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	<title>http://www.journalventilo.fr &#187; Sur les planches</title>
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	<description>** Toutes vos sorties, tous les 15 jours ** Marseille + Bouches du Rhône</description>
	<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:24:50 +0000</pubDate>
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		<title>L’Interview : Alexandra Tobelaim</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:48:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
Accompagnée du comédien Solal Bouloudnine, la metteuse en scène et fondatrice de Tandaim revient sur la dernière création de la compagnie, évoquant les relations étroites que peuvent entretenir théâtre et football. Italie-Brésil 3 à 2, ce n’est pas seulement le récit du match qui a mené l’Italie en finale de la Coupe du monde en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Alexandra-Tobelaim.jpg"  alt="Alexandra-Tobelaim.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Accompagnée du comédien Solal Bouloudnine, la metteuse en scène et fondatrice de Tandaim revient sur la dernière création de la compagnie, évoquant les relations étroites que peuvent entretenir théâtre et football. <em>Italie-Brésil 3 à 2</em>, ce n’est pas seulement le récit du match qui a mené l’Italie en finale de la Coupe du monde en 1982, mais aussi et surtout l’histoire d’une famille sicilienne, de leurs voisins et amis suspendus au téléviseur acheté pour l’occasion.</p>
<p>Pourquoi avoir monté cette pièce ?</strong><br />
C’est une histoire très étonnante : en septembre 2010, le texte de Davide Enia nous a été imposé dans le cadre d’une lecture mise en espace pour ActOral. Il y a eu une vraie rencontre entre Solal, Jean-Marc Montera (ndlr : musicien, fondateur du GRIM), le texte et moi. On a eu très envie de le faire vivre sur un plateau, tout comme l’équipe du Gyptis. Davide Enia fait partie du mouvement italien du Théâtre-récit, écrit par des acteurs/auteurs, dans lequel il y a un vrai désir de parler au public, de raconter une histoire. </p>
<p><strong>Faut-il aimer le foot pour apprécier la pièce ? </strong><br />
Franchement, je ne pense pas que cela soit nécessaire ; moi-même je n’aime pas le foot et n’en connais pas les règles, contrairement à Solal et Jean-Marc. Mais dans la pièce, il y a ce partage, cette oralité pendant le match ; on retourne à l’essence même du théâtre, d’un acteur qui raconte quelque chose à un public. Le texte possède un immense pouvoir évocateur, il nous plonge instantanément le 5 juillet 1982 à Palerme. Bien que l’on connaisse le résultat, ce match Italie-Brésil comporte une chose propre au sport et au spectacle vivant : un vrai suspense. Les Italiens mènent deux fois contre la meilleure équipe du monde, avant d’être rattrapés au score, puis de finir par l’emporter. Les différentes émotions ressenties par les spectateurs donnent une oscillation très intéressante, entre exaltations et déceptions. On frise quasiment la crise cardiaque à chaque action ! Ce match rassemble la famille, les amis et les voisins ; chaque spectateur peut retrouver des souvenirs d’enfance, un retour aux sources dans les à-côtés, les rituels des spectateurs. Par exemple, l’auteur a le souvenir précis du placement de chaque membre de la famille autour du téléviseur. Solal et la musique de Jean-Marc sont les passeurs du suspense, mais aussi du partage et de la communion avec cette grande famille.</p>
<p><strong>Comment la musique de Jean-Marc Montera s’intègre-t-elle au spectacle ? Y a-t-il une place pour l’improvisation ?</strong><br />
Le travail a été de définir, pour chaque intervention musicale, une enveloppe globale dans laquelle on a essayé de préciser au maximum les choses. Mais — et c’est ce qui est aussi déstabilisant qu’intéressant pour moi — Jean-Marc est un improvisateur, qui construit les choses dans l’instant. C’est comme si nous avions défini une partition générale avec, en fonction de l’instant et de ce que ressentent Solal et Jean-Marc, des choses livrées à la représentation. Ce côté sans filet, cette liberté, c’est nouveau pour moi… et très excitant. </p>
