En Immersion avec Isaac Delusion © Nadja Grenier

En Immersion | Isaac Delusion

Sofitel est pris…

 

Prenant son courage à deux mains, notre rédactrice a pénétré l’univers guindé des hôtels de luxe pour y rencontrer Isaac Delusion.

 

17h30. Sac bouclé, un exemplaire de Ventilo et notre chargée de com’ sous le bras, je quitte la rédaction plus excitée que jamais. Le rendez-vous est fixé à 18h avec le groupe Isaac Delusion. Groupie de la première heure, me voici donc en direction du Sofitel où ils se produiront en live, ce soir, devant une poignée de privilégiés (c’est le cas de le dire…) à l’occasion de la première édition française de La Nuit by Sofitel, organisée par la chaine d’hôtels du groupe Accor, ou plus précisément par le service marketing et communication. En jeans et baskets, nous franchissons l’entrée de la tour de la magnificence…
Après nous être présentées, la réceptionniste tirée à quatre épingles nous invite à patienter dans le salon du bar lounge. On s’exécute, ravies de profiter de la vue magnifique du Vieux-Port qu’offre la baie vitrée panoramique brillamment lustrée. Quelques instants plus tard, un escadron d’hôtesses en talons aiguilles gravitant autour de l’organisatrice de la soirée s’approche. Après de nouvelles présentations, nous lui rappelons au passage qu’elle n’a jamais donné suite à nos derniers mails au sujet de potentielles invitations. La physionomiste, après nous avoir rhabillées en un coup de regard satisfait, prétexte ne pas pouvoir « malheureusement » nous délivrer de passe-droit pour la soirée. Peut être qu’une robe moulante en dentelle et des escarpins dorés nous auraient-ils aidées à négocier…
18h30. Le staff s’agite autour de nous, mais toujours aucun musicien dans le hall. Installées à l’une des trentaines de tables inoccupées du salon, c’est alors qu’une rencontre fortuite nous distrait de notre attente. Un gentleman sexagénaire, habitué de l’hôtel, vient déguster son scotch de goûter. Prétextant être sujet au vertige, le voilà s’installant à notre table, haut perché sur l’un des tabouret. Il se penche une nouvelle fois, sourire légèrement tendancieux, et nous demande si l’une de nous est infirmière (sic) et finit par ajouter qu’il aurait été formidable de lui administrer le vaccin contre la grippe, son attirail médical à la main. Après avoir décliné cordialement, je me rappelle nos priorités et décroche mon téléphone pour joindre la chargée de promo du groupe. Restée sur Paris, elle nous informe rapidement que nous attendons effectivement pour rien depuis tout ce temps, que les garçons sont sur le rooftop, prêts pour l’interview. On se dirige alors vers l’ascenseur pour les rejoindre lorsque l’organisatrice se précipite discrètement vers nous. Après de longues minutes en huis clos aux allures et à l’odeur d’antichambre Sephora, l’hypocrisie en plus, nous voilà donc, enfin, au dernier étage de l’hôtel, toujours chaperonnées par la femme peroxydée. Exaspérée par notre ténacité, elle ne se gênera pas d’indiquer à la sécurité qu’il n’est pas question que nous nous attardions ici. On traverse alors les lieux encore déserts de la soirée tant convoitée pour retrouver Loïc et Jules, qui nous saluent et nous invitent à les suivre dans un hall d’étage plus grand qu’un modeste appartement parisien. On attaque donc l’interview avec quarante minutes de retard… Le groupe, aussi sympathique que talentueux, nous invite à les voir jouer. Alléluia ! On redescend donc récupérer le Saint Graal auprès de notre nouvelle amie, organisatrice de soirée branchée, dont le visage se liquéfie à notre énième venue. Quinze minutes d’attente plus tard, mais on a arrêté de compter l’attente, notre identité vérifiée, nous voici enfin titulaires d’un bracelet d’entrée. La nuit va pouvoir commencer.
Un public endormi, des consos hors de prix, des fraises fraiches en automne par kilos, mais un concert intime réussi !
Interview à paraître bientôt !

Amandine El Allaui

Isaac Delusion + Synapson étaient en concert le 25/10 au Sofitel (Marseille, 7e).