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	<title>http://www.journalventilo.fr &#187; Edito</title>
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	<description>** Toutes vos sorties, tous les 15 jours ** Marseille + Bouches du Rhône</description>
	<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:24:50 +0000</pubDate>
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		<title>Edito 293</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[RHÉNANIE ? QUE NENNI !
« Ich bin ein Berliner ! » Si John John se sentait à l’époque solidaire des Allemands de l’Ouest enclavés dans la ville-Etat, aujourd’hui capitale de l’Allemagne réunifiée, le petit Nicolas tourne un peu trop munichois. Libre à lui de trouver les faits et gestes d’Angela séduisants, mais laissez-nous tranquille avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>RHÉNANIE ? QUE NENNI !</strong></p>
<p>« <em>Ich bin ein Berliner ! </em>» Si John John se sentait à l’époque solidaire des Allemands de l’Ouest enclavés dans la ville-Etat, aujourd’hui capitale de l’Allemagne réunifiée, le petit Nicolas tourne un peu trop munichois. Libre à lui de trouver les faits et gestes d’Angela séduisants, mais laissez-nous tranquille avec les Allemands, bon sang ! Leur modèle se résume à une seule recette : baisser les salaires, accroître la précarité. Pas de salaire minimum garanti, du coup, 20 % des salariés allemands sont payés à un niveau inférieur au Smic horaire français (mois de dix euros bruts) et 40 % ont un salaire mensuel net inférieur à mille euros. On comprend pourquoi la droite française veut s’arrimer à la droite germanique : « Ce qui est bon pour eux est bon pour nous ! » Augmenter les salaires en Europe « <em>serait la dernière des bêtises à faire</em> », clamait de conserve Jean-Claude Trichet, ancien patron de la Banque Centrale Européenne. Merkel soutiendra Sarko « <em>quoi qu’il fasse</em> », de peur que sa stratégie d’austérité en Europe ne capote. Cette précipitation nous donne à voir cette union des droites qui tremble sur ses bases idéologiques. S’il venait à l’idée des Français de rebattre les cartes en Europe sur les solutions à apporter à la fameuse crise, l’électeur teuton pourrait y réfléchir à deux fois. On voit poindre les élections à l’horizon rhénan, et leur gauche retrouver des couleurs, notamment poussée par le parti Die Linke. Si on veut faire ami-ami avec les Allemands, aidons-les, virons-les ! </p>
<p>Victor Léo</p>
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		<title>Edito 292</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 17:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[A moins de cent jours de l’élection présidentielle, les contours des forces en présence se dessinent. Affiner son choix suppose s’informer. Télévision, radio, presse écrite et, nouveau de la classe, Internet, offrent à l’électeur leurs services. Le plus souvent privés. Les vendeurs d’armes et autres pros du bâtiment se sont disputé le droit de diffuser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A moins de cent jours de l’élection présidentielle, les contours des forces en présence se dessinent. Affiner son choix suppose s’informer. Télévision, radio, presse écrite et, nouveau de la classe, Internet, offrent à l’électeur leurs services. Le plus souvent privés. Les vendeurs d’armes et autres pros du bâtiment se sont disputé le droit de diffuser la bonne parole dans nos foyers. Par le biais de la publicité bien sûr, mais plus subtilement par le relais incessant de journalistes et experts triés sur le volet, ces <em>Nouveaux chiens de garde</em> de l’ordre établi. Dans son essai paru en 1997, inspiré notamment des travaux de Pierre Bourdieu, Serge Halimi met au jour une nouvelle critique des médias. Dans sa déclinaison sur grand écran (<a href="http://www.journalventilo.fr/2012/01/25/les-nouveaux-chiens-de-garde-documentaire-france-%E2%80%93-1h44-de-gilles-balbastre-et-yannick-kergoat/">voir chronique</a>), les auteurs (et journalistes) Gilles Balbastre et Yannick Kergoat débusquent la collusion entre journalistes vedettes, politiques et grands patrons dans le but non affiché de promouvoir la voie unique de la politique néolibérale. La démonstration est patente en ces temps de campagne électorale. Mais leur souhait de nous voir nous réapproprier collectivement nos médias se heurte à nos habitudes et aux contraintes quotidiennes des journalistes.<br />