<p><strong>Avez-vous d’autres projets ? </strong><br />
On a le projet d’une résidence longue avec trois autres compagnies à la Minoterie, mais rien n’est figé pour le moment. D’autre part, on est dans une dynamique de diffusions de nos deux derniers autres spectacles, <em>Villa Olga</em> et <em>La Seconde Surprise de l’amour</em>. J’aimerais aussi prendre le temps de réfléchir à un nouveau projet pour la rentrée.</p>
<p><strong>Quel est votre sentiment sur Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture ? Avez-vous des projets dans ce cadre ?</strong><br />
Pour moi, c’est encore assez nébuleux, bien qu’il y ait maintenant une belle dynamique. En tant que compagnie cannoise, nous ne sommes pas directement impliqués et n’avons pas déposé de projet. Nous avons seulement un regard extérieur, mais il me semble que c’est une très bonne chose en matière d’énergie et d’infrastructures pour Marseille et sa région.  </p>
<p>Propos recueillis par Thomas Delahay</p>
<p><em>Italie-Brésil 3 à 2</em> par la C<sup>ie</sup> Tandaim : du 21 au 25/02 au Théâtre Gyptis (117 rue Loubon, 3e).<br />
Rens. 04 91 11 00 91 / <a href="http://www.theatregyptis.com">www.theatregyptis.com</a></p>
<p>Rencontre « Radio Bière Foot » avec l’équipe artistique le 9/02 à 19h au WAAW (17 rue Pastoret, 6e). Rens. 04 91 42 16 33<br />
Rencontre-débat sur le thème « Sport &#038; culture, des passerelles » à l’issue de la représentation du 23/02, avec Alexandra Tobelaim, Andonis Vouyoucas (directeur du Gyptis), Jean-Jacques Gilliard (directeur d’Espaceculture), Michel Hidalgo (ancien sélectionneur de l’Equipe de France), Cédric Dufoix (secrétaire général de l’OM) et Christian Bromberger (anthropologue)</p>
<p>A voir aussi : <em>Villa Olga</em>, le 13/02 au Théâtre Comœdia (Aubagne), dans le cadre de Région en Scène.<br />
Rens. 04 42 18 19 88</p>
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		<title>Les Elancées à Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
Quand le monde s’envoie en l’air…
Venues des quatre coins du monde, dix-sept compagnies se donnent rendez-vous du côté Ouest de la Provence pour une quatorzième édition des Elancées particulièrement focalisée sur?la danse et les arts aériens.
Dix-neuf spectacles, une soirée salsa, un repas moldave, un Bal des enfants, des stages et des rencontres&#8230; après l’annulation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Les-Elancees-NUBES.jpg"  alt="Les-Elancees-NUBES.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Quand le monde s’envoie en l’air…</p>
<p>Venues des quatre coins du monde, dix-sept compagnies se donnent rendez-vous du côté Ouest de la Provence pour une quatorzième édition des Elancées particulièrement focalisée sur?la danse et les arts aériens.</strong></p>
<p>Dix-neuf spectacles, une soirée salsa, un repas moldave, un Bal des enfants, des stages et des rencontres&#8230; après l’annulation de l’an dernier, Les Elancées annoncent au public des retrouvailles prometteuses. A commencer par la découverte du « Carré », une invention de la compagnie aixoise Azeïn. Avec ce cadre aérien à quatre directions, Sam Hannes et Audrey Louwet renouvellent l’art de la voltige dans <em>La Vie tendre et cruelle des animaux sauvages</em>. Entre ciel et terre, le funambule David Dimitri deviendra <em>L’Homme</em> Cirque, et même l’incroyable « homme-canon » ! Pour nous entraîner dans l’onirisme des tableaux de Bosch (<em>Pequeños Paraisos</em>) et Magritte (<em>Nubes</em>), la compagnie de danse Aracaladanza conviera quant à elle marionnettes, théâtre d’objet et projections vidéo. Viendra ensuite le moment d’affronter les bêtes sauvages : le Groupe Noces présentera <em>Pogo</em>, un conte-bestiaire initiatique sur une chorégraphie d’inspiration punk. Quittant le plateau pour la piste, la danse rejoindra l’acrobatie et le contorsionisme dans <em>Foté Foré</em> du cirque guinéen Mandingue. Elle s’invitera aussi dans les rues de Cali, l’univers d’<em>Urban</em> reprenant les meilleurs numéros de l’école colombienne Circo Para Todos. Les arts de la piste ne seraient pas au complet sans ses représentants les plus éminents, Auguste et le clown blanc, qui seront incarnés ici par BP Zoom dans un <em>Mélange 2 temps</em> primé au Festival international de clown. L’illusionnisme jouera des tours à notre imagination avec le mentaliste Viktor Vincent, qui s’attaquera à nos <em>Synapses</em>. <em>At last but not least</em>, la famille Chaplin s’enverra elle aussi en l’air, Victoria du Cirque Invisible mettant Aurélia en scène et en proie aux <em>Murmures des murs</em>. De quoi parachever en beauté cette ruée vers l’Ouest.</p>
