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Jeux

[25 jan 2012] Atelier Totori (Koch Media / PS3)

jeu-atelier-totori.jpgAprès un Atelier Rorona pétillant de bonne humeur, Gust remet le couvert avec cette suite. Même si ce jeu de rôle se vit encore au jour le jour, le déroulement est ici plus mature et moins linéaire. Les objectifs à échéance fixe laissent place à une progression dont le joueur est seul décideur. Il faudra cependant remplir certaines conditions pour poursuivre l’histoire, arrivé à un point précis, sous peine de terminer sur la « mauvaise fin » (une parmi d’autres). L’alchimie, qui permet de transformer des objets en de nouveaux, est toujours bien présente, tout en laissant plus de place à l’aventure et à l’exploration de petites zones variées parsemées d’ennemis, pour notre plus grand plaisir.

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[25 jan 2012] Disgaea 4 : A Promise Unforgoten (Koch Media / PS3)

jeu-disgaea-4.jpgDisgaea, fleuron du jeu de rôle tactique old school sur console, est de retour avec un quatrième opus qui enchantera les adeptes — et, pourquoi pas, de nouveaux joueurs ? Comme à l’accoutumée, l’action se déroule dans le Nether World, sorte d’enfer où les démons règnent en maîtres. Notre héros, un vampire façon Popeye (la sardine remplaçant les épinards), donne le ton, humour 9999e degré. Le chiffre 9999, marque de fabrique de Nippon Ichi, est aussi le niveau maximum d’expérience qu’il est possible d’atteindre. Démesuré, tout comme la durée de vie, pour qui souhaite remplir toute l’encyclopédie. De quoi séduire son public habituel, et plus si affinités, le jeu étant traduit en français.

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[25 jan 2012] Dynasty Warriors 7 : Xtreme Legends (Koch Media / PS3)

jeu-dynastywarriors.jpgIl y a quinze ans, la série Dynasty Warriors permettait à Koei, alors spécialiste du wargame, de s’ouvrir à un large public. Orientée action, elle place le joueur au cœur des champs de bataille, encerclé de centaines, voire de milliers d’ennemis à occire. Les fans de Japon médiéval et de batailles épiques trouveront une fois encore leur compte avec cette version Xtreme, agrémentée d’un mode « légende » scénarisé et jouable en duo. Les nombreux protagonistes éclairent certaines facettes de l’histoire, quand les armes et les combats, en quantité astronomique, occuperont ses adeptes pendant un long moment. Le tout malgré une réalisation datée, des textes en anglais et une répétitivité évidente.

SV

[25 jan 2012] WWE 12 (THQ / Xbox 360 & PS3)

jeu-wwe12.jpgVéritable renouveau en matière de simulation de catch, WWE 12 apporte un souffle d’air frais sur une série qui commençait à prendre la poussière. Système de combat, angles de caméra, maniabilité, personnalisation, difficultés… : tout a été revu et corrigé pour le plus grand plaisir des amateurs. Les nombreux modes promettent de très longues heures de jeu, sans compter le multijoueurs. Quelques défauts noircissent tout de même un peu le tableau, comme l’absence de certaines superstars ou le moteur graphique vieillissant. Malgré ces détails, le soft reste très agréable à jouer, même s’il surprendra au premier abord les plus vieux fans de la série, en raison de son changement total de gameplay.

CT

[14 déc 2011] Bilan jeux vidéo 2011

bilan-jeux-2011.png

Batman : Arkham City
(Warner Bros Interactive / Xbox 360, PS3, PC)

En 2009, les joueurs découvraient un Arkham Asylum d’une noirceur et d’un degré d’immersion immenses, aux niveaux technique et ludique incroyables pour un jeune studio de développement. Batman héritait d’un jeu digne de son image de super-héros sombre, rivalisant sans peine avec le Dark Knight de Christopher Nolan. Rocksteady réussit l’exploit de proposer une suite prodigieuse, et encore plus riche, l’univers restreint de l’asile cédant le pas à la ville d’Arkham. L’infiltration et les gadgets sont toujours de mise, la cité offrant désormais ses bâtiments, ses hauteurs et ses ruelles aux plus explorateurs, qui alterneront entre quête principale et missions secondaires, variées et nombreuses.

