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Retour Nashville Pussy + Headcharger au Poste à Galène

Publié le 08 fév 12 dans Musique

Les Chattes sur une scène brûlante

Au cœur d’une tournée européenne chargée, les Américains du quatuor Nashville Pussy en ont profité pour faire hurler leurs guitares dans le Poste. Fondé dans les années 90 en Géorgie autour du couple Blaine Cartwright (guitare/chant) et Ruyter Suys (guitare), le groupe propose un alliage délicieux entre cavalcades électriques à la Motörhead, solos à la ACDC et sons sudistes teintés de blues à la Lynyrd Skynyrd… Autant dire un rock’n'roll pur sucre, efficace et survolté, sans fioritures ni expérimentations. Sex, fun & rock’n'roll, telle est leur devise.

Un lundi soir de février en pleine Sibérie marseillaise… Les amateurs se sont déplacés en masse pour venir secouer la tête dans l’ambiance chaleureuse du Poste. Un public hétéroclite, aussi bien composé de punks, de skinheads, de psychobillys que de metalleux s’entasse petit à petit au cœur de la fosse. En effet, depuis leur passage en 1998 dans feu Nulle Part Ailleurs sur Canal+, les Chattes de Nashville jouissent d’une certaine notoriété auprès du public français.
Après une première partie un peu fade, assurée par le groupe normand Headcharger, sur lequel il n’est pas la peine de s’étaler, c’est enfin l’heure ! Casquette à grillage, moustache de biker et tee-shirt Judas Priest, Blaine Cartwright fait son apparition avec un look redneck de circonstance, tandis que l’icône sexy Ruyter Suys se lance dans des solos de guitare frénétiques devant un public déjà déchaîné. Comme possédée, elle secoue sa tignasse et son décolleté plongeant en déchirant l’atmosphère de ses riffs sauvages. Le groupe maltraite ses instruments, tandis que Blaine éructe de sa voix éraillée sur des titres tels que Go To Hell, Why Why Why, I’m So High, Keep on fuckin’ ou Go Motherfucker Go. Aucune pause entre les chansons, sauf pour s’ouvrir une petite bière… Au final : un set d’une heure et demie de pure jouissance rock’n'roll face à une salle surexcitée. On sent tout de même poindre une baisse de régime par rapport à leur dernier passage au Cabaret Aléatoire, en 2006. C’est triste mais même les rockeurs vieillissent… Ne désespérez pas, loin de se laisser abattre, les quatre Sudistes offrent encore des shows de première classe. En fait, Nashville Pussy est une sorte de drogue dure. On est déjà en manque.

Daniel Ouannou

_Les Nashville Pussy étaient en concert avec Headcharger le 6 février au Poste à Galène (10 rue Ferrari, 5e).
Rens. 04 91 47 57 99 / www.leposteagalene.com

L’interview : Moondawn

Publié le 07 fév 12 dans Musique

Moondawn.jpg

Pedro, alias Moondawn, a une actualité assez dense ces temps-ci. Après un concert au GRIM en décembre, un autre avec Eastern Committee au Point de Bascule fin janvier, il s’apprête à jouer à jouer à l’Enthröpy et à la Tapis Vert Gallery avant d’entamer une tournée française pour défendre son dernier maxi, Neoliberalisme Destroyed My Life. En y développant une folk classieuse, dans une démarche éloignée de son groupe de rock argentin Los Alamos, il rassemble ses références musicales en une identité bien perceptible. Aussi à l’aise à la guitare qu’en interview, c’est dans le brouhaha du Longchamp Palace qu’il a accepté de nous répondre.

Le pseudo de Moondawn fait-il référence à Moondog ou à l’album de Klaus Schulze, sorti en 76 ?
J’ai un peu écouté Tangerine Dream, mais Klaus Schulze en solo ne compte pas vraiment parmi mes influences, c’est trop progressif pour moi. Quand je cherchais un pseudo pour mon projet, j’ai vu ce disque, Moondawn, chez les bouquinistes, et la photo du dos de la pochette m’a marqué, avec Schulze et ses énormes synthés. Mais j’adore Moondog, c’est un peu un clin d’œil, d’autant que le mot lui-même me plaisait, facile à prononcer pour tout le monde.

