Les Rencontres d'Arles 2019

50e édition du prestigieux festival de la photographie, sur le thème "Happy Birthday". Environ 40 expositions dans toutes la ville, avec des œuvres de Evangelia Kranioti, Pixy Liao, Philippe Chancel, Mohamed Bourouissa, Germaine Krull, Mario Del Curto, Helen Levitt, Tom Wood, Randa Mirza, Camille Fallet, Hanako Murakami, Lei Lei...

Les Rencontres d'Arles (anciennement nommées Rencontres internationales de la photographie d'Arles) est un festival estival annuel de photographie fondé, en 1970, par le photographe arlésien Lucien Clergue, l'écrivain Michel Tournier et l'historien Jean-Maurice Rouquette.
Avec une programmation composée essentiellement de productions inédites, les Rencontres d’Arles ont acquis une envergure internationale. Lors de l'édition de 2017, le festival a accueilli 125 000 spectateurs.
Souvent produites en collaboration avec des musées et des institutions françaises et étrangères, les expositions présentées dans différents lieux patrimoniaux de la ville font l’objet d’une scénographie et certains sites historiques — tels que des chapelles du XIIe ou des bâtiments industriels du XIXe — ne sont ouverts au public que pendant la durée du festival.
De nombreux photographes ont été révélés grâce aux Rencontres d’Arles, ce qui confirme l’importance du festival dans son rôle de tremplin pour la photographie et la création contemporaine.
Le programme tire sa richesse de la multiplicité des points de vue d'experts d'horizons différents (une vingtaine chaque année), et parfois un artiste se voit confier une partie de la programmation comme Martin Parr en 2004 , Raymond Depardon en 2006, le couturier originaire d'Arles Christian Lacroix en 2008, ou bien Nan Goldin en 2009.
À travers plus de quarante expositions installées dans divers lieux patrimoniaux exceptionnels de la ville, les Rencontres d’Arles contribuent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se veulent le creuset de la création contemporaine.
La liste des photographes qui y ont été « découverts » est impressionnante. Son rôle de tremplin est renforcé par la présence de nombreux professionnels étrangers durant la semaine d’ouverture.
Être à l’affût des basculements de l’image photographiée, du renouvellement des démarches, de l’approche au sujet photographié et des formes plastiques ;
Être au fait de l’usage des nouvelles techniques, proposer à tous les publics une autre conception de l’exposition photographique et un vrai rapport à l’image ; telles sont les missions des Rencontres d’Arles.

Autre dates/lieux

Arles
Du 1 juillet au dimanche 22 septembre 2019
Journée : 23/35 €. Forfaits toutes expositions : 27/42 €
www.rencontres-arles.com
13200 Arles

Article paru le mercredi 3 juillet 2019 dans Ventilo n° 432

Les Rencontres d’Arles 2019

Chambres avec vues

 

Elles ne cessent d’attirer les visiteurs venus des quatre coins de la France et au-delà… Les Rencontres d’Arles soufflent leurs cinquante bougies avec autant d’expositions dans toute la ville. Zoom sur quelques temps forts, à nicher dans vos focales.

  « J’ai seulement rêvé du monde, je ne l’ai jamais vu », soulignait Evangelia Kranioti dans Obscuro Barroco, son premier film documentaire. À la Chapelle du Méjan, elle vient nous présenter sa série Les Vivants, les morts et ceux qui vont en mer. Depuis 2005, l’artiste touche-à-tout poursuit une recherche artistique et anthropologique sur la vie maritime. D’abord sous l’angle de son propre héritage culturel, puis dans les voyages et l’intimité des matelots méditerranéens à travers le monde. S’inspirant de la figure du marin dans l’œuvre de Nikos Kavvadias, Evangelia l’est devenue elle-même et a traversé mers et océans sur des pétroliers, cargos et porte-conteneurs. Unique femme à bord, elle tient la barre et l’objectif dans l’exploration de sa propre conscience. À l’Espace Van Gogh, une exposition rend hommage à Helen Levitt, pionnière de la street photography, active pendant près de soixante-dix ans. Assistante d’Henri Cartier-Bresson et de Walker Evans, qui décideront de sa vocation, elle commence dès la fin des années 30 à photographier les dessins à la craie des gamins des rues new-yorkaises à qui elle enseigne les arts plastiques. Un beau moment dédié à « l’art de l’accident poétique ». Le photographe québécois JJ Levine présente pour la première fois ses œuvres au Ground Control. Une exploration de l’identité, de la sexualité et des espaces, avec des portraits intimistes incroyablement puissants. Militant et conférencier, il est réputé pour « déjouer la matrice hétéronormative », selon Dayna McLeod. Des portraits de rues aux visages du monde, les œuvres de Philippe Chancel viendront remettre les pendules à l’heure. Depuis les gratte-ciels de Fukushima à un aéroport hors sol des Émirats Arabes Unis, jusqu’à une autoroute déserte de Corée du Nord, il viendra chambouler notre vision avec sa Datazone. Via une écriture singulière, le photographe cherche à montrer, sous leurs multiples, des territoires surexposés, ou au contraire inconnus des radars médiatiques. Depuis sa série sur les mineurs de platine en Afrique du Sud en 2013, déjà exposée à Arles, il vient confirmer l’état de notre planète et de ses systèmes. Les Rencontres d’Arles, c’est une aventure à vivre en famille ou entre amis parmi les cinquante expositions proposées. Des choix esthétiques et sensationnels. Une destination estivale où il faut aller, en prenant le temps de pause…  

Zac Maza

 

Les Rencontres d’Arles : jusqu’au 22/09 à Arles.

Rens. : www.rencontres-arles.com/

Le programme complet des Rencontres d’Arles ici