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	<title>http://www.journalventilo.fr</title>
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	<description>** Toutes vos sorties, tous les 15 jours ** Marseille + Bouches du Rhône</description>
	<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:24:50 +0000</pubDate>
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		<title>Retour Nashville Pussy + Headcharger au Poste à Galène</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 15:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Chattes sur une scène brûlante
Au cœur d&#8217;une tournée européenne chargée,  les Américains du quatuor Nashville Pussy en ont profité pour faire hurler leurs guitares dans le Poste. Fondé dans les années 90 en Géorgie autour du couple Blaine Cartwright (guitare/chant) et Ruyter Suys (guitare), le groupe propose un alliage délicieux entre cavalcades électriques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Chattes sur une scène brûlante</p>
<p>Au cœur d&#8217;une tournée européenne chargée,  les Américains du quatuor Nashville Pussy en ont profité pour faire hurler leurs guitares dans le Poste. Fondé dans les années 90 en Géorgie autour du couple Blaine Cartwright (guitare/chant) et Ruyter Suys (guitare), le groupe propose un alliage délicieux entre cavalcades électriques à la Motörhead, solos à la ACDC et sons sudistes teintés de blues à la Lynyrd Skynyrd… Autant dire un rock&#8217;n'roll pur sucre, efficace et survolté, sans fioritures ni expérimentations. <em>Sex, fun &#038; rock&#8217;n'roll</em>, telle est leur devise.</strong></p>
<p>Un lundi soir de février en pleine Sibérie marseillaise… Les amateurs se sont déplacés en masse pour venir secouer la tête dans l&#8217;ambiance chaleureuse du Poste. Un public hétéroclite, aussi bien composé de punks, de skinheads, de <em>psychobillys</em> que de metalleux s’entasse petit à petit au cœur de la fosse. En effet, depuis leur passage en 1998 dans feu <em>Nulle Part Ailleurs</em> sur Canal+, les Chattes de Nashville jouissent d&#8217;une certaine notoriété auprès du public français.<br />
Après une première partie un peu fade, assurée par le groupe normand Headcharger, sur lequel il n&#8217;est pas la peine de s&#8217;étaler, c’est enfin l’heure ! Casquette à grillage, moustache de biker et tee-shirt Judas Priest, Blaine Cartwright fait son apparition avec un look redneck de circonstance, tandis que l’icône sexy Ruyter Suys se lance dans des solos de guitare frénétiques devant un public déjà déchaîné. Comme possédée, elle secoue sa tignasse et son décolleté plongeant en déchirant l&#8217;atmosphère de ses riffs sauvages. Le groupe maltraite ses instruments, tandis que Blaine éructe de sa voix éraillée sur des titres tels que <em>Go To Hell, Why Why Why, I&#8217;m So High, Keep on fuckin&#8217;</em> ou Go Motherfucker Go. Aucune pause entre les chansons, sauf pour s&#8217;ouvrir une petite bière… Au final : un set d&#8217;une heure et demie de pure jouissance rock&#8217;n'roll face à une salle surexcitée. On sent tout de même poindre une baisse de régime par rapport à leur dernier passage au Cabaret Aléatoire, en 2006. C&#8217;est triste mais même les rockeurs vieillissent&#8230; Ne désespérez pas, loin de se laisser abattre, les quatre Sudistes offrent encore des shows de première classe. En fait, <em>Nashville Pussy</em> est une sorte de drogue dure. On est déjà en manque.</p>
<p>Daniel Ouannou</p>
<p>_Les Nashville Pussy étaient en concert avec Headcharger le 6 février au Poste à Galène (10 rue Ferrari, 5<sup>e</sup>).<br />
Rens. 04 91 47 57 99 / <a href="http://www.leposteagalene.com ">www.leposteagalene.com<br />
</a></p>
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		<title>Musique(s), on tourne ! à la Cité de la Musique</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:56:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[La Musique du hasard
Très présente depuis quelques années dans le paysage local de la diffusion cinématographique, la structure Peuple &#038; Culture Marseille nous invite à la Cité de la Musique et au Polygone Etoilé pour deux soirées autour des rapports qu’entretiennent la musique et le cinéma.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, le réseau Peuple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Musique du hasard</p>
<p>Très présente depuis quelques années dans le paysage local de la diffusion cinématographique, la structure Peuple &#038; Culture Marseille nous invite à la Cité de la Musique et au Polygone Etoilé pour deux soirées autour des rapports qu’entretiennent la musique et le cinéma.</strong></p>
<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/cine%20Off%20The%20Road.jpg"  alt="cine%20Off%20The%20Road.jpg""  style="float:right;border:none;margin-left:10px" title="" />Au sortir de la seconde guerre mondiale, le réseau Peuple &#038; Culture commence à essaimer en France, bâtissant une utopie libertaire (devenue depuis bien réelle) visant à apporter le savoir, la connaissance des arts, le plaisir et l’utilité de la culture (terme aujourd’hui galvaudé et vidé de son sens) à un public trop longtemps abandonné par les arcanes de l’éducation. La plupart des pratiques artistiques y sont représentées, dont évidemment le cinéma. D’autres structures d’éducation populaire assumeront leur filiation directe à Peuple &#038; Culture, à l’instar des Groupes Medvedkine, via l’implication de cinéastes tels Chris Marker, Joris Ivens ou Jean-Luc Godard, au sein du CCPPO, dans le désir de (re)nouer le lien entre l’ouvrier et la culture. Près de soixante-dix ans plus tard, les modes d’échange ont bien sûr évolué, mais l’implication de Peuple &#038; Culture ne se dément pas, comme le prouve la fourmillante activité du réseau Marseille, pourtant créé récemment, en 2003. Un rapide coup d’œil sur le site nous permet de mesurer la densité des propositions, dont