Dark Souls
(Namco Bandai Games / Xbox 360, PS3)

From Software nous livre ici son dernier bébé, qui s’inscrit dans la lignée du remarqué et impitoyable Demon’s Souls. Cette fois-ci, la mort rôdera dans tous les recoins d’un monde ouvert. Varié, ingénieux, beau, recelant de créatures terribles, de boss monstrueux (quoique moins impressionnants que par le passé) et de pièges plus vicieux les uns que les autres, il met tout en œuvre pour empêcher le joueur d’atteindre son but. Laisserez-vous un jeu vous botter les fesses ? Ce n’est qu’une affaire d’orgueil, mais il vous faudra vous accrocher, persévérer, encore et toujours, trépasser des dizaines, des centaines de fois, jusqu’à connaître les lieux par cœur, comme une poésie à réciter.

Gears of War 3
(Microsoft Game Studios / Xbox 360)

Les Gears of War auront donné ses lettres de noblesse à la Xbox 360 auprès des gamers assidus et porté aux nues un moteur 3D, l’Unreal Engine 3. Ce nouveau volet est toujours un jeu de tir à la troisième personne, dans lequel quelques humains tentent de repousser une invasion d’extraterrestres aux doux noms de Locustes et Lambents. Sanguinolent et nerveux, il est la synthèse parfaite de la série, et clôt en beauté une trilogie qui, dans la veine d’un Resident Evil 4, aura marqué le genre par son dynamisme. Encore plus beau (et enfin coloré !) que ses prédécesseurs, cet ultime volet se targue même de proposer un mode multi ouvert à quatre joueurs. Radicalement efficace, bougrement jouissif.

Rayman Origins
(Ubi Soft / Xbox 360, PS3, Wii)

Tourner le dos à un titre aussi immense que Rayman Origins relève du crime. Fort d’un moteur maison permettant de donner vie aux créations les plus folles de ses artistes, il est un chef-d’œuvre de plates-formes en 2D, et probablement le plus beau représentant que le genre ait jamais connu. Admirablement coloré, d’une très grande finesse, il propose une animation d’une fluidité confondante, et un niveau de détails inouïs. De plus, dans sa grande mansuétude, il permet aux joueurs de se regrouper à quatre autour de la même machine, afin de parcourir ses nombreux mondes, vivants et vivifiants. Michel Ancel, son créateur, a su se montrer digne de son titre de Chevalier des Arts et des Lettres.

The Elder Scrolls V : Skyrim
(Bethesda Softworks / Xbox 360, PS3, PC)

Plus de cinq ans après Oblivion, la grande aventure revient à point nommé pour l’hiver avec un Skyrim glacial se déroulant en terres nordiques. L’univers se révèle beau, cohérent et mature, bien que ses villes soient plus modestes que jadis. Adrien apprécie les centaines de quêtes et heures de jeu, bien que trop courtes à ses yeux, et peste devant une IA en régression. Néanmoins, il salue un souci du détail flagrant et un système qui met en exergue l’accessibilité. Sébastien, pour sa part, se régale de la multiplicité de quêtes à accomplir et de lieux à visiter, épaté par la richesse du monde magnifique et vivant. Quand les dragons, grands ennemis de ce volet, l’impressionnent toujours.

The Legend of Zelda : Skyward Sword
(Nintendo / Wii)

A bout de souffle, la Wii réalise un ultime tour de force en nous offrant l’un des meilleurs The Legend of Zelda de l’histoire. Donner des coups d’épée grâce à la Wiimote permet d’incarner réellement ce cher Link, volant une fois encore au secours de sa belle. Divisé en deux zones distinctes, la Terre et le Ciel, l’univers de Skyward Sword, impressionnant de diversité, pousse sans cesse à l’exploration. De nombreux nouveaux objets viennent aider notre héros dans sa quête, quand des boss dantesques se dressent sur son passage. Grâce à un scénario sans temps mort, des donjons épiques et quelques énigmes retorses, cet énième opus se doit de figurer dans toute ludothèque qui se respecte.

