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Libéralisme 1 – Climat 0

Les accords de Paris de la COP21 demeurent la rare bonne nouvelle venue du monde politique ces dernières années. Depuis la crise financière de 2008, les décisions prises semblaient toutes faites pour nous peser un peu plus sur le système. À la surprise générale, la communauté internationale prenait acte du changement climatique et ses conséquences aussi néfastes qu’imprévisibles sur les populations. La Chine et les États-Unis se mettaient d’accord sur autre chose que la guerre. L’urgence, limiter le réchauffement climatique au dessous de deux degrés d’ici 2100, au risque de voir des territoires engloutis sous les eaux issues de la fonte des glaces, de millions de personnes déplacées par l’eau montante et le manque de nourriture, des espèces s’éteindre à petit ou grand feu. Chaque pays de s’engager à une méthode de diminution drastique des gaz à effet de serre. La plus évidente, développer les énergies renouvelables et transiter depuis l’énergie fossile vers celle créée par le soleil, le vent ou le mouvement de l’eau. En France, 11 % de notre électricité provient de l’hydraulique, de nos barrages. Construits et financés il y a longtemps, parfois en engloutissant des terres habitables, ils devraient être gérés tels un service public de l’énergie par EDF. Les barrages ont le grand avantage de voir de l’énergie écologique stockée et utilisable à volonté, en ouvrant les vannes. Le précieux système permet de pallier les manques en cas notamment de pics de consommation. Cela représente évidemment un chaînon essentiel de notre sécurité énergétique. Voire stratégique. Et qui c’est qui a trouvé la bonne idée de mettre à la vente ces ouvrages publics parce que EDF, elle a le monopole et ça c’est pas bien ? Leur concession aurait été actée sous Hollande en contrepartie de ne pas se faire tirer les oreilles par Bruxelles pour déficit excessif en 2015. Le gouvernement Philippe relance cette machine aberrante alors que tous nos voisins maintiennent leur contrôle. On savait que les climatologues et les capitalistes ne jouaient pas dans le même camp. On connaissait pas le score.

 

Victor Léo