celles qui retiennent notre attention pour cette quinzaine : deux soirées autour, entre autres, de la vidéaste Manon de Boer (déjà rencontrée au détour du FID), et plus généralement de la porosité entre formes cinématographiques et formes musicales. La première, à la Cité de la Musique, est exclusivement consacrée à cette artiste d’origine néerlandaise (mais née en Inde), qui développe les voies possibles de la représentation musicale à l’écran, usant pour ce faire de différents médiums : la vidéo, l’installation plastique ou le portrait filmé. Cette approche visuelle reste assez rare, ou trop souvent malhabile. Capter l’instant de grâce où un musicien, un lecteur ou un danseur s’abandonne pleinement à son art est une gageure que relève avec brio Manon de Boer, qui a l’intelligence de ne jamais tomber dans la simple captation. On se souvient déjà que Peter Greenaway avait réalisé cette prouesse dans sa superbe tétralogie <em>Four American Composers</em>, où se croisaient Philip Glass, John Cage, Meredith Monk et Robert Ashley. Comme le rappelle la vidéaste, il est « <em>fascinant d’observer le visage de quelqu’un qui lit, qui joue de la musique ou qui pense, parce que ce sont des moments où les gens semblent oublier leur “visage social” étant si concentrés par leur activité intérieure ; des moments dans lesquels un espace mental se reflète sur le visage — la surface entre l’intérieur et l’extérieur.</em> » Quatre films seront proposés, autour des compositeurs George Van Dam, Frederic Rzewski ou John Cage. Une dizaine de jours plus tard, Peuple &#038; Culture s’invite au Polygone Etoilé afin d’approfondir cette proposition, via la projection du film de Laurence Petit-Jouvet, <em>Off The Road</em>, parcours empreint de liberté le long de toutes les routes américaines, en compagnie du grand Peter Kowald, contrebassiste free jazz de génie.</p>
<p>Texte : Emmanuel Vigne<br />
Photo : <em>Off The Road</em></p>
<p>Musique(s), on tourne ! : le 9 à la Cité de la Musique (4 rue Bernard Duboic, 1er) et le 18 au Polygone Etoilé (1 rue Massabo, 2e).<br />
Rens. 04 91 39 28 28 / <a href="http://www.peuple-culture-marseille.org">www.peuple-culture-marseille.org</a></p>
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		<title>Polar en Lumières au Cinéma Les Lumières</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:53:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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Polars X
Le cinéma Les Lumières, à Vitrolles, accueille pour la troisième année consécutive le bien nommé festival Polar en Lumières, exclusivement consacré à ce genre protéiforme, passionnant, qui a profondément marqué les arts du XXe siècle. Petit tour d’horizon.
On se souvient de l’engagement du cinéma vitrollais lors des sombres années frontistes. Aujourd’hui, ce petit mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/cine-Les-Chants-de-Mandrin.jpg"  alt="cine-Les-Chants-de-Mandrin.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Polars X</p>
<p>Le cinéma Les Lumières, à Vitrolles, accueille pour la troisième année consécutive le bien nommé festival Polar en Lumières, exclusivement consacré à ce genre protéiforme, passionnant, qui a profondément marqué les arts du XX<sup>e</sup> siècle. Petit tour d’horizon.</strong></p>
<p>On se souvient de l’engagement du cinéma vitrollais lors des sombres années frontistes. Aujourd’hui, ce petit mais non moins charmant cinéma municipal accueille pour la troisième année le festival Polar en Lumières, qui s’est donné pour but d’explorer le genre via la littérature, le théâtre, la musique et, bien évidemment, le cinéma. La manifestation s’est dotée d’un parrain permanent en la personne de Serge Scotto (accompagné du chien Saucisse), et d’un invité spécial, Patrick Raynal, écrivain et scénariste, personnage incontournable du polar « made in France ». Comme cela reste souvent le cas dans ce type d’événement régional, les organisateurs ont le souci de jongler entre exigence cinéphilique et manifestation familiale ouverte à tous publics. La programmation oscille ainsi entre vraies découvertes et propositions plus anecdotiques. Le genre a pourtant offert au cinéma ses plus belles pages (on pense à <em>Kiss Me Deadly</em> d’Aldrich ou au <em>Grand Sommeil</em> de Hawks). Parmi les projections plus secondaires de cette troisième édition de Polar en Lumières, citons <em>Les Lyonnais</em> ou <em>Omar m’a tuer</em>, pas franchement indispensables, mais arrêtons-nous sur les petites perles de l’événement, à commencer par une soirée spéciale cinéma grec, et la diffusion de trois films inédits contemporains, piochés dans une cinématographie qui a parfois du mal à franchir les frontières. Autre surprise : l’équipe invite Philippe Carrese, écrivain, cinéaste, musicien et dessinateur (ouf !), souvent cité dans ces colonnes, pour l’avant-première de son dernier opus, <em>Cassos</em>, polar tourné à Berre l’Etang. Parmi les invités de marque, citons également la présence du trop rare Rabah Ameur Zaïmèche, qui confirme, avec son sublime <em>Les Chants de Mandrin</em>, son statut de très grand cinéaste au sein d’une production hexagonale souvent trop convenue. Au menu des réjouissances cinématographiques, le spectateur curieux aura également l’occasion de (re)voir <em>Le Poulpe</em>, présenté par Patrick Raynal, le récent (et troublant) <em>Beau rivage</em>, en présence de son réalisateur Julien Donada, ou l’excellent Hitchcock <em>The Lodger</em>, proposé en ciné-concert.</p>
<p>Texte : Emmanuel Vigne<br />
Photo : <em>Les Chants de Mandrin</em></p>
<p>Polar en Lumières : jusqu’au 12/02 au Cinéma Les Lumières (Arcades de Citeaux, Vitrolles). Rens. 04 42 77 90 77 / <a href="http://www.cinemaleslumieres.fr">www.cinemaleslumieres.fr</a></p>