Un continent est peu exploré par le film. Celui du Web. Libérée du poids du support matériel, l’information numérique s’y diffuse plus vite et plus loin, laissant moins de place au filtrage. Mais la reprise en main nous guette. Un arsenal législatif se met en place pour limiter la libre expression des productions intellectuelles et s’arroger le droit de fermer un site. Aux Etats-unis, le récent blocage du site Megaupload hébergé en dehors du territoire américain par des moyens réservés au crime organisé, ainsi que les projets de lois SOPA/PIPA<sup>1</sup> et surtout ACTA<sup>2</sup> soulèvent des protestations. L’opposition à Hadopi en France procède du même raisonnement : défendre la neutralité du Net et empêcher un droit de regard inquisiteur sur les informations qui y circulent et les citoyens qui les reçoivent. Au « Far Web », certains shérifs veulent imposer leur loi. Pour protéger le pouvoir du maître, plus besoin de chien de garde. Ils veulent pouvoir tirer à vue.</p>
<p>Victor Léo</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4159" class="footnote">SOPA pour Stop Online Piracy Act et PIPA pour Protect Intellectual Property Act</li><li id="footnote_1_4159" class="footnote">ACTA pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commercial anti-contrefaçon </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Edito 291</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 16:24:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Kepler de rien
Il est grand temps de saluer comme il se doit ce pauvre petit télescope qui, loin de se regarder le nombril, sua sang et rouille pour nous signaler l’existence de Kepler-22b, exoplanète située dans une zone habitable de la constellation du Cygne, située à environ 600 années-lumière de notre astre. Si Kepler a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kepler de rien</strong></p>
<p>Il est grand temps de saluer comme il se doit ce pauvre petit télescope qui, loin de se regarder le nombril, sua sang et rouille pour nous signaler l’existence de Kepler-22b, exoplanète située dans une zone habitable de la constellation du Cygne, située à environ 600 années-lumière de notre astre. Si Kepler a pu réaliser cette étonnante performance, c’est sans compter avec les revers qu’il a dû essuyer de la part de ses pairs, jaloux de ne plus avoir la plus grosse optique, pour la plupart fils de bonnes familles et entretenus par de copieuses missions d’entretiens. D’un autre côté, des scientifiques supposent que l’on pourrait éventuellement, d’ici quelques années, faire naître un enfant à l’image de l’homme de Néandertal. Imaginez le lointain cousin sonner à votre porte et vous demander le sel qu’il n’a pas su trouver au supermarché. Bref, rien n’est impossible lorsque les époques s’entrechoquent. Et rien ne s’entrechoque lorsque tout est impossible. Mais avant de convier votre ami du premier (le Paléolithique moyen) à rester manger (attention, il vaut mieux l’avoir en photo qu’en pension !), tendez-lui fièrement ce <em>Ventilo</em> pour lui donner les bonnes idées cadeaux de Noël, et lui permettre de découvrir un concentré de l’année culturelle qui vient de s’écouler, avec les yeux ébahis d’un nouveau-né. De 150 000 ans.</p>
<p>Jordan Saïsset</p>
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		<title>Edito 290</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 16:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grèce sans jamais oser le demander (2)
Ma mère, qui n’a jamais eu la langue dans sa poche (ce qui aurait été véritablement problématique pour la bavarde invétérée qu’elle est), ni les yeux en face des trous (mais je vous parlerai de ses problèmes de vue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grèce sans jamais oser le demander (2)</strong></p>
<p>Ma mère, qui n’a jamais eu la langue dans sa poche (ce qui aurait été véritablement problématique pour la bavarde invétérée qu’elle est), ni les yeux en face des trous (mais je vous parlerai de ses problèmes de vue une autre fois), a sommé dernièrement un colporteur — ne pas confondre avec le défunt compositeur Cole Porter — d’aller se faire voir chez les Grecs ! Parce qu’il ne faut pas pousser mémé dans les orties, parce qu’on peut porter des Tchin-Tchin© sur le nez et ne plus vouloir trinquer, la femme qui ne tournait jamais sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler (d’où l’absence de ladite poche) s’est permis d’éconduire l’imprudent commercial venu lui proposer de changer d’abonnement téléphonique, voire plus si affinités. Aussi désuète et cocasse soit-elle, cette injonction, en forme d’invitation au voyage hellénique et révélatrice du tempérament