Ventilo n°293
du 8 au 21 février
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Que reste-t-il aujourd’hui de l’abstract hip-hop ? Quelques disques devenus incontournables, et une flopée de producteurs-suiveurs qui cherchent désespérément à insuffler un peu de vie à leur sampler. Dans ce marasme… (lire la suite)
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Ne pas chercher une quelconque corrélation artistique entre les forces en présence : il n’y en a pas. Certes, mais on s’en fout un peu : quand le plateau défendu est d’une telle qualité, pointer les innombrables différences – de style, d’origines… – qui le constituent est secondaire. Car tout oppose Rhythm & Sound de New Flesh… (lire la suite)
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L’équipe de l’Embobineuse repart pour deux jours d’activités terroristes ascensionnelles et accueille notamment Marie-Claire Cordat, la papesse de la performance underground… (lire la suite)
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Avec son dernier album, Identité en crescendo, Rocé a hissé le rap français à un niveau jamais atteint jusque-là. Liberté de ton, liberté de style, rencontre avec une figure à l’avant-garde de la poésie urbaine… (lire la suite)
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Vous avez certainement raison de vous méfier d’un film dont l’affiche indique qu’il se situe « entre A nos amours de Pialat et Festen ». L’attente créée par l’effet d’annonce d’une telle déclaration… (lire la suite)
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Nelson > le 22 au Café Julien
Sheraff > le 24 à l’Intermédiaire
Reverse Engineering + L’Œuf Raide + Kinokik > le 25 au Poste à Galène
Cirkus > le 25 au Moulin
Seb Martel + Mama Ohandja + Tante Hortense > le 28 au Cabaret Aléatoire
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Les séries, c’est toute votre vie : votre héros favori est le beau Dr Shepherd, vous riez et pleurez devant Desperate Housewives, mais, pourtant, lorsqu’on vous dit que « le dernier épisode de la saison 3 de Lost va se terminer sur un cliffhanger de folie ou que la 4 de Nip/Tuck par un arc d’anthologie », vous pigez plus rien et avez envie de vomir. Pas de panique… (lire la suite)
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Le Must de la saison pour tous les amoureux de la littérature. Le célèbre romancier, anthologiste, critique et essayiste Alberto Manguel nous invite à… (lire la suite)
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Phénomène comparable à ce que fut en France la publication du Grand Meaulnes, ce livre culte, unique œuvre publiée d’Harper Lee, est un des plus grands romans de formation jamais écrits, et ses jeunes… (lire la suite)
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Homme fourbe et complexé, renard hâbleur omniprésent, politicien libéral et dangereux, notre néo Napoléon, le petit Sarkozy, vise plus haut qu’il ne l’a jamais fait. En 2007, il veut le siège… (lire la suite)
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Episode répit dans la destinée étonnante et fantastique du Capricorne, ce onzième tome de la série parvient encore à nous surprendre. Surtout par son découpage absolument… (lire la suite)
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L’un des grands maîtres de l’animation SF est français et se nomme René Laloux. Ce grand dessinateur-réalisateur (également peintre et marionnettiste), décédé voilà deux ans, a su mettre… (lire la suite)
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Coffrets de Noël, suite. Parmi toutes les offres, beaucoup ne présenteront que très peu d’intérêt. Celle de l’éditeur discret Why Not (plus connu pour ses activités de producteur) rejoint le haut… (lire la suite)
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Derrière le titre ironique de ce documentaire, qui vise l’un des présidents les plus crétins que la Terre ait jamais porté, se cache le portrait d’un salaud ultime, Karl Rove, stratège qui a fabriqué W. de toutes pièces. Véritable… (lire la suite)
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Un film de transition pour Orson Welles, qui résonne, dans la filmographie du génial réalisateur, d’une façon toute particulière. C’est en effet le début pour lui, après une flopée de films grandioses… (lire la suite)
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Une période décidemment chargée pour Wild Side Vidéo, qui ressort également les grands classiques du grand maître nippon, dans sa collection « Les introuvables », s’imposant en quelques années comme… (lire la suite)