Le titre de ton dernier maxi verse aussi dans la référence : la bio du guitariste John Fahey s’appelle How Bluegrass Destroyed My Life…
Je lisais le bouquin pendant l’enregistrement et j’ai voulu rendre hommage à Fahey, que j’adore. Et surtout, sans que cela tourne au pamphlet, je voulais parler de la situation en Argentine en 2001, qui connaissait une grosse crise économique. A cette époque, j’économisais pour préparer une tournée en Europe et à cause de la crise, mes économies ne valaient plus rien. Je voulais en parler, mais sans que cela monopolise les paroles.

Est-ce donc à cette époque que tu as commencé à composer ces morceaux ?
Non, c’était juste le moment où j’ai commencé à envisager de faire de la musique en solo. Les morceaux de cet album ont été composés à Marseille, où j’habite depuis trois ans.

Comment se fait-il que tu aies atterri à Marseille ?
Un peu par accident en fait, je voulais quitter l’Argentine et découvrir une autre culture. Il semblait nécessaire de renouveler l’énergie. Ma femme étant française, nous avons vécu ensemble quatre ans en Argentine et sommes venus nous installer ici.

Ta femme fait d’ailleurs partie de Eastern Committee. Avez-vous monté ce projet en Argentine ?
Au début, elle jouait de la flute et du clavier dans un autre groupe plus orienté post-rock, et moi dans Los Alamos. Petit à petit, on a commencé à faire de la musique ensemble à la maison. Mais c’est en France qu’on a vraiment travaillé pour que cela devienne un vrai groupe et faire des concerts.

Los Alamos, ça avait l’air de bien marcher en Argentine. Des vidéos sur le Net vous montrent dans de grandes salles quasi combles…
Oui, on était l’un des groupes indépendants les plus importants du pays. On sortait des albums autoproduits et ça marchait pas mal. On jouait souvent devant mille personnes, et pour les « mauvais » concerts, dans les 300… Ici c’est différent, 250 personnes pour un groupe indépendant, c’est énorme !

Los Alamos et Moondawn sont assez différents au niveau musical, mais aussi dans le message. Los Alamos paraît plus engagé politiquement, non ?
Il y a un côté plus rock dans Los Alamos, voire « festif », mais les textes peuvent parler de situations politiques complexes. Moondawn est plus intimiste, mais il y a ce facteur commun : le côté sombre de la société que j’observe.

N’es-tu pas aussi un acteur de cette société ?
Oui, j’essaye de m’y insérer pour pouvoir la comprendre. J’ai toujours détesté les paroles des groupes qui parlent d’heroic fantasy, les mecs qui veulent chasser les dragons ou aller dans l’espace. C’est cool de vouloir aller dans l’espace, mais il faut avoir fait des études (rires). J’essaie d’écrire quelque chose de crédible et réaliste.

Tu sembles avoir une culture musicale pointue et très éclectique. Comment gères-tu tes références en tant que musicien ?
Je ne pense pas choisir mes références, ce sont elles qui me choisissent. A partir du moment où je commence à composer, ça vient tout seul, et parfois, je me dis « Tiens, ça me fait penser à telle chanson »… Je citerais John Coltrane et son disque Ascension comme influence importante. Mais il y a des choses que j’évite, comme intégrer de la cumbia des années 60 ou du krautrock dans ma musique. Bien que j’adore les deux.

On a souvent classé Moondown dans le « folk drone ». Ces deux styles sont pourtant très différents…
Le drone, on le trouve de partout. De toute façon, je l’envisage comme un genre à part entière. Par exemple, écoute (bruit de ventilateur dans le bar), ça, c’est du drone. Comme les travaux, les voitures, le train qui passe… J’aime bien mélanger cette conception des sons ambiants avec de la folk. J’ai aussi écouté pas mal de trucs assimilés au drone quand j’étais ado : Melvins, Black Sabbath… Spacemen 3, qui a fait quelques albums dans ce genre-là, est l’un de mes groupes préférés. Le live Dreamweapon, c’est quand même bien étrange. On dirait La Monte Young avec un groupe de rock.