bien méditerranéen de ma génitrice, nous rappelle certes aux bons souvenirs de Demis Roussos et Georges Papandréou, mais nous ramène surtout cinq siècles en arrière. En effet, à la fin du XVIe siècle, alors qu’il n’existe pas vraiment d’expression consacrée pour signifier à autrui qu’on ne veut pas de son abonnement téléphonique, hormis la définitive « Va au diable », un intellectuel français, en pleine digestion de la Grèce Antique, traite un ami de pédéraste et l’engage par là même à aller se faire voir chez les Grecs. Pas peu fier de son effet d’annonce, l’insulteur explique à l’insulté courroucé qu’il n’est pas atteint d’une maladie incurable, mais qu’il est bon pour une punition sodomite. Aïe. Et oui, si la pédérastie évoquait du côté d’Athènes, cinq siècles avant J.-C., une relation « pédagogique » entre un homme mûr et un jeune garçon que la morale ne réprouvait pas encore, elle charrie désormais, travestie par l’évolution sémantique et l’œuvre du temps, son lot de références et d’insinuations homosexuelles… Aujourd’hui, même si le jeune du XXIe siècle préfèrera toujours lâcher un très direct « Va te faire enculer », il n’est donc pas rare, grâce à quelques irréductibles Gaulois, de se faire insulter, encore et toujours, à l’ancienne. Cependant que les pédérastes, autres temps, autres mœurs, n’habitent plus à la Grèce indiquée. </p>
<p>Henri Seard</p>
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		<title>Edito 289</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 17:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grèce… sans jamais oser le demander
Il était une fois une jeune femme grecque, Aphrodite, qui aimait beaucoup les plaisirs de la chair. Son appétit sexuel était tel que cette « déesse de l’amour » — rebaptisée ainsi ironiquement par les langues de vipères d’Olympie — multipliait sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grèce… sans jamais oser le demander</strong></p>
<p>Il était une fois une jeune femme grecque, Aphrodite, qui aimait beaucoup les plaisirs de la chair. Son appétit sexuel était tel que cette « déesse de l’amour » — rebaptisée ainsi ironiquement par les langues de vipères d’Olympie — multipliait sans vergogne les aventures extraconjugales avec tous les Apollons. Faisant fi des ragots de la Méduse, Gorgone, et des réprimandes de son paternel, Zeus, dont elle n’aimait vraiment pas s’attirer les foudres, la déesse, qui avait le diable au corps, continuait de s’envoyer en l’air avec tout ce qui bougeait — on raconte qu’elle fut prise la main dans le sac avec Hermès, qu’elle préférait l’amour en mer, c’est une question de tempo, avec Poséidon, ou qu’elle faisait boire le calice jusqu’à la lie à Dionysos… Les semaines passaient, les amants défilaient et les chiennes de garde n’en finissaient plus d’aboyer, reprenant à leur compte la fameuse devise olympique « <em>L’essentiel est de participer, mais de critiquer aussi</em> » — cependant qu’Aphrodite respectait au pied de la lettre la non moins fameuse maxime « <em>Allez les gars, plus vite, plus haut, plus fort !!! </em>». Parmi les médisances qui circulaient le plus revenaient sans cesse celles sur le physique « <em>quelconque, pour ne pas dire ingrat </em>», selon la <em>vox populi</em>, de la déesse qui avait le feu sacré — elle était mariée avec le Dieu du feu — mais aussi au cul. Il n’en fallut pas plus, aux habitants de la Grèce d’en bas, qui n’étaient pourtant pas sortis de la cuisse de Jupiter, pour en conclure que la diablesse devait vraisemblablement « avoir le bras long » pour se taper autant de beaux Apollons. La nouvelle en forme de vilaine rumeur déclencha la colère d’Aphrodite qui, oubliant le conseil maternel de Héra — qui lui disait « <em>sois gentille, si t’es pas jolie</em> » — ordonna à son père de cramer tout le village en un éclair — d’Eugénie, une amie un poil fasciste. Les observateurs de l’époque, comme Eole ou Hélios, quoi qu’un peu perchés, décrétèrent que le premier coup de piston de l’histoire venait de se dérouler sous leurs yeux. Voilà pourquoi depuis des millénaires, depuis le bras de Zeus, depuis le wonderbra d’Aphrodite, il est question, dès lors qu’on demande un service, plus ou moins important, de longueur — même s’il paraît, messieurs, que ça compte pas — de bras et de ses largesses, pour solde de tout « conte ».</p>
<p>Henri Seard</p>
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		<title>Edito 288</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 15:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Pauvres de nous !