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Le cœur du problème
Marseille change. Très vite. Comme le veulent les Marseillais ? Comme j’avais du temps pour aller au concert, je me suis décidé à y aller à pied par l’avenue de la République. Les travaux avancent pas mal, d’ailleurs, presque finis… Partout des affiches roses qui annoncent le propriétaire américain de la rue. Ici, la ville recherche des franchises « pour élever le taux de luxe du quartier », histoire de répondre à une demande des touristes démunis. Il faut dire qu’entre le Centre Bourse, les Terrasses du Port (13 000 m2 en 2009) et la gare Saint Charles (3 000 m2 en 2007), c’est vrai qu’il y a comme un trou commercial qui fait flipper. La belle ambition annoncée : « quelque chose entre Saint Ferréol et la rue de Rome ». En suivant la ligne de tramway qui est le symbole de ce renouveau, j’ai continué à m’interroger sur l’intérêt de ces transformations : de la Blancarde à Euromed, de Noailles aux Caillols, ce dépensier gadget marketing ne sert en rien la communauté, qui a pourtant d’énormes problèmes de transport. C’est tendance mais… Enfin, c’est en arrivant à la Belle de Mai, destination finale, que l’agression a été la plus violente. De l’autre coté de la ligne SNCF, c’est la boucherie : on rase gratis. Pour faire des espaces verts immenses, des crèches, des équipements de sports et épauler un commerce local vivace qui restera toujours le meilleur lien social… Non, je blague : on construit de très hauts (sept étages) immeubles. Car tous ces liftings sont dirigés vers un seul dessein : faire flamber l’immobilier du centre ville, et le vendre à un paquet de nouveaux blancs prêts à payer plein pot. Plutôt que d’enrichir ta ville, mets y des riches… Plus de quartiers, mais une vitrine de chaînes commerciales sans plus aucune vie, qui rapportera à tous ceux qui sont dans la combine. Qui ? Pas des gens qui habitent Marseille, cette ville qui pue. Une aubaine énorme : le hold-up du siècle !!! L’entourage franc-maçon de la Mairie, qui est au pouvoir depuis 1995, y pense fiévreusement depuis bien plus longtemps. Evidemment, cette réflexion vous paraît bien naïve. Comme tout citoyen français, nous nous sommes fait une raison : ce qui se passe dans notre ville, dans notre région, nous n’en sommes que spectateurs. Et puis, pour les plus avisés et les plus malins, il y a moyen de passer de l’autre coté de la barrière et d’en récupérer un petit bout, alors…Tout se passe ici comme dans ces pays fraîchement développés, dirigés par une clique banquière étrangère : après l’énorme taloche[1] UMP sur la proche banlieue parisienne, c’est notre tour. Point. C’est également ce genre de pensées qui devait occuper la centaine de personnes que j’ai croisées, rassemblées, en passant devant le Comptoir la Victorine. De la même façon que personne ne s’est réellement ému de la disparition de l’Usine Corot, les étrangers — même voisins — n’avaient pas l’air concernés par la vente de ce bâtiment du XIXe à Kaufmann and Broad, « l’un des premiers constructeurs, développeurs de logement en France ». En demandant à des habitants de la Butte Bellevue s’il n’était pas dommage que disparaisse ce lieu qui regroupe entreprises, associations et compagnies artistiques[2], on me répondit que « si, mais bon… » — signe d’impuissance. Les Français sont mûrs : on peut tout leur faire et ils n’aspirent plus, depuis longtemps, à décider. Chose impensable dans toute l’Europe non méditerranéenne, aux USA, en Australie, etc. : nous avons accepté d’être envahis par les affiches publicitaires, les centres commerciaux, les immeubles plus hauts que des arbres et la disparition d’une vie commerciale de quartier. Le développement de la plupart des villes de France s’est effectué dans l’intérêt du plus fort — conseil d’administration des entreprises — et non des plus nombreux — les habitants. La chanson qui accompagne cette monstruosité qui mène chacun à vivre dans des conditions qu’il n’a pas choisies, vous la connaissez : « le plus important, c’est l’emploi et seule la richesse peut en procurer ». Grotesque. Comment en est-on arrivé là ? Tout simplement en ne soumettant pas chaque décision importante au vote du citoyen. Du même coup, on supprime le débat, donc à terme, l’intérêt. A l’extrême opposé, les municipalités françaises, pendant six ans, agissent sans aucun contre-pouvoir : le scrutin est tel que dans tous les scénarios possibles, un seul parti possède la majorité. Les conseils municipaux ? Un simulacre arrogant où tout est décidé d’avance. Allez-y, c’est gratuit. Elections, pièges à cons ? Ben non justement. Mais ici, c’est garanti.