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		<title>Une bouteille à la mer (France – 1h39) de Thierry Binisti avec Agathe Bonitzer, Mahmud Shalaby, Hiam Abbass…</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:49:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[
Si loin, si proches
Tal Levine est une adolescente comme les autres qui vit à Jérusalem. Israélienne d’origine française, elle se pose des questions sur la guerre. Quand un kamikaze se fait exploser dans un café près de chez elle, Tal prend la plume pour s’adresser à un Palestinien imaginaire, racontant ses craintes et ses espoirs. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/cine-une-bouteille-a-la-mer.jpg"  alt="cine-une-bouteille-a-la-mer.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Si loin, si proches</strong></p>
<p>Tal Levine est une adolescente comme les autres qui vit à Jérusalem. Israélienne d’origine française, elle se pose des questions sur la guerre. Quand un kamikaze se fait exploser dans un café près de chez elle, Tal prend la plume pour s’adresser à un Palestinien imaginaire, racontant ses craintes et ses espoirs. Elle enferme sa lettre dans une bouteille qu’elle lance à la mer comme un S.O.S. Naim, jeune Palestinien du même âge, trouve la bouteille sur une plage de Gaza. Intrigué par la lettre, il décide d’envoyer un mail à la jeune fille. Commence alors une relation épistolaire entre les deux adolescents. Entre découverte, colère et sentiments, ils vont apprendre à se connaître et tisser des liens forts en dépit du mur qui les sépare. Sans jamais se rencontrer, Tal et Naim, alias « Gazaman », apprennent à grandir ensemble. Thierry Binisti, qui avait mis en scène Eric Cantona dans <em>L’Outremangeur</em>, s’attaque ici à un sujet particulièrement casse-gueule, le conflit israélo-palestinien. Avec cette adaptation du roman de Valérie Zenatti paru en 2005, <em>Une bouteille dans la mer de Gaza</em>, il évite intelligemment de traiter le sujet épineux de la guerre en se focalisant sur la relation des deux personnages. Bien que l’on sente le conflit qui imprègne les protagonistes en toile de fond, on se passionne volontiers pour cette histoire d’amour platonique et atypique. Grâce à la langue française (cocorico !) qu’il apprend pour séduire sa belle, Naim échappera à son destin, contrairement à Tal. La naïveté avec laquelle la guerre est traitée, jouant la carte des bons sentiments, fait de ce film un objet assez inoffensif. La magie réside dans la façon très fine de raconter la belle histoire qui lie les deux personnages en dépit du désaveu de leurs familles respectives. A défaut de déchaîner les passions, <em>Une bouteille à la mer</em> offre à voir une jolie rencontre et deux beaux comédiens&#8230; Et c’est déjà pas mal.</p>
<p>Daniel Ouannou</p>
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		<title>La Désintégration (France – 1h18) de Philippe Faucon avec Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Ymanol Perset…</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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Réactions enchaînent
! Sortie le 15/02 !
Une cité dans la banlieue de Lille comme il en existe des dizaines en France. Ali, un étudiant sans histoire, Hamza, un « Gaulois » converti à l’islam, et Nasser, un jeune qui flirte avec la délinquance, vont faire la connaissance de Djamel, trentenaire charismatique et manipulateur. Utilisant la frustration [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/cine-La-Desintegration.jpg"  alt="cine-La-Desintegration.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Réactions enchaînent</strong></p>
<p>! Sortie le 15/02 !</p>
<p>Une cité dans la banlieue de Lille comme il en existe des dizaines en France. Ali, un étudiant sans histoire, Hamza, un « Gaulois » converti à l’islam, et Nasser, un jeune qui flirte avec la délinquance, vont faire la connaissance de Djamel, trentenaire charismatique et manipulateur. Utilisant la frustration provoquée par une exclusion sociale qui semble sans issue, Djamel va endoctriner les trois garçons dans une radicalisation religieuse et politique, les poussant à s’engager dans le djihâd&#8230;<br />
Présenté à la Mostra de Venise l’an dernier, le treizième long-métrage de Philippe Faucon aborde un sujet particulièrement sensible. On pense à <em>We Are Four Lions</em> de l’Anglais Chris Morris. Mais la comparaison s’arrête là, car ici, point de comédie. Dans une mise en scène épurée, dénuée de musique et filmée au plus près des acteurs, il installe une tension omniprésente dans un milieu ghettoïsé où la société extérieure semble lointaine et déconnectée. A la manière d’un gourou, Djamel manipule ses proies avec un discours bien rodé, les éloignant progressivement de leurs espoirs, de leur famille et même de leur mosquée. Epaulé au scénario par le journaliste controversé Mohamed Sifaoui, auteur du documentaire<em> J’ai infiltré une cellule islamiste</em>, Philippe Faucon a pris le parti de faire un film assez court afin de resserrer et densifier son histoire. Mais ce qu’il gagne en rythme, il le perd peut-être à cause de certaines ellipses qui rendent quelque peu caricaturale la métamorphose des personnages. Le film s’avère par ailleurs très bien servi par ses acteurs. Professionnels (dont Rashid Debbouze, frère de…) ou amateurs, ils donnent une réelle épaisseur et une rare profondeur aux personnages via des dialogues percutants tombant souvent justes.<br />
Ce film-choc aux accents de polar porte un regard cru sur l’exclusion sociale, le désespoir et l’exploitation qui peut en être faite. </p>
<p>Daniel Ouannou</p>
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		<title>La Méditerranée  à la Galerie LAME</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Expo]]></category>

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		<description><![CDATA[
LAME de fond
Avec la Méditerranée pour cadre et l’âme voyageuse, la Galerie LAME entend faire bouillonner humblement le milieu de la photographie contemporaine.