[23 nov 2011] Cave story 3D (Koch Media / Nintendo 3DS)

jeu-cave-story.jpgCave Story était initialement un jeu amateur sur PC, avant de débuter une carrière commerciale sur les réseaux Nintendo, grâce au studio Nicalis, également signataire de cette version. Le soft combine exploration, action et plates-formes, dans la veine d’un Metroid, le héros gagnant en aptitudes physiques et en armement au fil de l’aventure. La représentation de profil combine personnages bitmap et décors 3D, avec un cachet graphique qui rapproche ce remake d’un Klonoa, quand son gameplay et sa courbe de difficulté parfaitement dosés en font l’un des meilleurs titres du genre. Il serait fâcheux que ce bijou, relativement anonyme auprès du grand public, ne rencontre pas le succès qu’il mérite.
SV

[23 nov 2011] Ace combat Assault Horizon (Namco Bandai Games / Xbox 360, PS3)

jeu-ace-combat.jpgAce Combat était l’un des hérauts de la maîtrise technique de Namco, en arcade et sur PlayStation. Une dizaine d’opus et vingt ans plus tard, sa série de combats aériens devait se renouveler pour toucher un public habitué aux mises en scène percutantes. C’est chose faite avec ce volet enchaînant des scènes chorégraphiées à la manière d’un Call of Duty, quand un mode de poursuite rapprochée dynamise grandement le gameplay et injecte du sang neuf dans une formule bien huilée. Malgré quelques missions longuettes, la beauté des décors, la possibilité de piloter plusieurs véhicules volants, la fluidité des dogfights et la tension des parties multijoueurs attestent d’un regain de forme.
SV

[23 nov 2011] Saints Row The Third (THQ / Xbox 360, PS3, PC)

jeu-saints-row-3.jpgContrairement aux GTA, dont ils s’inspirent ouvertement, les Saints Row ne se sont jamais voulus sérieux ou, sous couvert de subversion, moralisateurs. Leur credo se situe plutôt dans l’action débridée, la parodie outrancière et une large variété de gameplay, cet opus ne loupant pas le coche. Tout d’abord par ses graphismes pimpants (les couleurs vives abondent), mais aussi par une carte technique correcte, l’animation ne souffrant pas trop d’une carte à explorer de taille conséquente. Le titre offre, surtout, une multiplicité de missions et de véhicules impressionnants : du jeu télévisé sadique à la moto volante, tous les moyens sont bons pour permettre au joueur de se divertir follement. De l’entertainment pur.
SV

[23 nov 2011] Call of Duty Modern Warfare 3 (Activision / Xbox 360, PS3, PC)

call-of-duty-modern-warfare.jpgComme on utilisait Discology pour dupliquer nos jeux par le passé, Call of Duty réplique sa formule à succès chaque année. Nous voilà donc embrigadés dans un conflit mondial, à travers de multiples continents et capitales. Fidèle à ses successeurs, ce volet fait la part belle à une action nerveuse non-stop, dans des chapitres concentrés au level design parfait. Puisqu’il faut se livrer au jeu des comparaisons, on éprouve la sensation de moins subir le scénario que dans Battlefield 3, les morceaux de bravoure, d’une grande variété, s’enchaînant toujours à un rythme effréné : de séquences sous-marines en attaques au masque à gaz, tout est fait pour que le spectacle soit le plus éblouissant possible.

SV

[09 nov 2011] Battlefield 3 (Electronic Arts - Xbox 360, PS3, PC)

jeu-battlefield-3.jpgAvec ce Battlefield, Digital Illusions et Electronic Arts attaquent de front la série Modern Warfare. En dehors de menus soucis techniques sur des consoles poussées à bout, sa réalisation de premier ordre rend les conflits tangibles. Jeu de guerre oblige, il faudra passer outre une histoire de menace terroriste sur l’Occident pour s’attarder sur ses vertus ludiques : un solo palpitant (bien que trop court), dont certains passages à la mise en scène rythmée rappellent Mirror’s Edge, pépite mésestimée du studio ; un gameplay efficace et très varié, de par la possibilité de piloter de multiples véhicules ; des décors grandement destructibles et, surtout, un mode multijoueurs d’une richesse telle qu’il en devient chronophage.

SV

[09 nov 2011] Forza motorsport 4 (Microsoft Games Studio - Xbox 360)

jeu-forza-4.jpgCe quatrième Forza délivre encore plus de circuits et de véhicules au fil de notre carrière de pilote automobile virtuel, Microsoft et Turn 10 s’étant même offert la rarissime licence Ferrari (l’écurie italienne s’avère très regardante lorsqu’il s’agit de prêter son image). Le jeu se révèle rapide et fluide (60 images / seconde, les puristes apprécieront), quand les graphismes, qui flattent la rétine en accentuant les teintes chaudes, proposent une modélisation fidèle des voitures et des pistes. L’essentiel du plaisir procuré par le titre réside dans ses qualités de conduite, le poids et le comportement des bolides étant parfaitement retranscris, de multiples réglages permettant de les adapter à notre conduite.

