Festival Phare

6e édition du festival de courts-métrages proposé par l'association Phare : "ciné-causeries", projections sous les étoiles et ciné-concert

La 6e édition du festival Phare se tiendra dans le magnifique écrin du Théâtre antique d’Arles du 27 au 30 juillet 2021. Le festival dédié au court métrage propose des « ciné-causeries » suivies, la nuit venue, de projections sous les étoiles. Un ciné-concert viendra clôturer les festivités.

Phare prend place dans l'un des plus beaux monuments de la ville d'Arles, le Théâtre Antique. Construit à la fin du Ier siècle av. J. C. sous le règne de l'Empereur Auguste, il est l'un des premiers théâtres en pierre du monde Romain.

En 2020, près de 2000 personnes se sont déplacées dans ce lieu enchanteur classé monument historique, pour assister à la cinquième édition du Festival Phare.

 

6e édition de Phare

Dans la galaxie du cinéma, le court métrage a un statut à part : espace d’expression des talents émergents, il permet toutes les audaces narratives et visuelles. Le festival Phare a la volonté de donner à voir, à entendre, à réfléchir, à rêver, à s’émerveiller, à rire, à aimer le format court à tous les publics !

Phare c’est, du 27 au 30 juillet 2021, quatre soirées de "ciné-causeries", espaces indispensables de rencontres entre les publics et les professionnels à travers des conférences sur le cinéma et des tables rondes professionnelles, suivies de projections thématiques des films courts en compétition.

La compétition nationale et internationale propose aux jurys et au public de découvrir une sélection de courts métrages en provenance du monde entier, présentés dans des programmes mixant documentaires et fiction, axés autour de thèmes chaque année renouvelés. En 2021, les thèmes retenus sont l’Étrange et la question du Genre, masculin / féminin.

Après le succès de la Nuit de l’animation 2020, le festival pérennise ce rendez-vous et y adjoint une table ronde en présence des acteurs arlésiens et de la région PACA du cinéma d’animation.

La soirée de clôture diffusera les films primés : Phare des cinéastes, Phare des étudiants, Phare du public et, pour la première fois, le Prix Alice Guy qui récompensera le court métrage d’une réalisatrice sur les pas de la pionnière du cinéma !

L’événement se terminera en musique, par un ciné-concert sous les étoiles.

Différents partenariats avec des institutions culturelles se poursuivront notamment avec le FID Marseille, Un Festival c’est trop court à Nice, les Nuits Med de Corse, accentuant ainsi cette dynamique de maillage territorial.

 

Agenda Soirées

20h - 21h30 : ciné-causeries

21h30 - minuit : Projections

• Soirée 27/07 : L’Étrange
• Soirée 28/07 : Nuit de l’animation
• Soirée 29/07 : Le Genre, masculin / féminin
• Soirée de clôture : ciné-concert

Théâtre Antique d'Arles
Du 27 juillet au 30 juillet
8/10 €. Clôture : 15/20 €. Pass festival : 35/40 €. Gratuit pour les moins de 10 ans
Rens. 06 28 65 64 63 / festival.phare@gmail.com
www.festival-phare.fr
Rue du Cloître
13200 Arles
04 90 18 41 20

Article paru le jeudi 1 juillet 2021 dans Ventilo n° 449

Les festivals de cinéma en plein air

Plein ciel

 

La période estivale signe le grand retour des projections en plein air, expérience unique et collective qui prend cette année une toute autre dimension encore. Aux quatre coins de la Région, les propositions foisonnent, pour le plus grand bonheur de tous les publics. Petit tour d’horizon des principales manifestations.

