Le prochain MGMT déboule le mois prochain. Tout le monde semble l’attendre avec fébrilité, mais certains oublient un peu vite le syndrome du deuxième album qui pourrait faire pschiiit. En attendant, deux groupes font parler d’eux dans le même registre, celui d’une pop psyché bien en prise avec son temps… Eux viennent de transformer l’essai du premier album. Les Danois de Oh No Ono ressuscitent la grandiloquence d’Abba et Supertramp, quand les New-Yorkais arty de Yeasayer propulsent Duran Duran en 2030 : oh non oh non ? Oh oui, dites oui !
PLX
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Anachronisme aussi charmant que leurs mèches folles, les quatre Texans de Strange Boys ont, comme à l’époque, un tout petit son, des guitares qui fusent et quelques mélodies achetées d’occasion à de vieux bluesmen du Sud. Tout cela rappelle bien évidemment les belles heures du freak-rock 60’s avec dans le rôle des modèles The 13th Floor Elevators, pour l’acidité,nas/im
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A la manière d’Herman Düne, ce side-band néozélandais d’un membre des Ruby Suns et des Brunettes façonne une pop directe, quasi évidente. Sauf qu’ici, les références sont apparentes. Cet album dispose ainsi d’autant de chansons que d’influences presque embarrassantes : Beatles, Beach Boys, Four Seasons, Supergrass, Of Montreal… Rien ne manque à cette anthologie de la pop sautillante à base de chœurs et de reverb. Du coup, pour toucher du doigt sa personnalité (qui ne manque pas), il faudra l’écouter encore et encore. Dieux de la pop, pardonnez nos offenses.
JS
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Pour les non pratiquants, le Robert Johnson est un des rares temples européens de la house haut de gamme. Preuve en est, ce quatrième volume de la série de « lives » enregistrés entre ses murs. Impeccablement mixée par deux résidents, une sélection intemporelle et deep de morceaux quasiment tous inconnus, impossibles à dater si ce n’est en lisant le livret. Ou en décelant les craquements des vinyles, qui trahissent l’âge « mature » de certaines pièces, et confèrent à ce mix parfait le charme irrésistible de l’authenticité.
JPDC
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Le jeune surdoué de la vague pop/folk semble s’être défait de la posture alternative qui a fait son succès au sein des Moldy Peaches pour revêtir un nouveau costume de crooner désabusé lui sieyant à merveille. Bien qu’enregistré à Los Angeles, cet album englobe tout ce qui fait le charme magnétique du rock décadent made in NYC, des vicious songs de Lou Reed aux plaintes arty/junky des Modern Lovers produites par John Cale. Plus rock que ses précédents opus, Minor love permet ainsi à Adam Green de franchir un palier décisif, celui d’une certaine maturité électrique. Imparable !
Si on l’associe volontiers à l’internationale folk qui sévit depuis quelques années des deux côtés de l’Atlantique, Turner Cody demeure avant tout un excellent songwriter qui sait se démarquer du tout venant acoustique. Loin de l’esthétique éthérée de ses contemporains, le dernier album du New-Yorkais impressionne autant par son écriture que par son orchestration riche et chaleureuse — écoutez les cuivres ! — qui rappellera aux plus anciens la richesse oubliée d’un Don Mc Lean. Au rayon folk, nous tenons certainement là un des plus beaux disques de ce début d’année 2010.
nas/im
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Après cinq ans d’absence, on désespérait d’avoir enfin des nouvelles des Barcelonais. Avec The Neighbourhood, TSD délaisse la furie punk-rock et garage qui enflammaient les scènes pour livrer un de ses albums les plus souls, les plus posés. En découle un disque mature, rock et groovy, toujours teinté “blackxploitation”. Dans le même genre, on attendait également le premier album de The Lost Communist. Ils nous régalent donc de treize titres dans la lignée de leur maxi, formant un savant mélange de pop sixties, soul et rock. Une filiation avec Manchester ? Raté, ils sont limougeauds, mais se payent le luxe d’un parrainage de choix en la personne de Matt Verta-Ray, acolyte de Jon Spencer, à la prod… Classe.
dB
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« Mais on dirait Shine on you crazy diamond… et là ça sonne comme Red de King Crimson ! » On se demande bien comment le contrebassiste de feu E.S.T, jazz-band suédois, a pu se retrouver en de si lunaires contrées. Loin de s’arrêter en si bon chemin, il croise ensuite le post-rock et délivre des morceaux d’une complexité sonore telle que les Tortoise eux-mêmes l’adouberaient. Et si certains raillaient la récente tendance « jazz-ifiante » de ces derniers, le Tonbruket en séduira beaucoup avec les attributs-mêmes du jazz : la profusion des notes et l’élégance de la facture.
JS
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Un prince se lance à la recherche de son ancien maître d’armes, porté disparu en tentant de replacer une relique maudite sur l’autel qu’elle n’aurait jamais dû quitter, au fin fond d’un lointain royaume. KF 4 plonge le joueur dans la solitude d’un univers médiéval et fantastique aux environnements variés mais recélant une multitude de pièges et de trésors. Les différentes créatures, très hostiles, ne sont pas dotées d’un QI des plus élevés, mais n’en restent pas moins très dangereuses par leur puissance. Les affrontements excluent donc toute notion de passage en force en obligeant le joueur à attendre entre deux attaques. Frustrants de prime abord, ces combats passablement schématiques renforceront la crainte de cet univers inhospitalier. Et ce ne sont pas les rares marchands, ne pensant qu’à vider la moindre bourse tout en ne proposant qu’une quantité limitée d’objets, qui apporteront un quelconque réconfort. Cohérent, atypique, unique, l’univers de King’s Field 4 mérite le détour pour les joueurs patients à la recherche de défis.
Sam n’est pas un comique : c’est un brave Américain qui a été catapulté avec sa pétoire en Egypte antique pour sauver le monde d’une improbable invasion extra-terrestre ! Si un tel pitch aurait pu faire redouter une énième pochade à la gloire des valeureux GI’s, il s’agit en fait d’une véritable parodie de jeu guerrier. Tout, dans Serious Sam, est joyeusement démesuré. Déambulant dans d’immenses décors, vous affrontez avec un arsenal gigantesque des ennemis qui se ruent sur vous par paquets de cinquante. Parmi ces armes, des colts, un canon napoléonien, un lance-roquettes et une tourelle laser, qui ne dépareilleront pas quand il s’agira de dessouder de grotesques cohortes de harpies, de kamikazes sans tête et de géants verts à quatre bras. Votre héros en marcel blanc ponctuera quant à lui ses exploits de vannes bien grasses comme Hollywood n’ose plus en pondre. Classique du jeu vidéo datant tout de même de 2001, Serious Sam ressort aujourd’hui en version HD, en téléchargement pour PC sur Steam et pour Xbox360 sur le XBOX Live Arcade.
TV
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