SV

[09 nov 2011] NBA 2K12 (2K Sports - Xbox 360, PS3, PC)

Le studio Visual Concepts, signataire de titres de qualité sur machines 16 et 32-bit, s’est spécialisé dans le sport à l’orée des années 2000. Depuis son premier volet, la gamme NBA 2K est saluée pour ses vertus techniques et ludiques. En une décennie, la série n’a jamais baissé en qualité au fil des versions, et ce douzième opus impose le respect, attestant la maîtrise du studio en matière de basketball : beau et très bien modélisé, il présente un moteur physique solide et une animation parfaitement capturée, qui rendent les parties réalistes. Sans concessions sur le gameplay, intuitif et riche, il propose également un mode scénarisé pour les joueurs solitaires, qui les conduira de l’université à la gloire.

SV

[09 nov 2011] Skylanders Spyro’s adventure (Activision - Xbox 360, PS3, Wii, 3DS)

jeu-skylanders.jpgJeu d’action haut en couleurs destiné aux enfants, Skylanders est vendu en pack avec trois figurines. Celles-ci posées sur un socle (inclus), apparaît à l’écran la créature qu’elles représentent, laquelle devient jouable. Des statuettes, vendues séparément, permettent de multiplier les protagonistes et d’accéder à de nouveaux lieux ou armes. Les caractéristiques des personnages étant stockées dans une mémoire interne aux jouets, il est possible de les utiliser sur toutes les versions du titre, un code fourni donnant même accès à un jeu indépendant sur Internet, pour qui ne posséderait pas de console ! Un concept innovant (et lucratif) qui annonce nombre d’échanges dans les cours de récré et de l’attente sous les sapins.

SV

[26 oct 2011] Dead island (Deep Silver / Xbox 360, PS3, PC)

jeu-dead-island.jpgDead island témoigne du regain d’intérêt pour les zombies observé ces dernières années et met en scène des touristes sur une île de rêve, Banoï, envahie d’« infestés » en état de décomposition. Comme dans un Elder Scrolls, l’île est découpée en trois zones ouvertes, la traverser à pied nécessitant plusieurs dizaines de minutes. Au cours de sa progression, le joueur rencontrera de multiples protagonistes qui lui permettront de se livrer à des quêtes secondaires, rallongeant une durée de vie déjà considérable. Empruntant autant au jeu de rôle (évolution du personnage et des armes, exploration, quêtes) qu’au jeu d’action (les salves de zombies, de plus en plus retors au fil de l’aventure, déferlent), il s’avère un hommage réjouissant aux films du genre.
SV

[26 oct 2011] Wobble (Winning Moves / Identity Game)

jeu-Wobble.jpgWobble est un jeu de plateau. Son arrivée à la rédaction nous a poussés à nous pencher sur la santé de ce marché, dans une rubrique traditionnellement dédiée au jeu vidéo.
Sur un plan purement factuel, le site Newzoo révèle qu’en juin 2011 près de 40 % des Français avait succombé à l’ogre vidéoludique, pour des dépenses annuelles de 3,2 milliards d’euros. Une étude Gfk voit même cette population à la hausse et place l’âge moyen des gamers à 33 ans.
Ces chiffres astronomiques pour la première industrie de loisirs n’affectent pas le jeu de société qui, selon Les Echos, présente une belle santé avec 12 millions de boîtes vendues en 2010, pour 240 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Si le jeu vidéo jouit d’une grande exposition médiatique, il n’éclipse donc pas les loisirs historiques qui possèdent un fort taux de pénétration dans nos foyers, lesquels achèteraient en moyenne un jeu de société par an (dixit Yannick, éditeur et blogueur spécialisé).
La réussite des divertissements traditionnels tient à de nombreux critères. Tout d’abord, ils ne nécessitent pas l’apprentissage de périphériques (le succès de la Wii auprès du grand public en atteste, les interfaces complexes rebutent une frange des gamers potentiels). De plus, ils s’adaptent à de larges tranches d’âge, leur permettant ainsi de se livrer à une activité commune. Egalement, ils possèdent une dimension sociale accrue, le nombre de personnes pouvant se regrouper autour d’une partie étant potentiellement élevé. La fortune de titres tels que Les Loups-Garous de Thiercelieux ou Jungle Speed est révélatrice d’un plaisir à s’adonner à une occupation ne nécessitant aucune installation matérielle complexe et ne contraignant à aucune limitation du nombre de joueurs.
Wobble, qui déclare se destiner aux « 6 à 99 ans » et se joue à deux ou à quatre, dispose de nombreux atouts pour trouver son public. Basé sur l’adresse, il consiste à déposer des jetons sur le bord d’un plateau en équilibre pour le faire basculer de sorte à entraîner une boule dans des cibles colorées, selon un ordre défini. Aisé à prendre en main, il propose, tel un Jenga, une belle courbe de progression quand la précision et le doigté deviennent prégnants au fil des parties.
SV