<p>Texte : Capucine Vignaux<br />
Photo : <em>Nubes</em></p>
<p>Les Elancées : du 17 au 26/02 à Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône.<br />
Rens. 04 42 56 48 48 / <a href="http://www.scenesetcines.fr">www.scenesetcines.fr</a></p>
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		<title>Les Petites Formes autour de Philippe Dorin par les élèves du CNRR présentées au Théâtre Massalia</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
Bref, mais en grande forme
Les futurs comédiens confrontés aux spectateurs de demain, c’est un peu l’idée de ces formes brèves, quatre pièces interprétées par les élèves du Conservatoire de Marseille et proposées à un public novice.
Depuis six ans, le Théâtre Massalia accueille dans sa programmation des formes brèves mises en œuvre par les élèves comédiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Philippe-Dorin.jpg"  alt="Philippe-Dorin.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Bref, mais en grande forme</p>
<p>Les futurs comédiens confrontés aux spectateurs de demain, c’est un peu l’idée de ces formes brèves, quatre pièces interprétées par les élèves du Conservatoire de Marseille et proposées à un public novice.</strong></p>
<p>Depuis six ans, le Théâtre Massalia accueille dans sa programmation des formes brèves mises en œuvre par les élèves comédiens du Conservatoire National de Région de Marseille. La formule est simple : quatre saynètes écrites par Philippe Dorin, mises en scène et jouées par les élèves, répondant à des contraintes de temps et de modestie matérielle. Contraintes auxquelles s’ajoute le choix d’un auteur unique et une scénographie commune, permettant ainsi de solliciter différents imaginaires tout en maintenant l’unité du travail. Petites Formes est un exercice de dramaturgie s’adressant avant tout à des enfants, et visant à penser le théâtre de manière ludique. Un public jeune et non averti, un côté ludique et enjoué : a priori, la mission des étudiants paraît abordable. Mais face à un jeune public dissipé, bruyant et très réactif, voire irrespectueux, le jeu devient une épreuve difficile qu’il convient d’affronter sans se démonter. Les apprentis comédiens ne s’en laissent pas compter et s’en sortent très honnêtement, avec en prime une joie non feinte d’être sur les planches. Avec quelques cailloux, une maison de poupée et un tapis en faux gazon comme principaux accessoires, ils nous offrent un univers poétique et quatre jolis moments de plaisir partagé. Si les uns ont donné du fil à retordre aux autres, offrant une nouvelle dimension à cet exercice de style, gageons que ces belles prestations leur donneront, en retour, l’envie de franchir à nouveau la porte d’un théâtre. </p>
<p>Texte : Yves Bouyx<br />
Photo : Leila Bousnina</p>
<p>Les <em>Petites Formes autour de Philippe Dorin</em> par les élèves du CNRR étaient présentées les 1<sup>er</sup> et 2/02 au Théâtre Massalia.<br />
Prochaines représentations : le 9/02 à la Minoterie (9-11 rue d’Hozier, 2<sup>e</sup>).<br />
Rens. 04 91 90 74 28 / <a href="http://www.minoterie.org">www.minoterie.org</a></p>
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		<title>STOP. Tout est bruit pour qui a peur par Diphtong Cie au Théâtre du Merlan</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:21:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’or noir
Avec STOP. Tout est bruit pour qui a peur, le metteur en scène Hubert Colas s’attaque à la peur, celle qui nous prend au ventre et à la tête, au cœur et au corps (social)…
Le cube est noir, monumental et mouvant. Cette boîte, oppressante, évoquant les méandres du cerveau de John Malkovich dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/stop.jpg"  alt="stop.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>L’or noir</p>