Comme le Metal Machine Music de Lou Reed.
Exact. Cette pochette, où l’on voit Lou Reed avec ses lunettes noires et sa veste en cuir, me fait rire. On dirait un disque de variété. J’adore l’histoire de cet album. Il paraît qu’à sa sortie, il était orné d’un sticker portant l’inscription « Number of hits : none ».

Tu fais aussi partie du collectif marseillais Microphone Recordings. Comment s’est passée votre rencontre ?
Quand je me suis installé en France, je continuais de m’occuper de la partie musique d’un site argentin et je cherchais à connaître la scène locale pour pouvoir en parler et organiser des concerts. La première personne que j’ai rencontrée, c’était Philippe Petit, bien connu avec ses labels Pandemonium et Bip-hop. Il m’a conseillé d’aller au GRIM écouter Lightning Bolt qui y jouait la semaine suivante, mais également d’aller à l’Embobineuse voir Oh! Tiger Mountain… Je suis donc allé voir tous ces gens, on a organisé des concerts avec ma femme (les soirées Sonic Boom à l’Enthröpy), notamment avec O!TM, qui a attiré un monde incroyable. Ensuite, j’ai rencontré Johnny Hawaii… Maintenant, mon disque fait partie de leur catalogue. Quand on parle de Microphone Recordings, les gens savent de quels artistes il s’agit, donc c’est plutôt cool.

Où en es-tu avec tes projets ?
En ce moment, je suis en train de copier des cassettes à la maison, j’en ai trouvé trente ! Je prépare une nouvelle sortie, Dead to Bono, Back To Mono, répertoriant dix ans d’enregistrements. Une face correspondant à 2001, l’autre à 2011.

Bono est au courant ? Tu n’as pas peur d’un procès ?
Non. Au contraire, c’est lui qui m’a conseillé ce titre (rires) ! En fait, il a dit une grosse connerie la semaine dernière et ça m’a énervé. Il disait défendre la loi SOPA, qui est en train de passer aux Etats-Unis… Déjà que je trouvais le mec dégueulasse à la base… Il est multimilliardaire, il ne sait pas de quoi il parle.

Justement, les albums de Los Alamos, Moondawn et Eastern Committee sont distribués gratuitement sur Bandcamp…
Effectivement, j’avais même mis mes albums en téléchargement sur Megaupload, mais maintenant, c’est foutu. Merci Bono !!! Ça me rappelle 2001, lorsque Metallica a intenté un procès contre Napster. Ça m’a rendu furieux. J’en ai jeté leurs albums à la poubelle ! Le téléchargement gratuit a permis aux petits artistes de se faire connaître de manière indépendante, et de démocratiser le rock.

Revenons-en à tes sorties futures…
J’aimerais trouver un distributeur pour mes albums, pour qu’ils sortent en vinyle. J’ai envoyé des disques un peu partout, même au Japon ! D’ici le mois d’avril, j’ai dix dates prévues entre Paris, Lyon, Toulon… et après, je pars en Argentine avec Los Alamos. J’en profiterai aussi pour faire quelques dates en solo dans la périphérie de Buenos Aires. J’ai aussi un autre disque qui devrait sortir après la tournée si quelqu’un est intéressé. Ce sont six morceaux enregistrés pour Neoliberalisme lors des mêmes sessions au GRIM, et celui-là sera titré en espagnol, de façon critique envers l’église catholique : Visiones de Una Iglesia en Llamas. Mon pote Samy, qui a fait le mixage, trouve que ça ferait un super titre de black metal (rires) : Visions of a Church in Flames !

Ça va faire de toi le Burzum argentin1
(rires) En Argentine, il y a ce plasticien, León Ferrari, qui fait de la sculpture et des installations sonores. Son fils s’est fait tuer dans les années 70 par les militaires. Chose courante. L’année dernière, il a fait une expo à Buenos Aires avec des images de Jésus et de la Vierge. Une expo qui a beaucoup choqué, un peu comme le Piss-Christ de Serrano à Avignon. Et le maire a interdit l’exposition. Il faut savoir que le maire de Buenos Aires a un pouvoir très important, lié avec les extrémistes religieux. Même si l’Argentine est devenue une démocratie, il y a toujours des groupes de pression extrémistes. Ce sont des choses que l’on retrouve aussi dans d’autres démocraties…

