Ventilo n°300
du 16 au 29 mai 2012
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Comme son nom ne l’indique pas, Architecture in Helsinki nous vient d’Australie. Second album du groupe (le premier n’a pas encore été distribué en France),… (lire la suite)
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Le FRAC propose Partenaire Particulier, une exposition-laboratoire où des « œuvres à spectateur unique » invitent à une expérience en solitaire, à rebours de la tendance progressive à la spectacularisation et au tout événement dans l’art… (lire la suite)
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Les Gascons n’ont pas de bol. Ils auront pourtant tout essayé : distiller une délicieuse eau de vie (l’armagnac), offrir à la France le plus grand de ses Mousquetaires et les meilleurs de ses gallinacés… Rien n’y fait : quand on parle de Gascon, c’est quasi inévitablement pour évoquer une promesse en l’air. Mais que nos amis du Gers se rassurent : ils n’ont pas le monopole de la hâblerie, loin de là. La Mairie de Marseille, par exemple, est passée maître en matière de promesses non tenues. En témoignent ces panneaux qui trônaient encore il y a peu aux alentours de la gare Saint-Charles, annonçant pour « très bientôt » la fin des travaux… Les énormes rats sortis de leurs égouts pour l’occasion en rient encore ! Les rats de bibliothèque rient aussi, mais jaune : que de patience leur aura-t-il fallu avant l’ouverture de la BMVR, maintes fois annoncée, maintes fois reportée. Mais bon, jusqu’à preuve du contraire, les Marseillais sont français — et l’homo hexagonalus maîtrise l’art de la gasconnade avec autant de mauvaise foi que l’ami américain. Son Président, bien qu’originaire de Corrèze, a quasiment bâti sa carrière dessus : la liste de ses engagements restés lettres blanches est bien longue, mais sa seule promesse de réduction de la fracture sociale suffit à lui assurer son titre de Roi de Gascons. Même si, en un sens, il ne fait que représenter un monde occidental qui crée du désir pour assurer l’hégémonie de son système (économique) de pensée. Or qui dit désir, dit pub. Qui dit pub, dit manipulation. Et qui dit manipulation, dit promesses de Gascon. Illustration avec la grande mode des alicaments, ces produits alimentaires censés soigner : c’est juré, si vous avalez le petit-lait d’une grande marque, vos bonnes bactéries tueront les mauvaises ! Idem avec ces cosmétiques qui « nous Claudia Schiffer », comme le chantait Souchon : si vous appliquez cette crème, vous paraîtrez dix ans de moins ! Si vous enfilez ce collant, vous perdrez cinq centimètres de tour de cuisse ! Plus fort encore, ces miracles produits par une canne à pêche, l’Instant Fisherman, qui va jusqu’à renforcer les liens familiaux… Sans parler du voyant du coin, qui promet le retour de l’être aimé à coups de petits papiers ! Et puis il y a aussi les Gascons malgré eux, ceux qui promettent en toute bonne foi, persuadés qu’ils vont faire ce qu’ils ont dit : ceux qui promettent seize pages et n’en livrent que douze par exemple. Avec ceux-là, ce qui est pas mal, c’est qu’ils présentent des excuses. Dont acte.
