENCO AZUL !
Au programme : tablao, fin de fiesta géant, concert de rumba, bal sévillan... tapas, sangria y fiesta ! 

LE SON, c'est un rendez-vous musical fixe tous les derniers dimanches du mois place des Danaïdes, au sommet de la Canebière. LE SON, c'est une programmation qui ressemble à Marseille : ouverte sur le monde, où le métissage est de rigueur, où la pluralité et la différence sont une force. Une programmation visant à montrer la richesse musicale marseillaise : musique du monde et danse flamenco, jazz & musiques improvisées, hip-hop & rap, électro, musique classique, balèti, reggae - ragga - dub, pop rock, chanson...

[Dans le cadre de l’évènement « LES DIMANCHES DE LA CANEBIERE » organisé par la Mairie des 1er et 7e arr. Marseille • En partenariat avec le Conseil Départemental 13 et la Brasserie des Danaides]

 

TABLAO MESON !
Fiers et farouches, Isabel Gazquez & Josele Miranda traduisent sur scène toute la puissance et la beauté du flamenco. Ils nous entrainent dans un voyage authentique et rare à la source même de cet art. Les voix - entre joie et déchirement - rencontrent la fougue de la danse et la virtuosité de la guitare. Le groupe accueille le danseur José Galvañ en artiste invité.
Isabel Gazquez, Josele Miranda & José Galvañ (baile), Blas Deleria, Justo Eleria & Jesus de la Manuela (cante), Anton Fernandez (guitarra)

FIN DE FIESTA GEANTE
Retrouvez les danseurs sur scène pour une fin de fiesta endiablée ! C'est le moment d'improviser votre pata accompagné(e) de musiciens professionnels...

SON DE RUMBA
Véritable expression moderne de la culture gitane, SON DE RUMBA  est né en 2010 à l'initiative de Juan Luis Fernández percussionniste flamenco. SON DE RUMBA n’a de cesse de créer de nouveaux titres musicaux en métissant leur musique, en y apportant de la jeunesse,  des sons nouveaux flamenco, latino, salsa, rumba ...aux plus grands tubes des Gipsy Kings et du folklore Gitan, mais également à leurs propres compositions… Plein de vie et de passion, le groupe est prêt à partager sa musique pour enchanter vos cœurs et vous faire rêver !

BAL SEVILLAN
Sevillanas y rumbas pour préparer les férias d'été... venez vous frotter à l’atmosphère des chaudes nuits de fiestas andalouses

Place Stalingrad - Fontaine des Danaïdes
Le dimanche 26 mai 2019 à 17h
Entrée libre. Gratuit (plein air)
http://marseille1-7.fr/canebiere/
Place Stalingrad - Fontaine des Danaïdes
13001 Marseille

Article paru le mercredi 17 avril 2019 dans Ventilo n° 427

Festival Flamenco Azul

Flamme fatale

 

Avec son inscription au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en novembre 2010, le flamenco a dépassé sa réputation de simple danse folklorique. Confirmation avec la première édition de la manifestation internationale qui lui est dédiée à Marseille, Flamenco Azul, un évènement « populaire, savant et solidaire ».