Le lieu vient de naître. Dans cet espace sobre et modeste, les petits formats font le tour de la galerie comme autant d’escales du pourtour méditerranéen : Egypte, Syrie, Liban&#8230; Aux murs se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/expo-LAME-Geoffroy-Mathieu.jpg"  alt="expo-LAME-Geoffroy-Mathieu.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>LAME de fond</p>
<p>Avec <em>la Méditerranée</em> pour cadre et l’âme voyageuse, la Galerie LAME entend faire bouillonner humblement le milieu de la photographie contemporaine.</strong></p>
<p>Le lieu vient de naître. Dans cet espace sobre et modeste, les petits formats font le tour de la galerie comme autant d’escales du pourtour méditerranéen : Egypte, Syrie, Liban&#8230; Aux murs se mêlent, entre autres, les contemplations urbaines du photographe marseillais Geoffroy Mathieu, les femmes libyennes d’Axelle de Russé ou encore les questionnements de la Libanaise Dima Hajjar. De ces points d’ancrages et de réflexions se dégage la volonté affirmée des hôtes des lieux, Catherine Coudurier et Hervé Matras, de mettre à l’honneur la photographie contemporaine méditerranéenne, via cet espace d’exposition et d’échanges ouvert à chaque individualité et à la portée de tous. Ici, la photographie s’entend comme un art de proximité, un art populaire en somme&#8230;<br />
LAME naissante est déjà tournée vers l’avenir : les futures expositions (qui devraient se succéder au rythme d’une par mois) portent déjà de belles promesses. On pourra ainsi y découvrir le photoreportage insolite de Vincent Lucas sur les Picasso noirs de Cuba. Parti sur les traces des cousins métisses du maître, le photographe est revenu avec une véritable aventure romanesque sur pellicule. Une façon de mettre en scène la face cachée du peintre en jouant sur sa ressemblance avec son descendant cubain aujourd’hui âgé de 79 ans, Juan Antonio Pascual Picassso, surnommé « Il Negativo ». La galerie mettra en avant la qualité de ce travail avec des tirages grand format sur bâches. Autre territoire à découvrir, celui des punks et des cagoles : vaste programme en perspective !<br />
Du fond, de l’attraction et de la forme dès l’ouverture : la petite vague LAME est amenée à devenir grande.</p>
<p>Texte : Christelle Giudicelli<br />
Photo : Geoffroy Mathieu</p>
<p><em>La Méditerranée </em>: jusqu’au 15/02 à la Galerie LAME – Lieux Arts Méditerranée Europe (81 rue St Jacques, 6<sup>e</sup>).<br />
Rens. 06 63 03 36 41 / <a href="http://www.galerielame.com">www.galerielame.com</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Hérétiques Karting Buvard – HKB in TGV à la Tapis Vert Gallery</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Expo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nouvelle donne
RLBQ renaît de ses cendres (ou presque) sous le nom de Tapis Vert Gallery. Pour inaugurer cette nouvelle ère/aire, David Oppetit invite la bande de Gilles Oleksiuk, Laura Laguillaumie, Balthazar Leys et Maxime Lacôme, j’ai nommé les Hérétiques Karting Buvard. Une exposition de bric et de broc, mais pas bancale du tout.
La ligne artistique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/expo-Tapis-Vert-Laura-Laguillaumie.jpg"  alt="expo-Tapis-Vert-Laura-Laguillaumie.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Nouvelle donne</p>
<p>RLBQ renaît de ses cendres (ou presque) sous le nom de Tapis Vert Gallery. Pour inaugurer cette nouvelle ère/aire, David Oppetit invite la bande de Gilles Oleksiuk, Laura Laguillaumie, Balthazar Leys et Maxime Lacôme, j’ai nommé les Hérétiques Karting Buvard. Une exposition de bric et de broc, mais pas bancale du tout.</strong></p>
<p>La ligne artistique de la Tapis Vert Gallery n’aura pas grand-chose à voir avec ce que l’on connaissait du temps de RLBQ (pour Reposer la bonne question). Désormais, le lieu se veut plus alternatif, mixant expositions et concerts.<br />
Premier rendez-vous de cette nouvelle aventure, <em>HKB IN TVG</em> réunit donc les œuvres des quatre artistes de la rue Biskra, qui se partagent la première salle et font œuvre commune dans l’autre. En vrac et pêle-mêle, on y retrouve les peintures de Laura Laguillaumie, récemment vues à la Tangente, dans lesquelles taches et coulures colorées émergent de multiples couches de peinture grise. A côté, un dessin moins sobre donne une idée de ce qui se passe avant la phase de recouvrement. Maxime Lacôme accroche une série de dossiers de chaises et un grandiose totem/sapin de Noël élaboré avec des sacs de poulets rôtis. Quant à Gilles Oleksiuk, dont nous avions découvert l’an passé à Servières les si jolis <em>Sexy Sushi</em> (minutieuses brindilles pailletées), il dissémine un peu partout ses petites sculptures réalisées à partir d’objets du quotidien, défraîchis de préférence mais au potentiel plastique indéniable.<br />
Au milieu de ce foutoir esthétique d’objets usuels détournés, récupérés, réinventés, Balthazar Leys ferait presque figure de peintre pompier avec deux toiles. La première décrit un passage avec une caravane ; l’autre, moins bigarrée, une piscine aux tons sourds, évoque plus le décor d’un film d’horreur que les piscines pop de David Hockney. Dans l’autre salle, on essaye de jouer au « qui a fait quoi » devant la sculpture géante et protéiforme que la bande des quatre a accrochée sur des cimaises de fortune : le lit qui se trouvait là, le vieux portemanteau du placard, etc. Une œuvre où se côtoient <em>L’Origine du monde</em> en tapisserie, les deux pandas chinois récemment arrivés en France, un 45 tours du groupe Téléphone, une croûte représentant un coucher de soleil (vraisemblablement) et, surtout, un portrait de Gilles Oleksiuk en petite tenue !</p>
<p>Texte : Céline Ghisleri<br />
Photo : peinture de Laura Laguillaumie</p>
<p>Hérétiques Karting Buvard – <em>HKB in TGV</em> : jusqu’au 11/02 à la Tapis Vert Gallery (41 rue du Tapis Vert, 1<sup>er</sup>).<br />
Rens. 06 77 61 09 97<br />
Finissage le 11/02 à 19h avec un concert du Groupe de Bamako et de <a href="http://www.journalventilo.fr/2012/02/07/l%e2%80%99interview-moondawn/">Moondawn</a></p>
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		<item>
		<title>C’était pas gai mais non plus triste, c’était beau, proposée par Sextant et plus et la Fondation Vincent Van Gogh</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:34:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Expo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Paysrare
Le paysage traverse l’histoire de l’art tout en racontant celle des hommes. L’exposition C’était pas gai mais pas non plus triste, c’était beau se veut une traversée en territoire méconnu.
