Lecture par Alain Signoret de l'œuvre de Marguerite Duras
Trois textes qui interrogent la mémoire collective mais aussi la place de chacun dans ce monde qui est le nôtre, un questionnement où se mêlent à la fois identité personnelle, individuée et collective. Trois textes, trois lettres, écrits de solitude, de sensations, où la mort d’un chat où d’une mouche avoisinent avec celle des génocides dans une même dramaturgie.
Et bien sûr, le rythme de Duras, parsemé de suspensions, de points d’orgue, où l’histoire prend son ampleur dans l’intervalle des silences, donnant à une image le temps de se former, laissant à une émotion le temps d’éclore, invitant à méditer sur ce qui est en train d’être dit.
Une écriture très cinématographique aussi de cette écrivaine également réalisatrice.
Une Aurélia Steiner unique, multiple, singulière et universelle.
“…/ la solitude de l’auteur ../… cette solitude réelle du corps devient celle, inviolable, de l’écrit …/“
Marguerite Duras [Écrire]