  Quand l’on demande à Maria Pérez, directrice du Centre Solea qui co-organise le festival, comment définir le flamenco, elle ne commence pas par parler de chant (canto), de musique (musica) et de danse (baile), pourtant les trois piliers de cet art. Cette passionnée, professeure d’espagnol et de flamenco, évoque plutôt « l’expression du peuple andalou qui a donné une réponse artistique puissante et affirmée à la souffrance des gitans, mais aussi des juifs et Arabes au 15e siècle en Espagne. » À cette époque, le pays entre dans un monde moderne avec le démarrage de la conquête de l’Amérique Latine par Christophe Colomb, mais aussi les « trois seules options données par les rois catholiques aux habitants : partir, se convertir ou mourir », selon Kurt Grötsch, directeur du Musée du Flamenco à Séville. Unies face à la persécution, les cultures métissées de l’Andalousie d’alors vont commencer par chanter puis danser. Le flamenco traditionnel que l’on connaît aujourd’hui prendra véritablement son essor au 19e siècle. Les origines du mot « flamenco » font encore l’objet de controverses. Si l’on s’accorde sur la contribution majeure de l’ethnie gitane andalouse, le terme proviendrait pour les uns de felah-menkoub, qui signifie « paysan errant » en arabe, pour d’autres d’un poignard utilisé au théâtre au 18e siècle, à moins que ce ne soit du flamant rose ou de l’influence de la Flandre sur la musique polyphonique espagnole du 16e siècle (flamand se dit flamenco en espagnol). Ces racines possibles traduisent, chacune, une dimension du flamenco : la noblesse de la simplicité (les valeurs de la terre pour le paysan), la percussion (entre claquements de mains, palmas, frappes de pieds au sol, zapateado, et cordes de guitare pincées par le musicien, le tocador en andalou), l’animalité et l’ouverture sur le monde. Maria se révèle ici un guide précieux. Le flamenco est « une danse de caractère, d’autorité, où la frappe au sol ne réussit que pour celui ou celle qui est en connexion avec ses émotions. L’interprète doit ainsi être authentique et en vérité avec lui-même. » Ce qui explique probablement la proximité avec une performance théâtrale ou l’émotion sincère d’une œuvre littéraire. Le poète espagnol Frederico Garcia Lorca a d’ailleurs été l’un des plus grands promoteurs du flamenco à travers la notion intraduisible du duende, en tant qu’engagement quasi surnaturel de l’artiste qui ne triche pas avec ses émotions, la lutte d’un corps avec un autre qui l’habite et dont la victoire passe par une inspiration franche. Centré sur lui-même, l’artiste n’en est pas moins connecté à son environnement. La base rythmique de la danse se retrouvant dans les arts mitoyens du théâtre et du chant, la polyvalence artistique s’avère incontournable chez le danseur. C’est en 1993 que Marc Bamoudrou propose à son épouse Maria Pérez de créer ensemble un lieu dédié au flamenco, le Centre Solea. Dès l’entrée poussée et quelques marches gravies, le ton (rouge) est donné par les couleurs vives qui ornementent murs et mobilier, et par les jambons séchés suspendus au plafond. Tout ici rappelle la chaleur d’une maison andalouse. Cela tombe bien, nous sommes précisément à la Casa Flamenca Solea. Pour Maria, « l’espace ressemble à une peña ; soit un regroupement de personnes qui partagent une même passion. » À travers cours, master-classes, voyages d’étude et soirées dédiées au flamenco autour d’une scène (tablao), l’ambiance intimiste et conviviale se cultive. Une grande part de responsabilité revient au public, qui est en empathie avec l’artiste. C’est en cela que « le flamenco pratiqué ici se rapproche le plus d’une forme pure, tribale et non d’un tablao entouré de touristes comme dans certaines villes espagnoles aujourd’hui. »   Une nouvelle étape est franchie aujourd’hui avec le premier festival de flamenco à Marseille, Flamenco Azul, une grande ambition pour le Centre Solea. Tout commence en 1997, lors de la célébration de l’obtention du label de la Escuela de Flamenco de Andalucia (EFA) en présence de son directeur Luis Guillermo Cortes. Ce dernier motive alors Maria et Marc pour organiser une manifestation d’envergure dédiée au flamenco. L’étincelle se fera par la rencontre avec Claude Freissinier, fondateur et responsable de développement de l’association Arts et Musiques en Provence, qui partage avec les activités du Centre Solea l’importance de la proximité avec la population. Ce festival est d’ailleurs présenté comme étant d’abord « populaire », avec des concerts et spectacles ouverts à tous et à toutes, « savant », pour évoquer les stages, conférences et master-classes qui intègrent la programmation, et « solidaire », pour ses à-côtés — animations, expositions, films ou encore une performance artistique avec de jeunes trisomiques et le Ballet National de Marseille. Le flamenco devient alors « un prétexte pour créer du lien entre nous tous. » Le chiffre 3 doit certainement porter chance car il se décline dans les dimensions susmentionnées et également dans une temporalité en trois actes (18-22 avril, 26-28 avril, et 2-5 mai), peut-être car le berceau du flamenco se situe dans le triangle Séville-Cadix-Xeres. Entre tradition, modernité et prises de risque, la programmation du festival démontre que le flamenco relève à la fois d’un héritage et d’une constante évolution. Il absorbe ce qu’il rencontre sur le chemin du temps en se rappelant aux uns ou en se réinventant pour les autres. Et en restant toujours authentique.  

Guillaume Arias

 

Flamenco Azul : du 18/04 au 5/05 à Marseille, Aix-en-Provence et Toulon.

Rens. : 06 07 65 48 54 / 06 14 55 54 52

www.centresolea.org

www.festivalflamenco-azul.com

Le programme complet du festival Flamenco Azul ici