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Festiv’Anges à Klap La Mécanique des ombres de Naïf Production

Festiv’Anges à Klap

La jeunesse, c’est dans la fête

 

À la Maison pour la danse, chez Klap, l’heure est venue de la quatrième édition de Festiv’Anges, festival de danse tout entier dédié à la jeunesse, cette entité polysémique qui trouvera de nombreuses occurrences dans une programmation décidément bien étoffée.

 

Déjà, le dernier week-end de novembre, l’enfance se pressait dans le hall de Klap pour en parer les murs de gestes dansés et dessinés. Festiv’Anges se préparait doucement à recevoir du public avec cette action participative qui mariait danse et dessin. Qui mariait également Klap et Fotokino, puisque l’action proposée aux familles par l’artiste d’origine israélienne Yivat Gat résulte d’un tir croisé de Festiv’Anges et de Laterna Magica, le festival de Fotokino, dont nous parlons par ailleurs dans ce numéro… Et puis, le 28 novembre, Festiv’Anges ouvrait ses portes. C’est Germaine Acogny qui entamait les festivités avec son spectacle À un endroit du début. La chorégraphe venait aussi défendre son école menacée de fermeture. Située à Dakar, l’École des Sables est un endroit unique où viennent se former les futurs tenants de la jeune danse contemporaine africaine ; c’est donc très logiquement que l’équipe de Michel Kelemenis faisait le choix, lors de cette soirée d’ouverture, de contribuer à défendre son existence.

Festiv’Anges est en quelque sorte un temps de cristallisation de l’action de Klap tout au long de l’année : soutien aux artistes et ouverture aux publics de demain, les enfants. « Nous sommes plus un lieu de création qu’un lieu de diffusion, explique Jorris Besson, chargé de communication de la compagnie. Nous avons pour vocation de soutenir les artistes dans l’acte de création en leur proposant une aide financière, technique ou bien une mise à disposition des lieux. Toute l’année, nous accueillons des compagnies en résidence. Nous faisons également un gros travail d’ouverture vers la jeunesse, notamment en travaillant avec les écoles du quartier (Saint-Mauront, NDLR). » Nous retrouverons donc avec un plaisir non dissimulé d’anciens résidents, comme ceux de Naïf Production (Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne et Lucien Reynès) qui reviennent avec La Mécanique des ombres.

Si cette année, la programmation est si étoffée, c’est aussi grâce à la participation d’institutions et autres lieux homologues de Klap qui « partagent notre vocation pour la jeunesse ». Nous avons déjà cité Fotokino, et nous pourrions y ajouter la Famille Zen, qui proposera des ateliers gestuels aux touts petits, ou bien le Théâtre Massalia, partenaire de longue date qui contribue à la programmation avec Ce qui nous vient de loin, c’est la curiosité pour le monde de Katy Deville (Théâtre de Cuisine). Et nous pourrions encore citer une foule d’autres rencontres enthousiasmantes sur scène et par la danse. Celle entre Liam Simeonov, élève à l’ENSDM (École Nationale Supérieure de Danse de Marseille) et la grande chorégraphe japonaise Kaori Ito, qui signe Pour Liam, pour lui. Celle entre Manon Avram (collectif KO.com) et de jeunes adultes du CIERES (Centre d’Innovation pour l’Emploi et le Reclassement Social) dans Chacun sa place, une pièce qui questionne une identité à l’épreuve de l’intégration. Celle, bien sûr, entre Michel Kelemenis et les jeunes danseurs de la formation Coline de Istres dans Faire Feu, ou encore celles entre le public et Olivier Dubois avec 7 x rien ou Yuval Pick avec PlayBach. Bref, cette année, que du beau monde.

 

Frédéric Vaysse

 

Festiv’Anges : jusqu’au 21/12 à Klap, Maison pour la danse (5 avenue Rostand, 3e).
Rens. : 04 96 11 11 20 / www.kelemenis.fr

Le programme complet de Festiv’Anges ici