« Gaudin, as-tu du cœur ? Tout autre que mon maire l’éprouverait sur l’heure. » Mettre la main à la poche sans se sentir agressé, remettre son obole au pauvre hère affaissé, depuis longtemps Jean-Claude ne s’y est plus attelé. Qui a pu le piquer ? Son adjointe Pozmentier, qui a signé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pauvres de nous !</strong></p>
<p>« Gaudin, as-tu du cœur ? Tout autre que mon maire l’éprouverait sur l’heure. » Mettre la main à la poche sans se sentir agressé, remettre son obole au pauvre hère affaissé, depuis longtemps Jean-Claude ne s’y est plus attelé. Qui a pu le piquer ? Son adjointe Pozmentier, qui a signé cet indigne arrêté anti-mendicité<sup>1</sup> ? Le nouveau préfet de police Gardère, satisfait de rendre « visible » l’action de ses chiens policiers ? L’électorat mariniste qu’il faut dans le sens du poil brun caresser ?<br />
Quel que soit le mobile, le résultat est le même. Marseille devient à son corps défendant le laboratoire d’idées de la droite en campagne. Sarkozy, Guéant, Gaudin, même combat.<br />
Quand la petite histoire rencontre la grande, cette décision locale prend du relief. Les dirigeants européens tentent depuis plusieurs semaines de repousser l’épouvantail d’un effondrement généralisé en agitant l’austérité. Ainsi, peuple de Marseille et d’ailleurs, si vous n’êtes pas prêts à des sacrifices, moins de salaire, moins d’emplois, moins de services publics, voilà ce qui vous attend. La rue, la misère, la faim. Et si vous tombez si bas, que vous n’avez plus d’autre ressource que réclamer votre pitance et tendre la main, on viendra vous la refermer. Le capitalisme du désastre est à l’œuvre. Au-delà de cette ligne, point de salut. Il faut persuader les marchés financiers de ne pas nous dégrader. Nous en sommes à leur quémander « A vot’bon cœur, M’sieur, Dame ! » ; ils n’auront qu’à prendre un nouvel arrêté.</p>
<p>Victor Léo</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4024" class="footnote">Vous pouvez lire l’arrêté anti-mendicité sur Libé Marseille : <a href="http://www.libemarseille.fr/henry/2011/10/larrêté-anti-mendicité-fait-scandale-à-marseille.html">http://www.libemarseille.fr/henry/2011/10/larrêté-anti-mendicité-fait-scandale-à-marseille.html</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Edito 287</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Oct 2011 16:32:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas si primaire…
Ségolène Présidente ! Ségolène Présidente, de Poitou-Charentes ! Le fameux piège à cons s’est refermé sur une malheureuse candidate, vexée de n’avoir convaincu qu’une frange des deux millions et demi de votants des primaires du parti socialiste. Il n’est que Copé pour persifler sur une participation faible au regard de l’ensemble de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pas si primaire…</strong></p>
<p>Ségolène Présidente ! Ségolène Présidente, de Poitou-Charentes ! Le fameux piège à cons s’est refermé sur une malheureuse candidate, vexée de n’avoir convaincu qu’une frange des deux millions et demi de votants des primaires du parti socialiste. Il n’est que Copé pour persifler sur une participation faible au regard de l’ensemble de la population française. Cet exercice inédit a été salué par les participants ravis d’exercer ce nouveau droit, libre d’engagement partisan. Ce rassemblement hétéroclite de militants, sympathisants et autres gauchisants faisait plaisir à voir et la joie était manifestement partagée. Dans ce mouvement collectif, beaucoup se retrouvaient pour, mais la plupart se voulaient contre. Un dénominateur commun, l’anti-sarkozysme primaire et fier de l’être. La perspective enfin optimiste de voir corriger l’horreur de casting se lisait sur tous les sourires.<br />
La campagne présidentielle ainsi lancée, les thèmes chers à la gauche emplissent les colonnes de journaux et remplissent les conversations de machines à café. On ne se fera aucune illusion sur le prévisible retournement de tendance en 2012 impulsé par le duo de choc insécurité/immigration, amplifié par le candidat de droite en temps de crise. Mais le terrain est aujourd’hui occupé par les débats autour de la redistribution et de la reprise de contrôle du pouvoir financier, et des solutions à apporter. L’austérité promise est injuste et inéquitable, dénonce Bernard Thibault, le dirigeant de la CGT de passage express à Marseille le 11 octobre pour protester. Elle va frapper sans distinction et le plus grand nombre. L’effet pervers des primaires se fait alors ressentir. Le processus rafraîchit l’offre politique, mais exacerbe la personnalisation des idées et des projets. L’épreuve de force à engager ne se mènera pas à un contre tous. Nul candidat ne prétendra changer le monde. Il faudra pourtant bien imaginer comment.</p>