[12 oct 2011] FIFA 12 vs PES 2012

jeu-fifa-12.jpgFIFA 12 (Electronic Arts / Xbox 360, PS3, PC)
PES 2012 (Konami / Xbox 360, PS3, PC)

Populaire et lucratif, le football a rapidement été adopté par le jeu vidéo, sa retranscription évoluant parallèlement aux avancées technologiques. Tout commence dès la fin des années 70 par quelques joueurs uniformément pixelisés se disputant un ballon anguleux. En 1984, Match day (Ocean Software) en propose une représentation plus crédible grâce à des animations alors inédites, quand sa suite apportera une gestion différenciée de la physique des joueurs et de la balle.
Par la suite, quelques développeurs optent pour le réalisme : avec ses deux Kick Off (Anco, 1989) l’Anglais Dino Dini désolidarise la course du ballon de celle des sportifs, rendant ses créations difficiles d’accès mais intenses une fois maîtrisées. Une idée reprise avec succès dans Sensible Soccer (Sensible Software, 1992). Dès lors, on commence à opposer les « simulations » aux titres « arcade » rapides et spectaculaires, à la vision décomplexée du sport. Une énumération exhaustive est ici impossible, mais citons Mexico 86, Football Champ ou Super Sidekicks en arcade.
En 1992, Konami lance Hyper soccer (NES). Développé par son équipe d’Osaka, le jeu ouvre la voie aux très populaires International Superstar Soccer sur Super Nintendo, avant que son studio implanté à Tokyo ne signe Goal Storm sur PlayStation en 1997. Ce jeu en 3D servira de base aux ISS Pro et ISS Pro Evolution, d’une approche plus réaliste que les productions de Konami Osaka et qui trouveront rapidement leur public. Au point que l’éditeur confiera les rennes du football à sa branche tokyoïte en 2001 et renommera la série en Pro Evolution Soccer pour éviter toute confusion.
En parallèle, Fifa International Soccer voit le jour sur Megadrive en 1993. Après quelques volets convaincants, sa qualité baisse la décennie suivante mais Electronic Arts signe une contre-attaque bluffante via un FIFA 08 aussi réussi techniquement que d’un grand mimétisme du sport représenté. L’éditeur amadoue alors une partie des fidèles de la concurrence puis enfonce le clou au fil des ans, prenant la tête des charts, la faute à un virage raté vers la nouvelle génération pour son rival…
Ce qui nous conduit aux itérations actuelles des deux adversaires, à commencer par un PES 2012 qui confirme la reprise en main amorcée l’année dernière, procurant un plaisir immédiat tout en recelant quelques subtilités de gameplay. Bien que le panel d’animations soit trop restreint, quand l’intelligence artificielle des footballeurs et le moteur physique gagneraient à être plus soignés, le titre permet de construire des actions directes et rapides. Rassurant sur le plan ludique, il mériterait toutefois de redresser la barre au niveau de la capture de mouvements et du réalisme.
En face, on pouvait redouter un relâchement d’EA Sports après un FIFA 11 parfaitement huilé, mais force est de constater que l’opus 12 affine encore la maniabilité, tout en prenant le risque de proposer une nouvelle gestion des collisions. Désormais, les corps et le ballon s’entrechoquent avec une exactitude rare. Cette précision physique, couplée à un jeu défensif très complexe mais gratifiant une fois digéré, apporte encore plus de crédibilité à l’expérience et l’impose une nouvelle fois en référence, malgré quelques faiblesses (telles des décisions arbitrales parfois discutables).