Pour finir, quels concerts t’ont marqué ces derniers temps ?
L’année dernière, j’avais vu Godspeed you! Black Emperor et ça a été une grosse claque. Plus récemment, j’ai adoré le concert d’High Wolf à l’Embobineuse pour le festival Nuit d’Hiver du GRIM, mais aussi William Tyler à l’Enthröpy, un concert avec plus de chiens que de personnes dans la salle ! (rires)

Propos recueillis par Nicolas Debade
Photo : Julia Lopez

Rens. www.myspace.com/moodawnmusic

En concert avec Yann Sonic, Sunday Sunday !! et Cavale le 8 à l’Enthröpy (1 rue Consolat, 1er).
Rens. www.enthropy.fr
En concert avec Le Groupe de Bamako, le 11 à la Tapis Vert Gallery (41 rue du Tapis Vert, 1er).
Rens. 06 77 61 09 97

  1. Projet solo de black metal du Norvégien Varg Vikernes, condamné en 1994 pour incendie volontaire de quatre églises []

Confipop, premier chipmusicien marseillais

Publié le 07 fév 12 dans Musique

Confipop

Le grand détournement

Il ne s’agit pas ici de s’extasier sur le fait de pouvoir sortir des albums et d’assurer des concerts rien qu’avec une Gameboy, bien que cela soit passionnant. Non, ce qui nous intéresse, c’est Confipop, premier chipmusicien marseillais. Pas si pop que ça.

Aujourd’hui, trop de gens font de la micromusic. Internet a fait exploser les chiffres. Parcourez les grands sites du genre comme 8bc.org (8bitcollective) et constatez comme il est facile de s’y perdre. Du moins, composer sur Gameboy est à la portée de toutes les bourses. On s’en tire pour moins de cent euros. La persévérance, le travail et la volonté, c’est une autre affaire. Car s’il est facile de trouver un pseudo et de balancer trois morceaux composés à la va-vite sur le Net, il est plus délicat de lancer et de promouvoir un contre-courant musical à l’échelle locale. En ce domaine, Confipop en connaît un rayon : « On n’a pas trop à se plaindre de l’accueil marseillais lorsque l’on souhaite organiser des soirées micromusic, on aimerait bien avoir accès à de plus grandes salles, mais c’est à nous de se bouger pour ça », précise-t-il. Avec son association, le Micromusic Marseille Head Quarter, qu’il a lui-même fondé il y a six ans avec des amis comme Dubmood, il porte haut les couleurs de la culture 8bit régionale à coups de concerts (du Lounge à l’Espace Julien) et d’ateliers (notamment pour Aires Libres). « Je ne suis pas un gamer à la base, je viens de la techno. La micromusic m’a attiré pour son esthétique très particulière. J’ai eu envie de travailler ces sonorités qui n’étaient pas trop exploitées à l’époque. Et puis beaucoup de musiciens techno font de la musique en se croyant libres alors qu’ils sont tributaires de machines trop adaptées, et que tout le monde possède. » Ce qui n’est pas le cas lorsque l’on compose sur des logiciels pirates considérablement limités dans leurs fonctions, comme le séquenceur LSDJ, conçu pour fonctionner sur Gameboy sans les licences Nintendo, évidemment. « Il y a tellement peu de fonctions sur Gameboy que c’est à toi d’en faire quelque chose de bien, et non l’inverse. » Mais tenons-nous en à Confipop, l’homme derrière la machine, autant influencé par les Spiral Tribe et Goto 80 que par les musiques pour « enfants-adultes » de Gangpol & Mit et Jean-Jacques Perrey. On entrevoit d’ailleurs toutes ces influences dans ses morceaux, véritablement uniques, de joyeux OVNI même au sein du mouvement dont il fait partie, parfois malgré lui : « Je ne m’inclus pas vraiment dans un certain penchant du mouvement micromusic. Un penchant très pop, grandiloquent, souvent composé de gamers et d’autres nostalgiques des années 80. Après, chacun fait ce qu’il veut. Il en faut pour tous les goûts… Le seul danger, c’est que la hype pille des artistes moins connus du grand public et font de la tune en les samplant, comme Cristal Castles l’a fait avec le micromusicien Covox. » Par chance, ce n’est pas encore arrivé à notre ami marseillais. Et puis qu’ils aillent se faire voir, les voleurs à la mode : entre structures techno modernes et sonorités datant des débuts de l’ère digitale, la musique de Confipop lui permet surtout de faire la fête. « Il y a du punk dans le fait de mettre une Gameboy dans sa poche et de partir jouer avec en concert. » Du punk, et du fond : en se questionnant constamment sur les rapports entre art et technologie, il a développé toute une réflexion philosophique sur la décroissance, synthétisée dans ses consoles de jeux vidéo obsolètes (cinq euros aux Puces) et ses jouets modifiés à son image (circuit bending). « Je ne tente pas d’enjoliver un son qui gratte. Bien au contraire, je veux gratter dans le numérique, dans la machine, pour l’exploiter à fond. » Ses pratiques font de lui l’Antéchrist parfait de l’uniformisation technologique imaginée par Apple. Il tient d’ailleurs à nous montrer sur son ordinateur ce sur quoi il s’amuse depuis peu. Pas un jeu à proprement parler mais Extratone, un genre musical consistant, entre autres, à tailler dans le code des clips de Madonna, Britney Spears et autres popstars outrancières pour les démolir de façon jouissive, et en extirper les vérités qu’ils s’évertuent à conchier. Mais revenons-en à la micromusic, pour conclure : « Ce qui me plaît tout particulièrement, c’est le fait que partout dans le monde, il y ait des passionnés qui, comme nous à Marseille, organisent des Microparties avec 100/150 personnes et font vivre une vraie sous-culture, intéressante, intelligente, moderne, qui réunit plein de choses, qui sait d’où elle vient et qui fait ça pour pas un rond. »