« Certains lieux, certains moments nous “inclinent”, il y a comme une pression de la main, d’une main invisible, qui nous incite à changer de direction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/expo-C-etait-pas-gai-mais-pas-non-plus-triste-c-etait-beau.jpg"  alt="expo-C-etait-pas-gai-mais-pas-non-plus-triste-c-etait-beau.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Pays<em>rare</em></p>
<p>Le paysage traverse l’histoire de l’art tout en racontant celle des hommes. L’exposition <em>C’était pas gai mais pas non plus triste, c’était beau</em> se veut une traversée en territoire méconnu.</strong></p>
<p>« <em>Certains lieux, certains moments nous “inclinent”, il y a comme une pression de la main, d’une main invisible, qui nous incite à changer de direction (des pas, du regard, de la pensée) ; cette main pourrait être aussi un souffle, comme celui qui oriente les feuilles, les nuages, les voiliers. Une insinuation, à voix très basse, comme de qui murmure : regarde, ou écoute, ou simplement : attends.</em><sup>1</sup>) » Rester à l’écoute du sensible signifie, dans le dévoilement du sens des lieux, rendre compte de la perception, de la sensation, et non pas seulement par les sens, mais aussi par l’intellect (<em>aisthesis</em>). En effet, comment parvenir à renouveler ce genre autonome qu’est le paysage ? Eviter le cliché, le déjà-vu, l’insipide, et permettre de voir autrement, nous mettre face à une présence. Poser et présenter après s’être recueilli et avoir accueilli. A qui sait écouter, toute rumeur d’espace fait signe. Il s’agit en somme de parvenir à réaliser ce que Pasolini nommait « <em>l’amitié des hommes et des lieux </em>». Parfois cela se dit ruine, ailleurs, cela peut se dire grâce. Grâce retrouvée avec Caroline Duchatelet et sa série sur les aubes, plans fixes dont le mouvement est donné par une lumière filmée qui vient dessiner et transformer le paysage. <em>Lundi 8 décembre</em>, l’enregistrement effectué ce jour-là, n’a pas été monté et ne sera pas présenté sous la forme d’un film. Seules cinq images en ont été extraites, cinq moments d’un lever de jour sur un champ, dont trois sont ici exposées. Autant d’images en devenir qui ne sont pas sans évoquer la pensée de Baudrillard :  « <em>Dans une image, certaines parties sont visibles, d’autres non, les parties visibles rendent les autres invisibles, il s’installe un rythme de l’émergence du secret, une ligne de flottaison de l’imaginaire.</em><sup>2</sup> » Et l’image ainsi imprimée, plus qu’elle ne le fixe, vient immobiliser fragilement un mouvement. Des tirages numériques en noir et blanc, des images presque abstraites : deux masses horizontales, celle très obscure de la terre, celle plus claire du ciel, à différents moments de l’aube. Le papier mat, saturé d’encre pigmentaire, est proche d’un pigment pur, peu lié, fragile et peu fixé. Absorbée par le papier, l’encre devient poussière. De cette exposition collective, on retiendra Caroline Duchatelet, chez qui la perception et le sentiment de la nature sont d’une extrême délicatesse, véritable rituel d’accueil et d’attention. Elle renouvelle l’approche du paysage, s’inscrivant dans la pensée de René Char : « <em>Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.</em><sup>3</sup> »</p>
<p>Texte : Nathalie Boisson<br />
Photo : <em>Sans titre</em> de Alexandra Pellissier (à gauche)<br />
<em>L île</em> de Pierre Ardouvin (au centre)<br />
<em>A direct affront to a natural waterway</em> de Lawrence Weiner (à droite)</p>
<p><em>C’était pas gai mais non plus triste, c’était beau</em>, proposée par Sextant et plus et la Fondation Vincent Van Gogh : jusqu’au 10/03 à l’Espace Van Gogh (place Félix Rey, Arles). Rens. 04 90 49 94 04 / <a href="http://www.sextantetplus.org">www.sextantetplus.org</a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4212" class="footnote">Philippe Jaccottet - <em>Paysages avec figures absentes</em> (Gallimard</li><li id="footnote_1_4212" class="footnote">Jean Baudrillard - <em>L’Autre par lui-même, Habilitation</em> (Galilée, coll. « Débats ») </li><li id="footnote_2_4212" class="footnote">René Char - <em>Les Compagnons dans le jardin</em></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>L’interview : Moondawn</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pedro, alias Moondawn, a une actualité assez dense ces temps-ci. Après un concert au GRIM en décembre, un autre avec Eastern Committee au Point de Bascule fin janvier, il s’apprête à jouer à jouer à l’Enthröpy et à la Tapis Vert Gallery avant d’entamer une tournée française pour défendre son dernier maxi, Neoliberalisme Destroyed My [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Moondawn.jpg"  alt="Moondawn.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Pedro, alias Moondawn, a une actualité assez dense ces temps-ci. Après un concert au GRIM en décembre, un autre avec Eastern Committee au Point de Bascule fin janvier, il s’apprête à jouer à jouer à l’Enthröpy et à la Tapis Vert Gallery avant d’entamer une tournée française pour défendre son dernier maxi, <em>Neoliberalisme Destroyed My Life</em>. En y développant une folk classieuse, dans une démarche éloignée de son groupe de rock argentin Los Alamos, il rassemble ses références musicales en une identité bien perceptible. Aussi à l’aise à la guitare qu’en interview, c’est dans le brouhaha du Longchamp Palace qu’il a accepté de nous répondre.</p>