Texte : Emmanuel Germond
Photo : Damien Boeuf
[1] Outil du maçon pour étaler le ciment.
[2] Le Comptoir Victorine, c’est 13 structures, 200 salariés, 4,3 millions d’euros et surtout un îlot d’activité au milieu d’un quartier en difficulté.
Croisé sur scène aux côtés de Nicholson, dont il a produit le premier album, Thomas Luraschi se lance aujourd’hui en solo. Ingé-son de formation, cet auteur compositeur et interprète fait bien : à Marseille, rares… (lire la suite)
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Si vous n’aimez pas les chanteuses qui ronronnent et les mélodies charpentées à la harpe, ce disque n’est pas fait pour vous. Si vous avez gardé par contre une âme d’enfant et adorez… (lire la suite)
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Notre ami nas/im le disait la semaine dernière dans cette rubrique : « remodelée par l’outil informatique, la soul peine à trouver une actualité instrumentale et créatrice. »… (lire la suite)
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Producteur talentueux et tentaculaire, Dj Mehdi sévit depuis dix ans dans l’ombre de 113, Kery James ou Rocé. Quatre ans après (The Story of) Espion, première et géniale trouée solo… (lire la suite)
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Le film commence en noir et blanc. La scène se déroule sur le mont Hébron. Des ouvriers palestiniens brisent la roche pour en extraire des pierres qui vont servir à construire une maison. Chacun armé d’une masse excessivement lourde, ils frappent le sol, à un rythme régulier. Le choc du métal et de la pierre résonne… (lire la suite)
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A l’occasion d’un triple concert réunissant les gouailleurs de Java au rasta jamaïcain Winston Mc Anuff, rencontre avec R-Wan, chanteur du populaire groupe parisien et récent auteur d’un sympathique album solo… (lire la suite)
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Dans Olga, dispositif femme, Fabiola Gonzales nous offre, avec un goût certain du décalage et du jusqu’au-boutisme, une fresque corrosive et « spirituelle ». Une tragicomédie insolite qui oscille entre clown et flamenco rococo… Unique, épique, caustique… (lire la suite)
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Le week-end dernier, les 13es Rencontres d’Averroès donnaient l’occasion de réfléchir sur la Liberté en Méditerranée. Inégale dans sa diffusion, indispensable mais difficile à obtenir, cette notion fait débat parmi les intellectuels des deux rives… (lire la suite)
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La chute des feuilles allant s’accélérant, l’homme à l’orée de l’hiver s’interroge gravement sur sa destinée. Par-delà les saisons, les avancées de la technologie et les accélérations de la société de l’information, toujours plus fulgurantes, ont en quelques années modifié radicalement son mode d’exister et son rapport… (lire la suite)
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Ne tournons pas autour du pot, les premiers échos du show ainsi que son drôle de pitch nous avaient laissés sceptiques : Une jeune veuve sexy échappée des beaux quartiers façon Wisteria Lane… (lire la suite)
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L’objectif d’un éditorial n’a rien de modeste : « Ecoutez bien ma pensée , comme elle est originale, comme elle va vous éclairer… Et éventuellement changer le monde ». Le propos est régulièrement messianique. Mais là, il faut dire qu’il y a de quoi être fier ! Voyez plutôt : jusqu’à mercredi dernier, le monde était dirigé par des vendeurs d’armes… (lire la suite)
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Comme Zadie Smith et Monica Ali, Andrea Levy, née à Londres de parents jamaïcains, explore dans son œuvre les problèmes auxquels sont confrontées les minorités ethniques en Angleterre. Dans ce quatrième… (lire la suite)
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Un dimanche d’été des années 60, Aksel, un ado de quinze ans, regarde pour la dernière fois sa mère le saluer de la main avant d’être engloutie dans la cascade d’une petite rivière. La musique représente le plus beau cadeau… (lire la suite)
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