Texte : CC
Phtoto : Karim Grandi-Beaupain
De retour sur leurs terres, les Cowboys sortent un cinquième album qui tombe pile-poil pour rappeler à la jeune garde, s’il était encore besoin, leur constante propension à lui faire mordre la poussière. Six cordes suffisent toujours au desperado Basly pour calmer les plus ardents, quand ses mercenaires continuent de faire parler la poudre en cadence, juste derrière lui. Car pour… (lire la suite)
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Même le Financial Times, autant dire la Bible du libéralisme, se le demande : « à quoi sert la croissance si elle ne rend pas heureux ? » Cette sacro-sainte croissance, portée aux nues par l’Occident car prétendu remède à tous les maux (chômage, financement des retraites et de l’assurance maladie…), a fait son temps : pas viable, est-elle seulement souhaitable ? Pourquoi pas la décroissance soutenable ? Loin d’un concept fumeux, la notion chère à Pierre Rahbi possède des arguments de poids, à la fois écologiques, politiques et économiques. Arguments que se propose de détailler le MAPIC (Mouvement d’Appel Pour l’Insurrection des Consciences) ce mercredi dès 20h à l’Equitable Café. Pour illustrer ce petit cours d’économie gratos, l’équipe du café de la rue de la Loubière propose aussi, vendredi à 21h, la projection du film culte de Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch, L’An 01. Une comédie qui, en 1973, dénonçait déjà les méfaits de la surconsommation au nom de la croissance à tout prix, en prenant appui sur la plume acérée et les crayons bien affûtés des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo. Incisif ! Rens. 04 91 48 06 62
Puisque cette semaine semble marquée par le sceau du culte, profitons-en pour signaler une autre projection gratuite, proposée par le sur-actif Kinotone lundi prochain à la Maison hantée (20h), dans le cadre des apéros… El Culto Screen. Réalisé en 81, La grande escroquerie du rock’n’roll nous plonge dans l’univers déglingué des Sex Pistols, entre les crises de delirium tremens récurrentes du manager Malcom McLaren et les convulsions scéniques d’un Sid Vicious interprétant pour la première fois My Way en public. Culte, on vous dit.
Après une mémorable attaque du petit train dans le Panier, Marc Boucherot expose Mobile Road Movie Sound System au Variétés jusqu’au 28 février. Il s’agit, une fois encore pour cet artiste marseillais parmi les plus singuliers, d’investir l’espace public pour y créer des zones indépendantes des échanges commerciaux « qui ne nécessitent pas (son) aide ». Il vient de rentrer de la Triennale de Canton, où il a voulu inviter les gens du marché local à venir vendre leurs produits au musée. Il y a travaillé avec des artisans à transformer une moto en cinéma ambulant, magasin de DVD pirates et karaoké (grand succès au vernissage de l’expo), à l’image de celles qu’on trouve partout dans l’économie parallèle chinoise. Le Variétés accueille aussi les sept cents photos des habitants du village de Nanling « à qui (il a) demandé de (lui) tirer dessus avec un gros pistolet en plastique » — histoire d’éviter la fausse neutralité de la photo documentaire. Le tout relayé par l’ouverture d’un restaurant équitable, Chez Nono & Co (85, av. de la Capelette, 10e, tél. : 04 91 78 90 69). Rens. www.tvbien.com
Le GMEM nous amène du côté du Japon avec L’étirement du temps jusqu’au 3 mars. Un pays qui évoque tour à tour l’image zen d’un temps fait de lenteur et l’ultra-modernité de ses villes. Mercredi et jeudi à 19h, l’association Polly Magoo diffusera des films rares s’aventurant dans les territoires sensoriels les moins balisés, allant des figures historiques du cinéma (Chris Marker) jusqu’à l’art contemporain (Dominique Gonzalez Foerster). Les concerts démarrent mardi avec Bertrand Dubedout (avec une pièce inspirée d’un rituel bouddhiste), pour continuer avec Jean-Luc Gergonne (qui mélange le public aux musiciens, et propose une pause thé), Tôru Takemitsu (« le plus célébré des compositeurs japonais ») et une nouvelle œuvre de Laurent Martin. En parallèle, signalons que les excellentes éditions Musica Falsa démarrent la collection Fictions avec l’écrivain Pierre Parlant, invité ce samedi pour une lecture à l’Odeur du Temps avec Emmanuelle Bayamack-Tam et Olivier Domerg. Rens. www.gmem.org