SV

[27 sept 2011] El Shaddai: Ascension of the Metatron (Ignition Entertainment / Xbox 360, PS3)

jeu-el-shaddai.jpgEl Shaddai jouit d’une ambition esthétique rare et d’un visuel inouï : de l’aquarelle à l’aurore boréale, la magnificence et la fantasmagorie de ses environnements servent une trame basée sur d’anciens textes religieux. Le jeu, qui alterne phases d’action à caméra fixe et séquences de plates-formes classiques, narre la traque par un prêtre de sept anges déchus du paradis. La mise en scène, portée par une voix off énigmatique, bénéficie d’un décalage typiquement nippon qui n’est pas sans rappeler le brillant Bayonetta. Les combats, dynamiques, auraient gagné à être plus variés quand la maniabilité pêche en précision lors des séquences en 2D, mais ces bémols n’entachent pas une expérience inédite.

SV

[27 sept 2011] Duke Nukem Forever (THQ / Xbox 360, PS3, PC)

jeu-Duke-nukem-forever.jpgQu’en est-il de ce jeu à la gestation chaotique d’une décennie et demie, porté par la nostalgie et le battage médiatique ? Il possède un esprit proche de celui d’un film Grindhouse, au décalage assumé et au sens de la dérision s’adressant à qui en saisira les références (en l’occurrence, celles-ci tournent autour de lui-même). Un titre qui plébiscite l’action linéaire et dont le level design et la technique battent le chaud et le froid, attestant d’un manque d’homogénéité imputable à l’alternance des développeurs. Néanmoins, loin de la révolution attendue jadis, il se tient droit dans ses bottes et se présente comme un représentant correct d’un genre qui a bien évolué depuis sa première sortie.

SV

[27 sept 2011] Ar Tonelico Qoga : Knell of Ar Ciel (Namco Bandai / PS3)

jeu-ar-tonelico.jpgGust nous offre la suite d’une série particulière de jeux de rôle, axée sur les relations qu’entretient le héros avec les Reyvateils, des êtres artificiels ressemblant fort aux humaines — ce peuple étant exclusivement féminin. Le joueur aura droit à son lot de dialogues (65 à 70 % de l’aventure) tantôt niais, tantôt fascinants, souvent bourrés d’humour… ou d’allusions coquines (titre déconseillé aux moins de douze ans). Le tout en anglais. Le reste se partage entre exploration et combats orientés action qui font la part belle aux dévastatrices Reyvateils, une fois assimilées les subtilités de leur rôle. Ce bon divertissement, sans difficulté majeure, reste avant tout destiné aux initiés.

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[27 sept 2011] Transformers 3 : la face cachée de la Lune (Activision / Xbox 360, PS3, Wii, DS, PC)

transformers-3.jpgLe cinéma et le jeu vidéo ont toujours tissé des liens étroits, les licences populaires du premier assurant des ventes conséquentes au second. Un manque d’ambition récurrent est toutefois à l’origine de certains de nos pires souvenirs vidéoludiques, tels que E.T. (1982) ou Superman (1999). Dans le cas présent, le titre suit la trame du dernier film en date et permet de diriger un robot protéiforme. Hélas, les espoirs d’un gameplay renouvelé par ces transformations ne sont pas tenus et l’on se contente d’enchaîner des phases d’action sans génie, portées par une réalisation technique moyenne. Ce produit, néanmoins divertissant, est loin de la flamboyance du Transformers de 2004 (Atari, PS2).

SV

[14 sept 2011] CARS 2 (Disney Interactive / Xbox 360, PS3, Wii, PC, DS /)

jeu-cars-2.jpgSi Cars 2 est l’une des créations les moins fortes du studio Pixar, son univers se prête aisément à une adaptation en jeu vidéo. Avalanche Studios, qui nous avait déjà gratifiés d’un Toy Story 3 de qualité, conforte sa réputation avec ce titre qui reprend, une fois n’est pas coutume, les bases du classique Mario Kart. Toutefois, il ne se cantonne pas à singer de manière passable son modèle, mais dispose d’atouts non négligeables : une réalisation soignée (sur console), une conduite nerveuse et précise, des circuits bien étudiés et surtout un gameplay solide, proposant quelques finesses telles que la possibilité de sauter et de rouler sur deux roues pour mieux appréhender les courbes.
SV