<p>Avec <em>STOP. Tout est bruit pour qui a peur</em>, le metteur en scène Hubert Colas s’attaque à la peur, celle qui nous prend au ventre et à la tête, au cœur et au corps (social)…</strong></p>
<p>Le cube est noir, monumental et mouvant. Cette boîte, oppressante, évoquant les méandres du cerveau de John Malkovich dans le film de Gondry comme le labyrinthique mémorial berlinois de l’Holocauste, va servir de terrain de jeu — souvent miné — aux comédiens de la Diphtong Cie.<br />
Ils sont sept, parfois seuls, parfois en bande. Ils vont se menacer, s’aider aussi et, bien sûr, avoir peur. Ils vont surtout devoir se confronter à un texte qui ne relève pas de l’écriture théâtrale proprement dite. C’est là que réside toute la difficulté pour les interprètes — et en conséquence, pour les spectateurs. Hubert Colas signe en effet un texte intime, n’admettant aucune linéarité dans l’intrigue, mais qui se meut comme une couleuvre, à l’image de son sujet. D’autant que la direction des acteurs reste parfois trop marquée du sceau de son metteur en scène : on reconnaît les comédiens dans leurs façons de dire, on les retrouve comme des simulacres parents de ses précédentes créations (<em>Chto, Le Livre d’Or de Jan, Face au Mur</em>…).<br />
Mais il y a la lumière. Noire, fantastique, plurielle, elle est admirable, créant de multiples angoisses, véritables cauchemars éveillés, mâtinés de douceur à certains moments. Elle est ce qui reste de cette pièce dématérialisée, où le temps peut être fait de ténèbres.<br />
La peur est sur le plateau. Et elle y reste. Pas question de vous faire frissonner, mais d’en parler. Un parti pris sans doute déconcertant. Car on ne sait pas comment naît la peur, ni où elle se faufile. Ici, foin de règle d’unité — ni de temps, ni de lieu, ni d’action… Avec ce spectacle résolument contemporain, il faut aimer aller au théâtre non pour apprendre, mais pour se laisser décontenancer. Il faut aimer se perdre.</p>
<p>Texte : Joanna Selvidès<br />
Photo : Herve Bellamy</p>
<p><em>STOP. Tout est bruit pour qui a peur </em>par Diphtong C<sup>ie</sup> : du 10 au 16/02 au Théâtre du Merlan (Avenue Raimu, 14<sup>e</sup>). Rens. 04 91 11 19 20 / www.merlan.org</p>
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		<title>Janvier sous les étoiles</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:17:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[Le festival international de cirque, piloté par le Pôle National des Arts du Cirque Méditerranée en association avec le Théâtre Europe de La Seyne-sur-Mer, le bien nommé Janvier sous les étoiles, nous donne donc rendez-vous… à la mi-février. Trêve de moqueries, parlons plutôt de cirque contemporain, sous toutes ses formes : urbain, aérien, porté, dansé, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/quinzaine-cirque.jpg"  alt="quinzaine-cirque.jpg""  style="float:right;border:none;margin-left:10px" title="" />Le festival international de cirque, piloté par le Pôle National des Arts du Cirque Méditerranée en association avec le Théâtre Europe de La Seyne-sur-Mer, le bien nommé Janvier sous les étoiles, nous donne donc rendez-vous… à la mi-février. Trêve de moqueries, parlons plutôt de cirque contemporain, sous toutes ses formes : urbain, aérien, porté, dansé, slamé, épuré, sur des bouteilles de gaz, le long d’une corde… C’est selon les idées et les esthétiques défendues par les artistes invités, qu’ils soient brésiliens (Grupo Circondriacos), colombiens (Circolombia) ou français (Cirque In Extremiste, Cie Hors Surface…). Par-delà les cartes.</p>
<p>_Du 9 au 19/02 sur l’Espace Chapiteaux des Sablettes (Avenue J.B. Mattéi, La Seyne-sur-Mer).<br />
Rens. 04 94 06 84 05 / <a href="http://www.theatreurope.com">www.theatreurope.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La Vie de Galilée par la Cie du Grand Soir présenté au Théâtre Comœdia</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 16:14:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
Tu me fais tourner la Terre…
Avec ses acteurs virtuoses et rebondissants qui perpétuent la tradition saltimbanque à travers le temps, la Compagnie du Grand Soir redonne Vie à Galilée.