<p>Victor Léo</p>
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		<title>Edito 286</title>
		<link>http://www.journalventilo.fr/2011/09/27/edito-286/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 16:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Google a treize ans. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Ventilo aurait pu embrasser une carrière internationale à trois ans près. Comment ça, rien à voir ? Ça vous défrise pas, vous, que Google n’ait que treize ans et nous déjà dix ? Moi, si. Ce nom ridicule fait désormais partie de notre langage courant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Google a treize ans. Aussi incroyable que cela puisse paraître, <em>Ventilo</em> aurait pu embrasser une carrière internationale à trois ans près. Comment ça, rien à voir ? Ça vous défrise pas, vous, que Google n’ait que treize ans et nous déjà dix ? Moi, si. Ce nom ridicule fait désormais partie de notre langage courant, au même titre que je sais pas moi, Frigo ou Ventilo&#8230; C’est là où je voulais en venir. On est aussi courant et pratique que Google, mais en moins multinationale, et en plus écologique et équitable (et oui, le journal est le seul gratuit imprimé à Marseille sur du papier recyclé fabriqué en France). Si on la ramène, c’est que dix années ont passé (vite), et que le prochain numéro est toujours à boucler. L’urgence et la précarité sont le lot quotidien. Le manque de ressources des titres de presse met en péril notre existence, et chaque numéro est une course de fond(s). Et ça n’est pas près de changer. Les institutions publiques coupent dans le lard, et la culture fait manifestement partie du superflu. Les institutions privées préfèrent investir dans les commissariats. Dans quoi ? Oui, oui. <em>La Provence</em> nous apprend en une mardi 27 septembre que « <em>19 patrons veulent changer leur ville. A la tête de grandes firmes, ils se mobilisent sur le secteur d’Euroméditerranée et envisagent d’y financer un commissariat.</em> » On se retient de rire ou de pleurer. Passons sur le fait que l’Etat ne serait pas capable de financer un équipement public s’il était nécessaire, et sur l’éventuel retour sur investissement attendu par ces « bienfaiteurs », argent public à la clé. Si ces capitaines d’industries veulent faire rayonner la ville, pourquoi ne pas commencer par financer la vie culturelle marseillaise ? Les subventions publiques sont rares et Marseille Provence 2013 est demain. Comme dirait l’autre, ça tombe bien.</p>
<p>Victor Léo</p>
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		<title>Edito 285</title>
		<link>http://www.journalventilo.fr/2011/09/13/edito-285/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 18:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[La guerre est déclarée
Septembre 2001 - septembre 2011. Dix années ont suffi à bouleverser nos habitudes. La lecture des événements est désormais influencée. Le paysage a changé et encore pour longtemps. Le 19 septembre 2001, Ventilo publiait le n°0 de son aventure éditoriale sur les cendres chaudes du mémorable Taktik. Une décennie de journalisme indépendant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La guerre est déclarée</strong></p>
<p>Septembre 2001 - septembre 2011. Dix années ont suffi à bouleverser nos habitudes. La lecture des événements est désormais influencée. Le paysage a changé et encore pour longtemps. Le 19 septembre 2001, <em>Ventilo</em> publiait le n°0 de son aventure éditoriale sur les cendres chaudes du mémorable <em>Taktik</em>. Une décennie de journalisme indépendant vous a nourris de lectures culturelles. Jamais rassasiés, nous avons encore et toujours beaucoup de défis devant nous. Et l’actualité ne manque pas de nous laisser en éveil. Les lieux de culture sont menacés par ceux qui confondent art et bruit. La police déloge les lieux festifs et fait revivre un couvre-feu inepte. Marseille Provence 2013 n’a manifestement pas encore convaincu. Les relents nauséabonds de l’affaire des décharges empoisonnent l’air de la Ville et les centrales nucléaires du coin s’avèrent friables. Le ministère de l’intérieur