[14 sept 2011] Trinity : Souls of Zill O’ll (Tecmo-Koei / PS3)

jeu-Trinity-Souls-of-Zill.jpgDans un monde heroic fantasy oscillant entre folie, ambition et racisme, naît une histoire de vengeance, mais aussi de solidarité et d’amitié. Suite à une prophétie annonçant sa mort de la main d’un petit-fils, un empereur décime toute sa famille… C’était sans compter sur Areus, descendant rescapé dudit tyran, offrant au joueur anglophone un Action-RPG à l’univers riche et secret à la fois, qui s’étoffera au gré de rencontres au détour d’une taverne, d’une échoppe ou d’une guilde. De multiples quêtes sont proposées au héros et ses compagnons, qui évoluent dans des décors variés et au design léché, dans lesquels les combats s’enchaînent avec aisance, malgré la répétitivité inhérente au genre.
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[14 sept 2011] Operation Flashpoint Red River (Codemasters / PS3, XBOX 360, PC)

jeu-Operation-Flashpoint.jpgLe Tadjikistan, idéalement placé entre l’Afghanistan et la Chine, sert de théâtre à un conflit visant à éradiquer un berceau du terrorisme. Vous êtes un Marine, leader d’une équipe de trois soldats tantôt œils d’aigle (repérage des ennemis), tantôt dépressifs et suicidaires, chaque balle reçue étant potentiellement mortelle. Si les missions s’avèrent accessibles en mode normal avec ses nombreuses aides (checkpoints, boussole, état de santé du groupe…), il en est autrement en version hardcore. L’écran se résume alors à sa plus simple expression : le paysage et votre arme. A vous d’écouter les ordres et de trouver des points de repère pour vous orienter. Un réel trip qui gagne à être joué en ligne.
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[14 sept 2011] Major League Baseball 2K11 (2K Sports / Xbox 360, PS3, PC, DS, PSP)

jeu-major-league-baseball.jpgLe baseball étant mésestimé en France, rappelons ses règles : ce jeu dérivé du cricket oppose deux équipes mal fagotées. Un lanceur, auquel la mastication est imposée, jette une balle en direction d’un batteur adverse chargé de la reprendre avec grâce, tel un sylviculteur landais. Pour marquer des points, les joueurs profitent du vol de la sphère pour se déplacer de base en base dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Une hérésie en Suisse. Possibilités de gestion étendues, modèles physiques et ambiance sonore crédibles, gameplay soigné : tel est le programme destiné aux rares intéressés (en atteste une absence de traduction) de ce sport trop statique pour être vraiment ludique.
SV

[15 juin 2011] Final Fantasy IV - The Complete Collection (Sony PlayStation Portable / Square Enix)

jeux-videos-finalF.jpgA jeu old school, chronique old school ! Final Fantasy IV, signé Squaresoft, vit le jour sur Super Famicom en 1991. Vingt années plus tard, la PSP, reine de l’aventure de poche (en attestent les sorties en 2011 de Tactics Ogre et Parasite Eve 3), accueille un remake magistral et augmenté de deux chapitres de ce monument du RPG 2D, à l’origine d’une innovation majeure pour le genre : l’Active Time Battle, qui dynamise les joutes en introduisant une notion de temps réel, ce système de jeu parvenant même à rendre le levelling amusant. Le scénario, épique, est magnifié par une réalisation sonore et graphique de premier ordre, donnant littéralement une âme à chaque sprite. Un must intemporel.
SV

[15 juin 2011] Crysis 2 (Xbox 360, PS3, PC / Electronic Arts)

jeux-videos-crisis2.jpgEn 2007, Crysis était une vitrine technologique pour le jeu sur micro-ordinateur. Désormais développé simultanément sur des consoles aux capacités moindres (mais bien moins coûteuses qu’un ordinateur surpuissant), Crysis 2 porte les stigmates d’un moteur 3D qui doit faire quelques concessions pour exister sur tous les supports… et soulève un débat au sein de la communauté des gamers. Il s’impose néanmoins comme un jeu de tir à la première personne efficace, à la réalisation léchée, proposant des environnements urbains riches en détails. Fluide, maniable et hautement fun par les pouvoirs cybernétiques dont dispose le héros, il ne devrait finalement décevoir que les joueurs les plus bougons.
SV