La pièce de Brecht nous renvoie à une controverse philosophique : quels rapports entretiennent les pouvoirs religieux et politique avec le progrès scientifique ? Pendant une heure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/La-vie-de-Galilee.jpg"  alt="La-vie-de-Galilee.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Tu me fais tourner la Terre…</p>
<p>Avec ses acteurs virtuoses et rebondissants qui perpétuent la tradition saltimbanque à travers le temps, la Compagnie du Grand Soir redonne <em>Vie</em> à <em>Galilée</em>.</strong></p>
<p>La pièce de Brecht nous renvoie à une controverse philosophique : quels rapports entretiennent les pouvoirs religieux et politique avec le progrès scientifique ? Pendant une heure et demie de légèreté, la compagnie du Grand Soir nous immerge dans l’écriture profondément libre de Brecht, nous ramenant à la lecture du texte de Michel de Certeau, <em>L’invention du quotidien</em>, ou à ses propos sur l’art de la ruse, « <em>un art sans âge, qui n’a pas seulement traversé les institutions d’ordres sociopolitiques successifs, mais remonte bien plus haut que nos histoires et lie d’étranges solidarités en deçà des frontières de l’humanité. </em>»<br />
Le texte de Bertolt Brecht a été raccourci, mais ne perd pas de sa force, grâce à la performance habitée de ses cinq performeurs, à la fois musiciens, clowns, chanteurs, mimes et jongleurs. La dynamique du jeu et la mise en scène évolutive sont en symbiose avec le plaisir réactif du spectateur. La salle, pleine, aura fait l’expérience que Galileo Galilei formulait ainsi : « <em>On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l’aider à le découvrir lui-même.</em> »</p>
<p>Texte : Christine Maignien &#038; Marika Nanquette-Querette<br />
Photo : Xavier de Torres</p>
<p><em>La Vie de Galilée</em> par la C<sup>ie</sup> du Grand Soir était présenté le 3/02 au Théâtre Comœdia (Cours Maréchal Foch, Aubagne).<br />
Rens. <a href="http://www.compagniedugrandsoir.fr">www.compagniedugrandsoir.fr</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’Interview - Franck Dimech</title>
		<link>http://www.journalventilo.fr/2012/01/24/l%e2%80%99interview-franck-dimech/</link>
		<comments>http://www.journalventilo.fr/2012/01/24/l%e2%80%99interview-franck-dimech/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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		<description><![CDATA[
Entre deux répétitions de Woyzeck, le metteur en scène et fondateur du Théâtre Ajmer nous a reçus pour parler en toute décontraction de la mythique pièce de Georg Büchner, mais aussi de ses autres projets. Place à la langue et au corps.
Pourriez-vous nous résumer votre parcours ?