<p>Le pseudo de Moondawn fait-il référence à Moondog ou à l’album de Klaus Schulze, sorti en 76 ?</strong><br />
J’ai un peu écouté Tangerine Dream, mais Klaus Schulze en solo ne compte pas vraiment parmi mes influences, c’est trop progressif pour moi. Quand je cherchais un pseudo pour mon projet, j’ai vu ce disque, <em>Moondawn</em>, chez les bouquinistes, et la photo du dos de la pochette m’a marqué, avec Schulze et ses énormes synthés. Mais j’adore Moondog, c’est un peu un clin d’œil, d’autant que le mot lui-même me plaisait, facile à prononcer pour tout le monde.</p>
<p><strong>Le titre de ton dernier maxi verse aussi dans la référence : la bio du guitariste John Fahey s’appelle <em>How Bluegrass Destroyed My Life…</em></strong><br />
Je lisais le bouquin pendant l’enregistrement et j’ai voulu rendre hommage à Fahey, que j’adore. Et surtout, sans que cela tourne au pamphlet, je voulais parler de la situation en Argentine en 2001, qui connaissait une grosse crise économique. A cette époque, j’économisais pour préparer une tournée en Europe et à cause de la crise, mes économies ne valaient plus rien. Je voulais en parler, mais sans que cela monopolise les paroles. </p>
<p><strong>Est-ce donc à cette époque que tu as commencé à composer ces morceaux ? </strong><br />
Non, c’était juste le moment où j’ai commencé à envisager de faire de la musique en solo. Les morceaux de cet album ont été composés à Marseille, où j’habite depuis trois ans. </p>
<p><strong>Comment se fait-il que tu aies atterri à Marseille ? </strong><br />
Un peu par accident en fait, je voulais quitter l’Argentine et découvrir une autre culture. Il semblait nécessaire de renouveler l’énergie. Ma femme étant française, nous avons vécu ensemble quatre ans en Argentine et sommes venus nous installer ici. </p>
<p><strong>Ta femme fait d’ailleurs partie de Eastern Committee. Avez-vous monté ce projet en Argentine ? </strong><br />
Au début, elle jouait de la flute et du clavier dans un autre groupe plus orienté post-rock, et moi dans Los Alamos. Petit à petit, on a commencé à faire de la musique ensemble à la maison. Mais c’est en France qu’on a vraiment travaillé pour que cela devienne un vrai groupe et faire des concerts. </p>
<p><strong>Los Alamos, ça avait l’air de bien marcher en Argentine. Des vidéos sur le Net vous montrent dans de grandes salles quasi combles… </strong><br />
Oui, on était l’un des groupes indépendants les plus importants du pays. On sortait des albums autoproduits et ça marchait pas mal. On jouait souvent devant mille personnes, et pour les « mauvais » concerts, dans les 300… Ici c’est différent, 250 personnes pour un groupe indépendant, c’est énorme ! </p>
<p><strong>Los Alamos et Moondawn sont assez différents au niveau musical, mais aussi dans le message. Los Alamos paraît plus engagé politiquement, non ?</strong><br />
Il y a un côté plus rock dans Los Alamos, voire « festif », mais les textes peuvent parler de situations politiques complexes. Moondawn est plus intimiste, mais il y a ce facteur commun : le côté sombre de la société que j’observe. </p>
<p><strong>N’es-tu pas aussi un acteur de cette société ? </strong><br />
Oui, j’essaye de m’y insérer pour pouvoir la comprendre. J’ai toujours détesté les paroles des groupes qui parlent d’<em>heroic fantasy</em>, les mecs qui veulent chasser les dragons ou aller dans l’espace. C’est cool de vouloir aller dans l’espace, mais il faut avoir fait des études (<em>rires</em>). J’essaie d’écrire quelque chose de crédible et réaliste. </p>
<p><strong>Tu sembles avoir une culture musicale pointue et très éclectique. Comment gères-tu tes références en tant que musicien ? </strong><br />
Je ne pense pas choisir mes références, ce sont elles qui me choisissent. A partir du moment où je commence à composer, ça vient tout seul, et parfois, je me dis « Tiens, ça me fait penser à telle chanson »… Je citerais John Coltrane et son disque <em>Ascension</em> comme influence importante. Mais il y a des choses que j’évite, comme intégrer de la cumbia des années 60 ou du krautrock dans ma musique. Bien que j’adore les deux.</p>
<p><strong>On a souvent classé Moondown dans le « folk drone ». Ces deux styles sont pourtant très différents…</strong><br />
Le drone, on le trouve de partout. De toute façon, je l’envisage comme un genre à part entière. Par exemple, écoute (<em>bruit de ventilateur dans le bar</em>), ça, c’est du drone. Comme les travaux, les voitures, le train qui passe… J’aime bien mélanger cette conception des sons ambiants avec de la folk. J’ai aussi écouté pas mal de trucs assimilés au drone quand j’étais ado : Melvins, Black Sabbath… Spacemen 3, qui a fait quelques albums dans ce genre-là, est l’un de mes groupes préférés. Le live <em>Dreamweapon</em>, c’est quand même bien étrange. On dirait La Monte Young avec un groupe de rock. </p>
<p><strong>Comme le <em>Metal Machine Music</em> de Lou Reed. </strong><br />
Exact. Cette pochette, où l’on voit Lou Reed avec ses lunettes noires et sa veste en cuir, me fait rire. On dirait un disque de variété. J’adore l’histoire de cet album. Il paraît qu’à sa sortie, il était orné d’un sticker portant l’inscription « <em>Number of hits : none</em> ». </p>