concurrence son prédécesseur sur le terrain odieux de la xénophobie et prend Marseille à partie en stigmatisant à nouveau une de ses communautés. Notre cité est devenue en quelques semaines l’épicentre à la fois du phénomène sécuritaire et de la crise sociale. Le G7 de la finance a pris ses quartiers au Pharo, illustrant cyniquement la prétention des argentiers de se soucier des plus pauvres, les Marseillais en tête. La spéculation n’en peut plus d’essorer les populations, elle s’en prend ouvertement aux Etats eux-mêmes. Les armes de destruction massives des emplois et des salaires sont sorties, la guerre est déclarée. Dans un autre temps, il n’en fallait pas beaucoup plus pour envoyer les divisions et les canons déboulonner l’assaillant ! Envoyons les avions bombarder la City et Standard &#038; Poor’s, qu’on en finisse ! Et puis ça nous fera des vacances, ça faisait longtemps.</p>
<p>Victor Léo</p>
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		<title>Edito 283</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 15:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>damien</dc:creator>
		
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Fierté locale, le prochain Forum mondial de l’eau se tiendra à Marseille en mars prochain. Organisée par le très pompeux Conseil mondial de l’eau, la manifestation promet-elle, à l’instar du Forum social mondial, de traiter des solutions d’accès à l’eau et de gestion publique de ce bien commun et fondamental ? Le président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l’eau mairie</strong></p>
<p>Fierté locale, le prochain Forum mondial de l’eau se tiendra à Marseille en mars prochain. Organisée par le très pompeux Conseil mondial de l’eau, la manifestation promet-elle, à l’instar du Forum social mondial, de traiter des solutions d’accès à l’eau et de gestion publique de ce bien commun et fondamental ? Le président de ce Conseil a toutes les cartes en main, lui qui dirige également la Société des eaux de Marseille (SEM), filiale de Veolia, multinationale française du secteur. Le procès d’intention n’est pas loin, alors faisons-le. Le terme de la délégation de service public confiée à la SEM arrive en 2012 et la renégociation bat son plein. Le moment est donc venu d’infléchir vers le retour à la gestion publique, en régie. Par principe, bien sûr, afin d’éliminer de nos factures d’eau la marge réservée aux actionnaires du groupe. A raison encore, face au fait que les tarifs pratiqués dans une gestion en régie restent inférieurs de près de 20 % à ceux pratiqués en délégation<sup>1</sup>. Les factures ne cessent de gonfler malgré la baisse constante de la consommation. Nos élus responsables au sein de l’intercommunalité Marseille Provence Métropole (MPM) doivent donc prendre une décision au mois de juillet sur ce sujet éminemment collectif. Un raout était organisé au mois de mai dernier au Parc Chanot, avec le ministre de l’environnement et l’adjointe du maire de Paris chargée de l’eau, forte de son expérience de remunicipalisation de la gestion de la ressource en 2009. La surprise est venue du président socialiste de MPM. Eugène Caselli s’est en effet prononcé en faveur de la délégation confiée au secteur privé, arguant d’une baisse programmée du prix de l’eau. La coordination Eau bien commun 13 regroupe plusieurs dizaines d’associations et d’organisations dans l’objectif d’un retour à une gestion publique et citoyenne de l’eau et de l’assainissement et la préparation d’un Forum Alternatif Mondial de l’Eau (FAME) en mars 2012 à Marseille. Une pétition est en ligne pour permettre au citoyen de peser dans la décision des représentants élus<sup>2</sup>. Une goutte d’eau ne coulera pas le bateau Veolia, qui semble devoir remporter la mise à nouveau. Mais une voie d’eau pourrait percer la certitude de nos représentants. Baron républicain local, Jean-Claude Gaudin s’était exclamé devant les protestations d’agents municipaux de la Culture devant la Vieille Charité : « <em>Je fais comme je veux.</em> » Et nous, que voulons-nous ? </p>
<p>Victor Léo</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3842" class="footnote"><em>Le Point sur</em>, n°67 (décembre 2010) - Commissariat général au développement durable</li><li id="footnote_1_3842" class="footnote"><a href="http://www.petitions24.net/eaupubliquemarseille">http://www.petitions24.net/eaupubliquemarseille</a></li></ol>]]></content:encoded>
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