J’ai suivi quelques formations théâtrales, mais je me définirais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/woyzeck.jpg"  alt="woyzeck.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Entre deux répétitions de <em>Woyzeck</em>, le metteur en scène et fondateur du Théâtre Ajmer nous a reçus pour parler en toute décontraction de la mythique pièce de Georg Büchner, mais aussi de ses autres projets. Place à la langue et au corps.</p>
<p>Pourriez-vous nous résumer votre parcours ?</strong><br />
J’ai suivi quelques formations théâtrales, mais je me définirais plutôt comme un autodidacte vis-à-vis du spectacle vivant. J’ai beau avoir des liens avec la scène en raison de mon enfance dans le chœur de l’Opéra de Lyon, je suis d’abord issu d’une formation plastique aux Beaux-Arts. Par la suite, j’ai suivi une formation dans l’actuel département des Arts du Spectacle de l’Université de Provence à Aix. En 1990, j’ai fondé la compagnie Les Foules du Dedans, qui a existé pendant douze ans. Grâce à l’appui de tutelles et d’acteurs culturels locaux, j’ai pu monter le Théâtre de Ajmer en 2002. De nombreux voyages à l’étranger, en Asie surtout, et diverses bourses du Ministère des Affaires étrangères et de la Villa Médicis m’ont permis de nouer des liens avec un monde artistique à part, qui a grandement nourri ma pratique théâtrale. Je pense notamment à Hirata Oriza et sa compagnie Seinendan.<br />
<strong><br />
Comment vous est venue l’idée d’adapter <em>Woyzeck</em> et comment avez-vous abordé l’aspect fragmentaire et très sombre de cette pièce ?</strong><br />
L’histoire de cette pièce, qui date de 1837, est déjà originale à la base. Inspirée de l’histoire vraie d’un soldat allemand qui assassina sa maîtresse en 1821, l’œuvre s’est disséminée en quatre manuscrits sans que l’on ne connaisse la fin imaginée par l’auteur. Je suis parti de deux traductions, celles de Pierre Prentki et des éditions de l’Arche. La pièce a été montée en 2011 avec des acteurs auditionnés à Shanghai et Taipei et j’ai fait le choix d’un surtitrage en mandarin. Il y a ainsi une dimension volontairement elliptique et ambiguë qui crée une relation particulière avec le spectateur. L’idée que des comédiens asiatiques puissent nous parler de notre occidentalité à travers leur jeu et leur langue m’a aussi séduit. Cette pièce est, pour moi, plus dans le corps que dans la tête. C’est une pièce de chair, on est entre les langues. Toutes les valeurs du monde en déshérence de Woyzeck, qu’elles soient religieuses, scientifiques ou philosophiques, sont perméables. Dans cet univers en perdition, Woyzeck est en même temps la figure du prolétaire meurtri bien ancré dans la réalité et le dernier homme, le sorcier, qui annonce autant la fin d’un monde qu’un renouveau. En dehors de la question de la langue, l’autre défi a consisté à être capable d’adapter la mise en scène à des espaces plus (en Asie) ou moins (ici) confinés. Les questions de promiscuité ne sont pas les mêmes.</p>
<p><strong>Après <em>Woyzeck</em>, quels sont vos projets ?</strong><br />
Tout d’abord une tournée asiatique de la pièce en Chine Populaire. Ensuite, j’ai été invité comme artiste étranger pour enseigner à Taïwan et créer une production avec des étudiants à partir de <em>Preparadise Sorry Now</em> de Rainer Werner Fassbinder. Pour le mois de mars 2013, le Théâtre national de Taipei va également produire <em>Les Écorchés</em> que je vais mettre en scène et qui sera un diptyque formé de <em>La Dispute</em> de Marivaux et de <em>Manque</em> de Sarah Kane. Enfin, j’ai un projet ambitieux avec le compositeur eRikm et Catherine Jaugniaux pour adapter Les Shadoks.</p>
<p><strong>Que représente pour vous Marseille Provence 2013 ? Qu’en attendez-vous en tant que citoyen mais aussi en tant qu’artiste ?</strong><br />
C’est un projet qui, je l’espère, permettra de sortir Marseille et son monde culturel et politique de son inertie chronique. Nous en avons bien besoin. Je n’ai pas proposé de projets dans ce cadre car j’étais déjà pas mal occupé avec les miens à l’étranger. Il m’est déjà difficile de développer des outils, de se structurer localement, alors… Je dois d’ailleurs vite retourner au théâtre.</p>
<p>Propos recueillis par Guillaume Arias<br />
Photo : <em>Woyzeck</em> par Hsu Ping</p>
<p><em>Woyzeck</em> de Karl Georg Büchner par le Théâtre de Ajmer :<br />
- Jusqu’au 28/01 au Théâtre de la Minoterie (11 rue d’Hozier, 2e). Rens 04 91 90 74 28 / <a href="http://www.minoterie.org">www.minoterie.org</a><br />
- Le 1/02 au Théâtre Antoine Vitez (29 Avenue Robert Schuman, Aix-en-Pce). Rens. 04 42 59 94 37 / <a href="http://theatre-vitez.com">theatre-vitez.com</a></p>
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		<title>Salves par la Cie Maguy Marin</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
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Comment je me suis disputé…
Une création de Maguy Marin est toujours un petit événement. Programmé tour à tour au Pavillon Noir, au Merlan, à Cavaillon et à Châteauvallon, Salves ne déçoit pas. 