[15 juin 2011] Lego Pirates des Caraïbes (Xbox 360, PS3, Wii, PC, PSP, DS, 3DS / Disney Interactive)

jeux-videos-lego-pirates.jpgLe désormais célèbre Jack Sparrow se retrouve « legoifié » dans ce nouvel opus de la série de jeux d’action / aventure, dans lequel soixante-dix personnages sont jouables tout au long de la vingtaine de niveaux, tous basés sur les quatre volets de Pirates des Caraïbes. Nouveauté du gameplay : le compas du capitaine Sparrow, d’un grand secours lorsqu’il faudra trouver des objets enterrés, essentiels à la résolution des nombreuses énigmes. En le comparant aux précédents titres, on pourrait regretter l’extrême facilité des combats à l’épée. Cependant, les fans des films apprécieront l’humour omniprésent, les graphismes somptueux ainsi que les musiques officielles de la quadrilogie cinématographique.
CT

[15 juin 2011] DiRT 3 (Xbox 360, PS3, PC / Codemasters)

jeux-videos-dirt3.jpgA l’origine était la simulation Colin McRae Rally, lancée en 1998 sur PC et PlayStation, et rapidement devenue populaire — notamment son second volet, d’excellente facture. Suite au décès du pilote en 2007, Codemasters a revu sa copie et créé une nouvelle franchise, DiRT : plus débridée et magnifiquement réalisée, elle mise toutefois sur une conduite arcade, à la prise en main immédiate mais moins gratifiante sur le long terme. Ce nouvel opus réemploie la formule de ses prédécesseurs avec quelques nouveautés, dont un mode gymkhana dans lequel il s’agit d’accomplir des figures imposées dans des arènes. Le plaisir est indéniable mais, question réalisme, un Ecossais doit se retourner dans sa tombe…
SV

[31 mai 2011] Portal 2 (Xbox 360, PS3, PC, MAC / Electronic Arts)

jeu-portal-2.jpgAprès l’excellent Portal, sorti en 2008 dans un pack où il n’était alors qu’un jeu bonus, voici la suite tant attendue de ce mélange génial entre FPS (First-person shooter) et puzzle game. Le principe reste le même, simple et efficace : muni d’un portal gun, votre personnage peut créer deux portails dimensionnels — une entrée et une sortie — reliés entre eux. Dans les locaux en ruine d’Aperture Science, vous êtes amené à sauver votre peau avant que tout ne soit détruit. Pour cela, vous devez résoudre les casse-tête imposés par les salles de test de GLaDOS, l’entité qui gère le laboratoire. On retrouve l’humour cinglant du premier opus avec, pour la VF, un grand nombre de références (on entend ainsi parler de gloubiboulga…). Le gameplay s’étoffe au fur et à mesure, grâce à plusieurs rebondissements ainsi qu’à l’apparition de trois sortes de gels différents qui ont chacun leur caractéristique (l’orange permet par exemple d’accélérer). La musique électronique — à la fois oppressante et discrète — colle parfaitement à l’ambiance du jeu.
Le mode « coop » est, quant à lui, non pas un petit plus, mais carrément un jeu entier : des salles de test totalement inédites à résoudre à deux, à fort potentiel migraineux. Car cette fois-ci, ce ne sera pas deux, mais bien quatre portails qu’il faudra utiliser pour atteindre la sortie. Ce mode s’avère ainsi beaucoup plus complexe que la campagne solo, mais n’en est pas moins brillant. Avec une bonne quinzaine d’heures de jeu (solo + coop), Portal 2 est véritablement un petit bijou.
CT

[31 mai 2011] L.A. Noire (Xbox 360, PS3 / Rockstar)

jeu-L.A.-NOIRE.jpgAprès le très réussi Red Dead Redemption, Rockstar récidive avec une aventure vous plongeant dans le Los Angeles des années 40. Vous incarnez un policier du L.A.P.D., qui montera en grade au fil des affaires, ce qui vous amènera à résoudre des enquêtes inspirées de faits réels — comme le célèbre Dahlia Noir. Après avoir inspecté les lieux du crime, vous interrogerez les suspects et, selon leurs réponses, trancherez afin de savoir s’ils disent la vérité ou s’ils mentent, ce qui influera sur la suite du scénario. Le jeu d’acteur déterminera vos choix : en effet, les graphismes sont époustouflants de réalisme et la synchronisation labiale est en parfait accord avec les dialogues.

CT

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