Entre deux concerts dans sa ville d’adoption, une résidence à la Friche et la sortie de son album, David Walters aurait pu nous dire « Awa ». Mais les qualités humaines de cet artiste accompli en ont décidé autrement, une fois encore… (lire la suite)
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Dés l’introduction, Houston Swing Engine démontre qu’il maîtrise le stoner-rock, par le biais d’un instrumental de plus de quatre minutes qui n’est pas sans rappeler le suicide commercial de Karma To Burn… (lire la suite)
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Recette Coscarelli du film culte. Commencez par préparer un scénario bien barré. Prenez deux mythes américains, Elvis et JFK par exemple. Equipez le premier d’un déambulateur et d’une excroissance mal placée. Teintez le second en noir et persuadez-le que Castro et Lyndon Johnson en veulent à sa peau… (lire la suite)
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L’ivresse du pouvoir marque une nouvelle étape dans la collaboration entre Claude Chabrol et Isabelle Huppert, commencée en 1978 avec Violette Nozières. Pour ce cinquante-quatrième film du réalisateur français, un constat s’impose… (lire la suite)
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Incontrôlable (lire la suite)
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Le fil conducteur de cette compilation est la célèbre maxime du poète noir-américain Gil Scott-Heron : « The revolution will not be televised », déclinée en douze titres… (lire la suite)
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S’il fallait encore une preuve de l’actuelle vitalité de la scène canadienne, le troisième album de Broken Social Scene remplirait l’office à merveille. Non content de rassembler quelques-uns des plus brillants… (lire la suite)
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Voilà déjà quelques années que les membres du Dead Pop Club portent haut l’étendard d’une pop-punk, plutôt décomplexée au regard de l’intransigeance du microcosme punk dans lequel ils évoluent souvent… (lire la suite)
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A la sortie de leur premier album, Side effects (produit par le magicien de Morr, Mario Thaler), Alex Brovelli et Virginie Krupa s’étaient attiré les faveurs de la presse spécialisée, trop heureuse d’avoir (enfin) trouvé un équivalent hexagonal aux rêveries…(lire la suite)
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Les vacances, donc. L’occasion idéale de (re)découvrir la flopée de petites structures opérant dans le champs “Jeune public”, théâtres qui, bien souvent, ne se contentent pas de faire vibrer les minots. Progéniture ou pas, on se délectera toujours des audacieuses créations du Badaboum et de l’éclectisme qui règne au Massalia. Cette semaine par exemple, on ira pousser avec curiosité les portes du poétique palais impérial chinois de Marguerite Yourcenar, histoire de savoir Comment Wang-Fô fut sauvé. Ou alors on courra à la Belle de Mai sur les conseils de la compagnie Prise de pied : elle y fait son cirque, à coups de « portés acrobatiques saupoudrés de quelques notes d’accordéon ». Bien d’autres surprises sont réservées à ceux qui restent : le Têtard, la Girafe et la Baleine ne chôment pas, le Divadlo ne « bulle » pas non plus, et le Carpe Diem applique sa devise à la lettre… Rendez-vous en pages Agenda !
Les vacances, bis. Pourquoi ne pas profiter du relatif calme ambiant pour arpenter les rues de la ville à la découverte de son architecture ? C’est ce que propose le Périph’Bus, qui part ce samedi en balade aux alentours de la Conception, où il explorera les arcanes souterrains du métro (rens. 04 91 47 87 92). Et si la théorie vous botte plus que l’empirisme, précipitez-vous au bistro archi organisé mercredi soir par l’association Möbius au Courant d’air café ! Il y sera question des rapports entre architecture et immigration — un thème d’une actualité pour le moins “brûlante”.