A 59 ans, Maguy Marin reste la plus jeune des chorégraphes. Alerte avec l’actualité, elle sait transposer mieux que personne le langage des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Salves.jpg"  alt="Salves.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Comment je me suis disputé…</p>
<p>Une création de Maguy Marin est toujours un petit événement. Programmé tour à tour au Pavillon Noir, au Merlan, à Cavaillon et à Châteauvallon, <em>Salves</em> ne déçoit pas. </strong></p>
<p>A 59 ans, Maguy Marin reste la plus jeune des chorégraphes. Alerte avec l’actualité, elle sait transposer mieux que personne le langage des mots sur le langage du corps. Dans une gestuelle proche du mime, les mains tendent un fil invisible qui dessine l’espace et introduit les interprètes un à un, à la manière d’un générique de film qui annonce le premier acte. Et toujours à la manière du cinéma, l’action s’accélère, entrecoupée de noirs écrans qui figent le geste dans une photographie. Tantôt constructeurs, tantôt déménageurs et bientôt casseurs, les individus subdivisent l’espace en micro trajectoires, s’affolent à la manière des électrons chauffés par un chiffon de laine, et le grand bordel annoncé devient une image du monde vomissant ce qu’il a jadis chéri. Cherchant inlassablement du nouveau pour alimenter l’<em>entertainment</em>, les chaises se brisent dans une bascule arrière, des planches volent dans le noir, une femme se fait flasher par une rafale de peinture… On remonte le temps à la rencontre de Buster Keaton, là où le danger est permanent parce que le corps devient un acrobate hors norme. La fiction de Salves, c’est ce mouvement perpétuel entre une destruction méthodique du théâtre (la scène) et l’hystérie des hommes. Une concentration folle d’énergie dans le bonheur et l’horreur d’une attraction/répulsion jusqu’au Big Bang et la vision éclairée d’un hélicoptère portant la statue de Jésus. L’hystérie des hommes, c’est cette imagination débordante à inventer des technologies sophistiquées et de toujours croire en Dieu.</p>
<p>Karim Grandi-Baupain</p>
<p><em>Salves</em> par la Cie Maguy Marin était présenté au Pavillon Noir (Aix-en-Provence) du 12 au 14/01, les 20 &#038; 21/01 au Théâtre du Merlan et le 24/01 au Théâtre de Cavaillon.<br />
Prochaines représentations :  les 3 &#038; 4/02 à Châteauvallon (Ollioules, 83). Rens. 04 94 22 02 02 / <a href="http://www.chateauvallon.com">www.chateauvallon.com</a></p>
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		<title>La Divine Humanité : Le Cœur du sage de Lionel Briand par la Cie Les Oiseaux, au Théâtre de Lenche</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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Les vies de Briand
Au Théâtre de Lenche, la compagnie marseillaise Les Oiseaux explore notre Divine Humanité à travers une trilogie burlesque et musicale, dont le dernier volet nous emmène au Moyen Âge.