<p><strong>Tu fais aussi partie du collectif marseillais Microphone Recordings. Comment s’est passée votre rencontre ?</strong><br />
Quand je me suis installé en France, je continuais de m’occuper de la partie musique d’un site argentin et je cherchais à connaître la scène locale pour pouvoir en parler et organiser des concerts. La première personne que j’ai rencontrée, c’était Philippe Petit, bien connu avec ses labels Pandemonium et Bip-hop. Il m’a conseillé d’aller au GRIM écouter Lightning Bolt qui y jouait la semaine suivante, mais également d’aller à l’Embobineuse voir Oh! Tiger Mountain… Je suis donc allé voir tous ces gens, on a organisé des concerts avec ma femme (<em>les soirées Sonic Boom à l’Enthröp</em>y), notamment avec O!TM, qui a attiré un monde incroyable. Ensuite, j’ai rencontré Johnny Hawaii&#8230; Maintenant, mon disque fait partie de leur catalogue. Quand on parle de Microphone Recordings, les gens savent de quels artistes il s’agit, donc c’est plutôt cool. </p>
<p><strong>Où en es-tu avec tes projets ? </strong><br />
En ce moment, je suis en train de copier des cassettes à la maison, j’en ai trouvé trente ! Je prépare une nouvelle sortie, <em>Dead to Bono, Back To Mono</em>, répertoriant dix ans d’enregistrements. Une face correspondant à 2001, l’autre à 2011.</p>
<p><strong>Bono est au courant ? Tu n’as pas peur d’un procès ? </strong><br />
Non. Au contraire, c’est lui qui m’a conseillé ce titre (rires) ! En fait, il a dit une grosse connerie la semaine dernière et ça m’a énervé. Il disait défendre la loi SOPA, qui est en train de passer aux Etats-Unis… Déjà que je trouvais le mec dégueulasse à la base… Il est multimilliardaire, il ne sait pas de quoi il parle. </p>
<p><strong>Justement, les albums de Los Alamos, Moondawn et Eastern Committee sont distribués gratuitement sur Bandcamp…</strong><br />
Effectivement, j’avais même mis mes albums en téléchargement sur Megaupload, mais maintenant, c’est foutu. Merci Bono !!! Ça me rappelle 2001, lorsque Metallica a intenté un procès contre Napster. Ça m’a rendu furieux. J’en ai jeté leurs albums à la poubelle ! Le téléchargement gratuit a permis aux petits artistes de se faire connaître de manière indépendante, et de démocratiser le rock.</p>
<p><strong>Revenons-en à tes sorties futures…</strong><br />
J’aimerais trouver un distributeur pour mes albums, pour qu’ils sortent en vinyle. J’ai envoyé des disques un peu partout, même au Japon ! D’ici le mois d’avril, j’ai dix dates prévues entre Paris, Lyon, Toulon… et après, je pars en Argentine avec Los Alamos. J’en profiterai aussi pour faire quelques dates en solo dans la périphérie de Buenos Aires. J’ai aussi un autre disque qui devrait sortir après la tournée si quelqu’un est intéressé. Ce sont six morceaux enregistrés pour <em>Neoliberalisme</em> lors des mêmes sessions au GRIM, et celui-là sera titré en espagnol, de façon critique envers l’église catholique : <em>Visiones de Una Iglesia en Llamas</em>. Mon pote Samy, qui a fait le mixage, trouve que ça ferait un super titre de black metal (<em>rires</em>) : <em>Visions of a Church in Flames</em> !</p>
<p><strong>Ça va faire de toi le Burzum argentin</strong><sup>1</sup>&#8230;<br />
(<em>rires</em>) En Argentine, il y a ce plasticien, León Ferrari, qui fait de la sculpture et des installations sonores. Son fils s’est fait tuer dans les années 70 par les militaires. Chose courante. L’année dernière, il a fait une expo à Buenos Aires avec des images de Jésus et de la Vierge. Une expo qui a beaucoup choqué, un peu comme le<em> Piss-Christ</em> de Serrano à Avignon. Et le maire a interdit l’exposition. Il faut savoir que le maire de Buenos Aires a un pouvoir très important, lié avec les extrémistes religieux. Même si l’Argentine est devenue une démocratie, il y a toujours des groupes de pression extrémistes. Ce sont des choses que l’on retrouve aussi dans d’autres démocraties… </p>
<p>Pour finir, quels concerts t’ont marqué ces derniers temps ?<br />
L’année dernière, j’avais vu Godspeed you! Black Emperor et ça a été une grosse claque. Plus récemment, j’ai adoré le concert d’High Wolf à l’Embobineuse pour le festival Nuit d’Hiver du GRIM, mais aussi William Tyler à l’Enthröpy, un concert avec plus de chiens que de personnes dans la salle ! (rires)</p>
<p>Propos recueillis par Nicolas Debade<br />
Photo : Julia Lopez</p>
<p>Rens. <a href="http://www.myspace.com/moodawnmusic">www.myspace.com/moodawnmusic</a></p>
<p>En concert avec Yann Sonic, Sunday Sunday !! et Cavale le 8 à l’Enthröpy (1 rue Consolat, 1er).<br />
Rens. <a href="http://www.enthropy.fr ">www.enthropy.fr </a><br />
En concert avec Le Groupe de Bamako, le 11 à la Tapis Vert Gallery (41 rue du Tapis Vert, 1er).<br />
Rens. 06 77 61 09 97</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4211" class="footnote">Projet solo de black metal du Norvégien Varg Vikernes, condamné en 1994 pour incendie volontaire de quatre églises</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Confipop, premier chipmusicien marseillais</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le grand détournement
Il ne s’agit pas ici de s’extasier sur le fait de pouvoir sortir des albums et d’assurer des concerts rien qu’avec une Gameboy, bien que cela soit passionnant. Non, ce qui nous intéresse, c’est Confipop, premier chipmusicien marseillais. Pas si pop que ça.
