BRK © keuj

Identités Remarquables | Morgan Pons alias BRK

En plein boom

 

Le sound-system crache des rythmes frénétiques syncopés. De puissantes basslines résonnent dans nos poumons. Derrière les platines, BRK est survolté et son mix enflamme le dancefloor en quelques minutes. À tout juste trente ans, ce jeune surdoué est devenu un acteur majeur de la drum’n’bass hexagonale.

 

Morgan Pons alias BRK tombe très jeune dans le chaudron de la bass music. Dès ses douze ans, le Vauclusien se met à écouter des artistes anglais comme Dj Hype, Aphrodite, Roni Size, Andy C, Goldie ou encore Pendulum. Coup de foudre immédiat ! Le jeune Morgan se met à économiser son argent de poche et achète rapidement ses premières platines. Alors qu’il fait ses armes, il a déjà des projets plein la tête et la ferme intention de se faire une place dans le milieu D&B. À dix-sept ans, il organise sa toute première soirée à Avignon, puis monte le collectif Ruffle Crew qui se fera connaître en programmant des évènements dans le Vaucluse. Quelques années plus tard, il s’installe à Marseille et crée Drink’It’fresh avec Badjokes, Ab2o et MC Gossip. Le collectif organisera des soirées axées dubstep, trap et bien sûr drum’n’bass pendant trois ans. BRK ne tient pas en place et évolue rapidement vers la création d’un nouveau collectif nommé Future Skankerz avec quatre djs dont Badjokes, le petit prince de la bass house (un artiste à suivre !).

Alors que la plupart des collectifs drum’n’bass se sont essoufflés, Future Skankerz résiste et ne cesse de promouvoir la bass music dans la cité phocéenne en animant un show radio. Dès 2012, il organise plus d’une centaine d’événements aux quatre coins de la ville.

BRK est avant tout un activiste passionné et son travail acharné a définitivement contribué à la survie de la drum’n’bass, qui a bien failli disparaître des nuits marseillaises. Aujourd’hui, même s’il déplore le manque de lieux adaptés au monde de la nuit, il se réjouit d’un nouvel engouement du public phocéen et de l’arrivée de collectifs comme Blast ou Abyssal.

Mais BRK ne se cantonne pas à son rôle de chaperon, il est aussi un dj très technique, fort de ses treize années d’expérience. Armé de nouveautés et d’exclusivités, il dispense des mixes dynamiques à trois platines et a le don de réchauffer les publics les plus frileux. Ses indéniables talents lui permettent de s’exporter régulièrement dans de nombreuses soirées aux quatre coins de la France comme à l’étranger (Allemagne, Angleterre, Brésil, Colombie…). Sa prestation lors du mythique festival Outlook en Croatie est d’ailleurs mémorable. On peut féliciter BRK de faire briller la drum’n’bass marseillaise à l’international ! Et cela ne semble pas près se s’arrêter car notre vedette locale promet de s’investir prochainement dans la production de ses propres morceaux…
Malgré un agenda plein à craquer, BRK n’est jamais rassasié. En janvier 2017, il se lance dans un projet ambitieux : la création d’ Hyperactivity Music, un label 100 % drum’n’bass qu’il manage seul. À ce jour, il a déjà signé quinze artistes et sorti plus de soixante morceaux. Grâce à son talent de dénicheur de perles rares, le label fraîchement lancé acquiert rapidement une notoriété et gagne le support d’artistes majeurs comme Noisia, Aphrodite, Dj Marky, S.P.Y, Kenny Ken, Zero T, Randall et bien d’autres. Afin de promouvoir les activités d’Hyperactivity, BRK organise des soirées dédiées au label regroupant les artistes de son équipe. Evénements qui commencent à s’exporter en France comme à l’étranger. D’ailleurs, les amateurs locaux de grosses basses ne s’y trompent jamais et seront présents en nombre pour la prochaine soirée du label le vendredi 15 mars prochain au Makeda.

 

Éric Fabbricino

 

Hyperactivity Music – Invites #3 : Casco + Mc Marvelous + Kuantum + BRK : le 15/03 au Makeda (103 rue Ferrari, 5e).

Rens. : www.facebook.com/brkdnb / www.facebook.com/hyperactivity.music/

Pour en (sa)voir plus : www.soundcloud.com/brk-music / www.soundcloud.com/hyperactivity-music