    C’est sur une toile de fond plus que particulière, voire sur un paradoxe, que s’ouvre la saison 2021 des séances estivales en plein air : malgré près de sept mois de fermeture des cinémas, la fréquentation des salles obscures est profondément en berne, avec, dans certains lieux, une baisse des entrées avoisinant les 80 % au regard des années précédentes. Parions sans hésiter que le désir d’une expérience collective face à l’imaginaire cinématographique, et le champ des possibles qu’il offre, reste cependant bien prégnante pour les publics. À ceci près que cette expérience s’inscrive dans une praxis non contrainte (par l’espace fermé de la salle), mais bel et bien à l’air libre, sous l’immensité des étoiles, dans une réappropriation de l’espace public, et jamais éloignée de la dimension festive du plein air : telles sont à n’en pas douter les aspirations qui animeront spectatrices et spectateurs de ces séances estivales, dont l’essence même n’a jamais autant résonné avec l’actualité. C’est ce qu’a parfaitement saisi l’équipe de Tilt et Cinémas du Sud, en proposant une vingt-sixième édition survitaminée (sic) de Ciné Plein Air Marseille, du 2 juillet au 24 septembre, sillonnant la cité phocéenne — en se permettant une échappée vers Cassis —, pour une programmation riche d’une quarantaine de films. L’esprit de cette manifestation reste à l’identique, et telle est ici sa force : bâtir une proposition kaléidoscopique, pour tous les publics, mêlant ainsi cinéma de répertoire, sorties récentes, œuvres à destination des plus jeunes, couvrant ainsi un spectre large de la création cinématographique. Des très populaires L’Appel de la forêt de Chris Sanders, Le Château de ma mère d’Yves Robert, Shaolin Soccer de Stephen Chow, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat ou Mad max : Fury road de George Miller, aux œuvres considérées — à tort — comme plus exigeantes, comme Still the water de Naomi Kawase ou L’Autre côté de l’espoir d’Aki Kaurismäki, sans oublier les classiques que sont Jeremiah Johnson de Sidney Pollack, Jules et Jim de François Truffaut, Monsieur Klein de Joseph Losey ou L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, c’est un festival d’émotions cinématographiques qui nous est proposé ici ! Et que dire des véritables petites perles que sont les films d’animation Tante Hilda ! de Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux, Le Chant de la mer de Tomm Moore ou Okko et les fantômes de Kitarô Kôsaka. Enfin, une attention particulière est portée cette année à Marseille, avec les séances du mythique Comme un aimant de d’Akhenaton et Kamel Saleh, ainsi que le documentaire de Gilles Rof et Daarwin, D’IAM à Jul, Marseille capitale rap ! En écho à cette foisonnante programmation, les séances Belle & Toile sur le toit-terrasse de la Friche — également gratuites — enchanteront nos dimanches estivaux jusqu’au 29 août, avec une sélection des plus pertinentes, concoctée par Juliette Grimont de La Baleine et du Gyptis, et Sido Lansari de la Cinémathèque de Tanger, en partenariat avec AFLAM, Films Femmes Méditerranée et le FID Marseille. Dans le cadre de la manifestation Here comes Africa, nous embarquerons dans ce magnifique cadre de projections pour une traversée des cinématographies africaines : de Cabascabo d’Oumarou Ganda à Touki Bouki de Djibril Diop Mambety, en passant par Dunia de Jocelyne Saab, le magnifique Talking about trees de Suhaib Gasmelbari ou le vivifiant Ouaga Girls de Theresa Traore Dahlberg, c’est toute une sublime cinématographie dont nous chantons régulièrement les louanges dans ces colonnes qui se déroulera sous nos regards enchantés, sans omettre l’accompagnement musical qui se fera l’écho de cette programmation, en l’occurrence le dimanche 11 juillet, avec Afro Futuristik. En nous éloignant de la cité phocéenne, à quelques encablures au nord, dans la cité aixoise, l’équipe de l’Institut de l’Image, en association avec Tilt, déroule elle aussi sa programmation estivale, au Pavillon Vendôme, excepté la séance du 24 juillet qui se déroulera dans la Cour Carrée de la bibliothèque Méjanes. En résonnance avec la ligne éditoriale du cinéma d’Aix-en-Provence, le film de répertoire est largement mis à l’honneur de ces Instants d’été, et ce sera non sans plaisir que nous pourrons (re)découvrir, en copies restaurées, sous les étoiles, Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears, Looking for Eric de Ken Loach, le sublime Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy, Le Mépris de Jean-Luc Godard, Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault ou Orfeu Negro de Marcel Camus, sans oublier une belle nuit d’opéra, avec Les Noces de Figaro. Une occasion parfaite de réviser ses classiques dans la douceur des soirées d’été ! À l’ouest de la région, autre cadre de projections particulièrement exceptionnel : le Théâtre Antique d’Arles accueillera en effet, du 27 au 30 juillet, la sixième édition du Festival Phare, consacré aux courts-métrages sous toutes ses formes, sublimés ici par un espace de diffusion remarquable, véritable écrin pour une expérience à découvrir sans réserve ! Autour des thématiques cette année développées — L’étrange, Le genre , Masculin / Féminin —, en partenariat avec le FID Marseille, Un Festival c’est trop court à Nice et les Nuits Med de Corse, l’équipe organisatrice nous invite à explorer la richesse de la production en matière de formats cinématographiques courts, laissant une large part aux expérimentations visuelles et sonores. Enfin, un dernier bond vers l’est, au cœur du pays varois, et nous voilà transportés dans le charmant village de Cotignac, qui accueillera la quinzième édition des Toiles du Sud, dans un cadre tout autant féérique : l’amphithéâtre qui fait face au Rocher, creusé d’habitations troglodytes subtilement éclairées. Du 20 juillet au 20 août, avant-premières, séances spéciales, courts-métrages et animations musicales — dont l’Orchestre à cordes de l’Opéra de Toulon, ou le groupe cubain Tres y Compadres — nous offriront l’occasion de véritables instants magiques dont nous avons tant attendu le retour !  

Emmanuel Vigne

   

  • Belle & Toile : jusqu’au 29/08 à la Friche la Belle de Mai (41 rue Jobin, 3e). Rens. : www.lafriche.org

  • Les Toiles du Sud : du 20/07 au 20/08 au Théâtre du Rocher (Cottignac, 83). Rens. : les-toiles-du-sud.com/

La programmation complète de Ciné Plein Air ici

La programmation complète de Belle & Toile  ici

La programmation complète des Instants d’été ici

La programmation complète du Festival Phare ici

La programmation complète des Toiles du Sud ici