Aujourd’hui, trop de gens font de la micromusic. Internet a fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Confipop2.jpg"  alt="Confipop""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Le grand détournement</p>
<p>Il ne s’agit pas ici de s’extasier sur le fait de pouvoir sortir des albums et d’assurer des concerts rien qu’avec une Gameboy, bien que cela soit passionnant. Non, ce qui nous intéresse, c’est Confipop, premier chipmusicien marseillais. Pas si pop que ça.</strong></p>
<p>Aujourd’hui, trop de gens font de la micromusic. Internet a fait exploser les chiffres. Parcourez les grands sites du genre comme 8bc.org (8bitcollective) et constatez comme il est facile de s’y perdre. Du moins, composer sur Gameboy est à la portée de toutes les bourses. On s’en tire pour moins de cent euros. La persévérance, le travail et la volonté, c’est une autre affaire. Car s’il est facile de trouver un pseudo et de balancer trois morceaux composés à la va-vite sur le Net, il est plus délicat de lancer et de promouvoir un contre-courant musical à l’échelle locale. En ce domaine, Confipop en connaît un rayon : « <em>On n’a pas trop à se plaindre de l’accueil marseillais lorsque l’on souhaite organiser des soirées micromusic, on aimerait bien avoir accès à de plus grandes salles, mais c’est à nous de se bouger pour ça</em> », précise-t-il. Avec son association, le Micromusic Marseille Head Quarter, qu’il a lui-même fondé il y a six ans avec des amis comme Dubmood, il porte haut les couleurs de la culture 8bit régionale à coups de concerts (du Lounge à l’Espace Julien) et d’ateliers (notamment pour Aires Libres). « <em>Je ne suis pas un gamer à la base, je viens de la techno. La micromusic m’a attiré pour son esthétique très particulière. J’ai eu envie de travailler ces sonorités qui n’étaient pas trop exploitées à l’époque. Et puis beaucoup de musiciens techno font de la musique en se croyant libres alors qu’ils sont tributaires de machines trop adaptées, et que tout le monde possède. </em>» Ce qui n’est pas le cas lorsque l’on compose sur des logiciels pirates considérablement limités dans leurs fonctions, comme le séquenceur LSDJ, conçu pour fonctionner sur Gameboy sans les licences Nintendo, évidemment.  « <em>Il y a tellement peu de fonctions sur Gameboy que c’est à toi d’en faire quelque chose de bien, et non l’inverse.</em> » Mais tenons-nous en à Confipop, l’homme derrière la machine, autant influencé par les Spiral Tribe et Goto 80 que par les musiques pour « <em>enfants-adultes</em> » de Gangpol &#038; Mit et Jean-Jacques Perrey. On entrevoit d’ailleurs toutes ces influences dans ses morceaux, véritablement uniques, de joyeux OVNI même au sein du mouvement dont il fait partie, parfois malgré lui : « Je ne m’inclus pas vraiment dans un certain penchant du mouvement micromusic. Un penchant très pop, grandiloquent, souvent composé de gamers et d’autres nostalgiques des années 80. Après, chacun fait ce qu’il veut. Il en faut pour tous les goûts&#8230; Le seul danger, c’est que la hype pille des artistes moins connus du grand public et font de la tune en les samplant, comme Cristal Castles l’a fait avec le micromusicien Covox. » Par chance, ce n’est pas encore arrivé à notre ami marseillais. Et puis qu’ils aillent se faire voir, les voleurs à la mode : entre structures techno modernes et sonorités datant des débuts de l’ère digitale, la musique de Confipop lui permet surtout de faire la fête. « <em>Il y a du punk dans le fait de mettre une Gameboy dans sa poche et de partir jouer avec en concert. </em>» Du punk, et du fond : en se questionnant constamment sur les rapports entre art et technologie, il a développé toute une réflexion philosophique sur la décroissance, synthétisée dans ses consoles de jeux vidéo obsolètes (cinq euros aux Puces) et ses jouets modifiés à son image (<em>circuit bending</em>). « <em>Je ne tente pas d’enjoliver un son qui gratte. Bien au contraire, je veux gratter dans le numérique, dans la machine, pour l’exploiter à fond. </em>» Ses pratiques font de lui l’Antéchrist parfait de l’uniformisation technologique imaginée par Apple. Il tient d’ailleurs à nous montrer sur son ordinateur ce sur quoi il s’amuse depuis peu. Pas un jeu à proprement parler mais Extratone, un genre musical consistant, entre autres, à tailler dans le code des clips de Madonna, Britney Spears et autres popstars outrancières pour les démolir de façon jouissive, et en extirper les vérités qu’ils s’évertuent à conchier. Mais revenons-en à la micromusic, pour conclure : « <em>Ce qui me plaît tout particulièrement, c’est le fait que partout dans le monde, il y ait des passionnés qui, comme nous à Marseille, organisent des Microparties avec 100/150 personnes et font vivre une vraie sous-culture, intéressante, intelligente, moderne, qui réunit plein de choses, qui sait d’où elle vient et qui fait ça pour pas un rond.</em> » </p>
<p>Texte et photo : Jordan Saïsset	</p>
<p>Rens. <a href="http://www.confipop.com">www.confipop.com</a></p>
<p>En concert avec Debmaster et MFPinpinCoco le 16 à l’Embobineuse (11 boulevard Bouès, 3e).<br />
Rens. <a href="http://www.lembobineuse.biz">www.lembobineuse.biz</a></p>
<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Confipop.jpg"  alt="Confipop""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
]]></content:encoded>
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