Texte et photo : Jordan Saïsset

Rens. www.confipop.com

En concert avec Debmaster et MFPinpinCoco le 16 à l’Embobineuse (11 boulevard Bouès, 3e).
Rens. www.lembobineuse.biz

Confipop

Short Cuts 293

Publié le 07 fév 12 dans Musique, Short Cuts

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Yann Sonic + Sunday Sunday!! + Moondawn + Cavale > le 8 à l’Enthröpy
Ok, c’est le jour de la sortie de Ventilo, mais comme aujourd’hui vous n’avez rien de prévu, il ne vous reste qu’à réserver votre soirée à l’Enthröpy. Au programme : deux extrapolations folk. Moondawn (cf. p. 6 pour l’interview) et Cavale (projet solo du chanteur de N-Twin), l’indie-rock à tendance lo-fi de Sunday Sunday!! (à ne pas confondre avec Conger!Conger!) ou la noise expérimentale de Yann Sonic. Il y en aura pour tous les goûts dans cette soirée offrant à voir ce que le scène rock DIY locale fait de mieux.
www.enthropy.fr
ND

François & the Atlas Mountains (Incisifs #2) > le 9 au Théâtre des Salins (Martigues)
Révélation française de la rentrée au rayon « indie », François Marry et ses trois compagnons de jeux viennent de franchir un certain palier : donner une progéniture à Dominique A, en le faisant copuler avec la crème de la scène pop moderne. Forcément métis, l’enfant se love dans un duvet de guitares ligne claire, de percussions exotiques et de groove alangui. Pour peu qu’il ne braille pas une fois arrivé sur scène, n’hésitez pas à lui donner beaucoup d’écoute.
E Volo Love (Domino)
PLX

Egrégore + eRikm + Etienne Jaumet (Reevox) > le 10 au Cabaret Aléatoire
Le festival Reevox, imaginé par le GMEM et le Cabaret, est à l’image de cette soirée à deux visages. Expérimental, avec le Marseillais eRikm, qu’il n’est plus utile de présenter derrière ses platines compulsives, et Egrégore, appétissant projet en forme de « symbiose entre le son et l’image ». Dancefloor, avec la moitié de Zombie Zombie, accro à la Kosmische Musik, à la techno et aux vieux synthés. In fine, ce n’est plus un parcours, mais bien la course aux étoiles.
www.gmem.org
JSa

