Ulrich Lebeuf - Khaos

Photos

Ulrich Lebeuf né en 1972 est un photographe français. Il est également depuis 2014 le directeur artistique du festival de photographie MAP à Toulouse et anime des workshop en France et à l’étranger. En Mai 2016 il reçoit le Prix Jean Dieuzaide décernée par l’Académie des Arts du Languedoc, cette récompense salue le travail du photographe, aussi bien pour son rôle de témoin lors de grands événements, via ses clichés pour la presse française et internationale ; que pour son engagement dans la promotion de la photographie en tant que directeur artistique. Membre de l’agence MYOP depuis janvier 2007, ses travaux sont publiés dans Le Monde, Libération, The New York Times ou des magazines comme Grazia, VSD, Géo, M Le Monde…

Les photographies d’Ulrich Lebeuf sont réalisées, depuis plus de vingt ans, sur les terrains de l’actualité, lieux de conflits ou de pouvoir, lieux où l’histoire se décide et se fait. En parallèle à son travail pour la presse, il poursuit des travaux photographique plus personnel, où il alterne les processus photographiques selon les sujets : de la couleur, au noir et blanc, en passant par le Polaroïd, ou des procédés proches de l’art pictural.

Depuis plus de 20 ans le photographe Ulrich Lebeuf couvre les événements sociaux pour la presse française ou étrangère. Ces dernières années nous avons pu constater la montée d’une violence sociale extrême avec des nouveaux territoires d’affrontement nommés ZAD, ou encore dans les rues de France depuis novembre 2018. Ces derniers événements ont obligé le photographe de presse à remettre en question sa photographie pour ne plus informer mais questionner. Une photographie plus subjective, très sombre, ses couleurs sont le gris et le noir cela donne une impression fantomatique, qui renforce ce sentiment de mal-être, les hommes se mélangent au décor, à cette terre qui sera, leur tombeau. Elle oscille entre l’essence de la photographie et l’existence d’un théâtre mental face au chaos, qui est un état perpétuel de surgissements et de disparition en actualisant un réel virtuel plutôt qu’en reproduisant un réel donné.


Fermé le lundi
Du 22 nov. au 19 déc. : lun, mar, jeu, sam 14h-18h30 - ven 18h- et 14h-18h30 Lun-mar & jeu-sam 14h-18h30
Entrée libre. Entrée libre
www.laphotographie-marseille.com
130 boulevard de la Libération
13004 Marseille
06 49 16 76 06

Article paru le mercredi 16 octobre 2019 dans Ventilo n° 435

Festival Photo Marseille 2019

9 ans de 8e art

 

Nouvelle édition du festival Photo Marseille fondé par Christophe Asso, qui prend ses quartiers durant trois mois aux quatre coins de la ville...

  Créé il y neuf ans, le festival La Photographie Maison Blanche a pris de l’essor pour devenir Photo Marseille au fil de son expansion sur la ville. Programmé juste après les Rencontres d’Arles, ce festival fédère autour de la question photographique une vingtaine de lieux, plus de cent photographes et une cinquantaine d’évènements répartis du nord au sud de la ville durant trois mois. Comme tous les ans, le temps fort qui annonce le début des festivités est l’exposition des cinq lauréats du prix Maison Blanche, dans la mairie du même nom. Cette année, Polly Tootal a remporté le premier prix du jury pour sa série sur les petites mains des riches Émirats Arabes Unis (voir couverture du Ventilo #344) : un monde où ces invisibles deviennent (sur)exposés dans leurs scènes du quotidien (jusqu’au 8 novembre). De l’autre côté de la ville, le Centre Photographique Marseille interroge les notions de Pouvoir(s) à travers une sélection issue des 8 000 clichés du fonds du CNAP. Du politique aux célébrités en passant par les médias, on parcourt le triptyque Domination, Engagement, Séduction avec, entres autres, Valérie Belin, Alain Bizos, Barbara Kruger ou Araki (jusqu’au 11 janvier). Nous avons vu également l’exposition Photographie et documents, qui présente l’évolution de la photographie présente dans les collections du FRAC de 1984 à 2018 (jusqu’au 5 janvier). Mais ça, on vous en reparlera prochainement... Le mercredi 16, il faudra avoir le don d’ubiquité pour assister aux vernissages simultanés des expositions de l’Hypothèse du Lieu avec Célia Hay, de l’Atelier 111 avec Thibaud Yevnine, de Rétine avec Olivier Brossard : à l’impossible, nul n’est tenu ! Comme chaque année, un artiste local est mis à l’honneur : après André Mérian, ce sera Yohanne Lamoulère (qui signe la couverture de ce numéro) pour une exposition sur les corps à la Salle des Machines de la Friche la Belle de Mai (le 26 octobre). Cette photographe, que l’on pourrait considérer comme naturaliste, parle de la ville à travers les personnes qui la composent. Il en ressort un propos sociologique, notamment lors de sa fameuse série dans les quartiers nord, qui joue habilement avec les préjugés. Photo Marseille, ce sera aussi un salon du livre et des masterclasses, soit trois mois durant lesquels rayonnera le 8e art...  

Damien Bœuf

 

Festival Photo Marseille : jusqu’au 15/12 à Marseille.

Rens. : www.laphotographie-marseille.com

Le programme complet du festival Photo Marseille