Toujours d’actualité également — hélas —, les Restos du Cœur ont ouvert leur vingtième campagne sur un constat alarmant : 6 % de la population française vit en-dessous du seuil de pauvreté. On se demande parfois dans quel pays (et à quel siècle) on vit pour que 3,5 millions de personnes crèvent la faim… Un pays où les initiatives privées prennent heureusement le relais d’une assistance publique défaillante. Dont acte : la section départementale des Restos organise à Vitrolles un « Week-end du Cœur » destiné à récolter des dons (40 % de ses ressources). Au menu samedi : tournois sportifs en journée et comédie musicale (Les ados du cœur) le soir. Dimanche : une course sur le Parc Griffon dès 8h du mat’ — quand on a la chance d’être bien portant, on en fait profiter les autres ! Rens. et inscriptions, Courir en France : 04 91 49 04 58)
Alors que des noms commencent à circuler concernant la prochaine direction du Musée d’Art Contemporain et que le programme d’expos de l’ex-directrice Nathalie Ergino suit son cours, l’auditorium du musée semble s’activer progressivement. En janvier, le ciné(mac) proposait ainsi une programmation cinéma et des débats autour de Robert Filliou. C’est au tour de Matthew Barney de faire l’actualité avec le cycle Cremaster. L’artiste américain continue de diviser les critiques d’art : génie qui renouvelle l’univers des mythes avec les moyens mêmes du spectacle cinématographique ou pompier contemporain plongé dans des références métaphysiques à l’inconscient ? Pour vous faire votre propre idée, rendez-vous au (mac) jusqu’au 28 février.
Des nouvelles et un erratum : le Château de Servières attend encore la décision judiciaire prévue le 28 février concernant la liquidation ou la continuation des activités de son centre social (auquel est intégré la galerie d’art contemporain). La bonne adresse pour envoyer vos lettres de soutien à la galerie est chateau-servieres@9online.fr
Après l’ovni Love Zoo de Félix Ruckert, l’Espace Culture présente, cette semaine, la biennale des jeunes créateurs côté scène. L’occasion de découvrir celles et ceux qui envisagent l’avenir de la création dans le sud de la France… (lire la suite)
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Les vacances arrivées, les cultureux se trouvèrent fort ennuyés. Personne au téléphone, rues désertes, public parti skier… Seuls quelques créateurs d’Europe et de Méditerranée, ainsi qu’une poignée d’artistes, avaient choisi de rester… (lire la suite)
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L’intégrale Yannick Bellon
Le village des damnés
La fille à la valise
Chut ! Chutes
The Black Torment
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Gaffe : ce disque fout les jetons. Et le problème, c’est qu’on y revient irrémédiablement. Il y a quelques années, en pleine explosion punk-funk, nous avions scotché sur le premier album de ces New-Yorkais arty,… (lire la suite)
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A la fois personnage d’un road movie tourné sous le soleil californien et fan ultime de la pop sombre et suicidaire des annés 80, Denis Brun dessine un autoportrait au Centre d’Art Contemporain d’Istres, où des identités opposées sont réunies dans une créativité schizophrène… (lire la suite)
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Vingt ans de techno, et une bonne nouvelle : ses enfants prennent la relève. Pour l’emmener ailleurs, après des années de tâtonnements, après ce fameux réveil allemand qui mit quand même une décennie à s’extirper de sa mécanique minimale… (lire la suite)
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Dans le département indépendant des mastodontes du milieu éditorial, la collection Expresso de Dupuis est, à l’instar d’autres collections de calibrage similaire (1), l’une de celles qui s’en sortent le mieux… (lire la suite)
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On avait pris l’habitude, ces dernières années, de lire du Peyraud pour retrouver avec un peu de nostalgie nos histoires sentimentales. Certains albums ont été de réelles réussites (Grain de beauté, par exemple, aux éditions Treize Etrange) et d’autres simplement des BD légères et plaisantes à lire (la série Premières chaleurs chez Casterman)…
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Après Johnny Cash-les disques, voici Johnny Cash-le film. Soit l’itinéraire sinueux d’une grande figure de la musique folk américaine. Avec une matière première aussi riche et un personnage aussi emblématique, le projet était prometteur. Toutefois, James Mangold réussit l’exploit de nous livrer un film plat et vide…(lire la suite)
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