Caravaggio + Acid Washed + Bruit Fantôme (Reevox) > le 11 au Cabaret Aléatoire
Soirée de Clôture du festival Reevox où cohabitent différentes façons d’appréhender l’électronique. On commence avec Caravaggio, groupe qu’on ne peut cantonner à un style, voguant entre free-jazz, metal progressif et électroacoustique… La soirée évolue avec Acid Washed et son électro mélangeant vieux synthés analogiques et nouvelles techniques de traitements sonores, un peu dans la même veine qu’Arnaud Rebotini. Cristallisée par un set de Bruit Fantôme, la soirée s’achèvera ensuite en une grande faille spatiotemporelle.
www.gmem.org
ND

AVANT_RIAM > le 11 à l’Espace Julien
Ayant décalé ses RIAM en octobre et ne voulant pas nous laisser que les yeux pour pleurer, l’association Technè propose les Avant_RIAM. En attendant impatiemment Murcof & Philippe Petit (le 6 mars), elle joue la carte de l’électro colorée, entre le beatmaker hip-hop/electronica 9th Cloud, Débruit et son hip-hop électro-ethnique, ainsi que les nouveaux venus Idéal Corpus, plus grime fluo que baile funk. Mais également celle de l’expérimentation, avec Plapla Pinky, ou lorsque « Timbaland rencontre Stockhausen » !
www.riam.info
JSa

Vision - Electronic Music Event > le 11 au Dock des Suds
Le Dock des Suds est un habitué des gros rendez-vous qui réunissent techno, house, dubstep et electronica en une même mêlée. Entre la Nuit Rouge, la Distropunx Party, We Are Together ! et cette nouvelle soirée, signée Vision Music, les insomniaques amateurs de bains de foule sont plutôt bien servis. Inutile de dérouler le line-up de l’évènement : trop long. Contentons-nous de préciser l’investissement de trois scènes et de plusieurs after… De quoi danser sans problème jusqu’à dix heures du mat’.
JSa

Ijahman Levi + I Wayne + Fantan Mojah > le 14 à l’Espace Julien
Pour une fois que l’on peut éviter le sempiternel resto/chandelles de la Saint Valentin… L’Espace Julien propose un joli plateau reggae avec notamment Ijahman Levi qui, du haut de ses trente-six albums et en continuant de bâtir sa légende débutée il y a bientôt quarante ans, demeure le pape du reggae roots. Accompagné de I Wayne, figure du new roots, et Fantan Mojah, rejeton de la David House de Capleton, ils viendront nous rappeler à quel point il est difficile de ne plus fumer dans l’Espace Julien.
www.espace-julien.com
DO

Frédéric Nevchehirlian & Infinite Livez > le 14 à Seconde Nature
En fin d’année dernière, nous avions dit tout le bien que nous pensons du dernier projet en date de Frédéric Nevchehirlian. La sortie de son album, une mise en musique de textes de Prévert, nous avait même permis de le rencontrer et de nous livrer à une interview que vous pouvez retrouver sur notre site Internet… Ce soir, il partagera une affiche détonante avec le Britannique Infinite Livez, prodige électro signé chez Ninja Tune, autant à l’aise avec un micro que derrière les platines.
Frédéric Nevchehirlian - Le Soleil brille pour tout le monde ? (L’autre Distribution)
SV

Hangtime Awards 2011 > le 17 au Cabaret Aléatoire
A l’origine des Hangtime Awards, Mars Blackmon, animateur de l’émission Hangtime sur Radio Grenouille. Le principe : le public choisit les artistes qu’il veut voir programmés dans la catégorie groove/soul/funk. Les vainqueurs sont donc à l’affiche, activistes human beat box, funk et hip-hop US. A noter tout particulièrement la venue de Mr President (carrément old school) qui, une fois nommé « Best first album », s’est retrouvé dans « l’obligation » de monter son premier… live. Il n’y aura donc pas plus exclusif.
www.radiogrenouille.com
JSa

Matt Elliott > le 19 à L’Embobineuse
Quel est le point commun entre la délicatesse de ce songwriter d’exception et un lieu ostensiblement trash comme l’Embobineuse ? Mystère… Il n’en demeure pas moins que si vous avez envie de découvrir en avant-première la teneur mélodique de The Broken Man, nouvel album de Matt Elliott au minimalisme affiché, il vous faudra franchir les portes de l’Enfer. Celui que l’on préfère.
The Broken Man (Ici d’ailleurs)
Nas/im

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