Après Confucius dans Le Masque du singe et Jésus dans Le Fils de l’homme, on avance dans l’Histoire avec Le Cœur du sage jusqu’à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/Coeur-du-Sage.jpg"  alt="Coeur-du-Sage.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Les vies de Briand</p>
<p>Au Théâtre de Lenche, la compagnie marseillaise Les Oiseaux explore notre <em>Divine Humanité</em> à travers une trilogie burlesque et musicale, dont le dernier volet nous emmène au Moyen Âge.</strong></p>
<p>Après Confucius dans <em>Le Masque du singe</em> et Jésus dans <em>Le Fils de l’homme</em>, on avance dans l’Histoire avec <em>Le Cœur du sage</em> jusqu’à la troisième croisade. Ces épopées, riches en disciples, soldats et éminences en tout genre, sont servies par un seul comédien. A l’aide de masques et de costumes réversibles, Lionel Briand multiplie les rôles et les registres avec une aisance et une énergie qui tiennent de la performance. Le religieux distrait, le roitelet inconséquent, l’espionne séductrice&#8230; Chaque personnage est un numéro à part entière. Le musicien, Patrick Ayala, s’adapte aux différents univers, en jouant entre autres du oud ou de la cithare chinoise. <em>La Divine Humanité</em> aborde le sacré avec une irrévérence potache : le rap des <em>Dix Commandements</em>, une tête de Jean-Baptiste sortie d’un film d’horreur à petit budget&#8230; La complicité des interprètes gagne d’emblée le public, qui vibre avec eux de bout en bout.</p>
<p>Capucine Vignaux</p>
<p><em>La Divine Humanité : Le Cœur du sage</em> de Lionel Briand par la Cie Les Oiseaux : jusqu’au 28/01 au Théâtre de Lenche (4 Place de Lenche, 2e). Rens. 04 91 91 09 28 / <a href="http://www.theatredelenche.info">www.theatredelenche.info</a></p>
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		<title>Chouf Ouchouf de Zimmermann et de Perrot par le Groupe Acrobatique de Tanger, présenté au Théâtre du Merlan</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:04:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sur les planches]]></category>

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Attention Tanger !
Ou la rencontre improbable et explosive entre un duo de mécaniciens suisses et une jeune troupe tangéroise, plongée dans le quotidien d’une société marocaine assoiffée de vie, de liberté et de nouveauté.
On prend vite goût à l’excellence… D’où l’inévitable déception quand elle n’est pas au rendez-vous, un peu comme avec la dernière création [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.journalventilo.fr/wp-content/images/CHOUF_OUCHOUF.jpg"  alt="CHOUF_OUCHOUF.jpg""  style="border:none;margin-bottom:10px" title="" /></p>
<p><strong>Attention Tanger !</p>
<p>Ou la rencontre improbable et explosive entre un duo de mécaniciens suisses et une jeune troupe tangéroise, plongée dans le quotidien d’une société marocaine assoiffée de vie, de liberté et de nouveauté.</strong></p>
<p>On prend vite goût à l’excellence… D’où l’inévitable déception quand elle n’est pas au rendez-vous, un peu comme avec la dernière création des deux hurluberlus Zimmermann et de Perrot. Pour une fois, le duo n’est pas sur scène, cédant la place au Groupe Acrobatique de Tanger. Les jeunes Marocains jouent en quelque sorte leur propre rôle, celui d’une jeunesse exubérante et révoltée dans une société oppressante. La troupe s’en fait l’écho, joyeuse, modeste et généreuse, et les acrobaties s’avèrent parfaitement maîtrisées. Contrastant avec les précédents spectacles du duo, la mise en scène est des plus sobres et le décor se résume à un mur. Tanger se met en mouvement, le décor s’anime, le mur avance, se décompose, devient pilier, ruelle, toit, cachette, sous les cris et les chants arabes. Dans ce dédale, la population passe de l’agitation à l’immobilité. Les corps, inépuisables et bondissants, alternent pyramides, portés et pirouettes, avec des moments calmes, plus proches du théâtre, où les morceaux du mur inspirent aux deux créateurs quelques belles trouvailles. Des effets « maison » et un savoir-faire irréprochable nous offrent de jolis tableaux, teintés d’émotion et d’humour. <em>Chouf Ouchouf ! Regarde et regarde encore</em> les jolis tableaux et les beaux saltos ! Les voltiges épatent certes, mais les acrobates, à l’aise dans tous les sens, le sont moins dans la peau de comédiens, et la barrière vers le monde du jeu est difficile à franchir. La mise en scène si discrète et respectueuse de la troupe de rue est presque trop légère. Les scènes s’enchaînent et se succèdent sans nous emporter au passage. Tchou(f)-tchou(f), le train passe, mais parfois, on reste à quai.</p>
<p>Texte : Yves Bouyx<br />
Photo : Mario Del Curto</p>
<p><em>Chouf Ouchouf </em>de Zimmermann et de Perrot par le Groupe Acrobatique de Tanger, était présenté au Théâtre du Merlan du 11 au 14/01</p>
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